samedi 24 janvier 2009

VENUS KHOURY GHATA - SEPT PIERRES POUR LA FEMME ADULTERE

VENUS KHOURY GHATA -SEPT PIERRES POUR LA FEMME ADULTERE

RESUME

Noor se sent aussi sèche que les feuilles flétries qui collent à ses semelles, que son puits déserté par l'eau. Elle s'alimente le moins possible, ne fait plus de feu pour chasser le froid accumulé sous sa peau, s'attache à ne rien modifier autour d'elle. Ils viendront accompagnés d'enfants et de chiens teigneux qui s'en prendront à sa chèvre utile pour le repas traditionnel prévu d'avance. Ils mangeront après avoir lancé les sept premières pierres appelées les salvatrices. Sept, répète-t-elle en s'aidant de ses doigts. Sept, comme les jours de la semaine, comme les cailloux qui fixent le toit de la réserve. Sept pierres pour fêler sa tête comme une grenade mûrie au soleil de l'été.
Dans un village aux portes du désert, Noor attend son châtiment : coupable d'adultère et condamnée par une fatwa, elle doit être lapidée. Sur la place, les pierres sont déjà prêtes. Noor n'imagine pas pouvoir se soustraire à la justice et aux traditions ancestrales : elle doit payer pour sa faute. C'est compter sans l'intervention de l'étrangère, une Française au service d'une mission humanitaire qui, pour la sauver, déploiera des trésors d'énergie et de volonté... Formidable conteuse, Vénus Khoury-Ghata brosse les portraits de femmes au destin tragique, déchirées entre le respect de la tradition, l'aspiration à la liberté et le droit à l'amour et au plaisir.

MON AVIS
Ce roman m'a enchanté de par sa finesse et sa poésie d'écriture qui retranscrit parfaitement la sensibilité féminine.C'est l'expérience d'une femme travaillant pour une ONG au sein d'un village (l'humanitaire) d'Afghanistan (on supose au vu des descriptions), qui va tenter de sauver la vie de Noor, une femme violée, qui doit être selon leurs coutumes : lapidée.

L'humanitaire, avec ses croyances et sa culture, ne s'aperçoit qu'en sauvant la vie de cette femme, elle en tue une autre : celle de son amie Amina, qui l'aide au Centre de soins.Car pour le village, même violée, l'honneur ne sera sauf que quand une femme aura subit le châtiment. Noor se révèle enceinte, elle arrive à l'accouchement, pour finalement donner cet enfant à l'humanitaire, qui elle n'en a pas.

Car malgré leur analphabétisme, elle a bien compris pourquoi l'humanitaire est dans son village: pour panser des blessures sentimales.Il ressort de toute cette histoire, qu'Amina, devenue folle, meurt lapidée; Noor accouche et retourne au village et l'humanitaire devient mère par le don de l'enfant de Noor.On ressort de ce roman avec un sentiment d'humilité, de tristesse, et d'impuissance face à ce pays en désolation, et face à ces moeurs horribles et à une condition de la femme épouvantable.

MA NOTE : 5/5

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