dimanche 28 mars 2010

CHRIS CLEAVE - ET LES HOMMES SONT VENUS

CHRIS CLEAVE - ET LES HOMMES SONT VENUS
RESUME :

« Et les hommes sont venus est un livre extraordinaire ,tellement exceptionnel qu’on en a la chair de poule.  C’est un roman incroyable – horrifiant mais désopilant, tragique mais tonique, merveilleusement divertissant et remarquablement intelligent. J’espère que vous l’aimerez autant que moi. » Ce coup de cœur de l’éditrice anglaise a été largement partagé par la presse, unanime et tout aussi dithyrambique, aux États-Unis et en Grande-Bretagne. Et en résumer l’histoire ne donne qu’une faible perception de ce tour de force littéraire :
Pour sauver leur mariage, Sarah et son mari Andrew partent en voyage au Nigéria, mais sur une plage un événement inattendu les oblige à prendre une décision fatale qui va faire basculer leur vie. Sarah et Andrew font la rencontre d’une Nigérienne de seize ans, Petite Abeille, qui tente de fuir avec sa sœur les hommes qui ont décimé leur village. 



MON AVIS :
Un roman a deux voix : celle de Petite Abeille et celle de Sarah. Chacune raconte sa vision des faits et essaye de se reconstruire après avoir vécu l'horreur ( le viol et la mort, le suicide). 
Un secret les relie, que nous découvrons au fur et à mesure de la lecture, 
C'est  pour moi, l'histoire de deux continents qui se découvrent ,se rapprochent, et se lient.
Un beau roman porté par une belle écriture, qui est tout en sentiments et en émotions où chacun assume les choix de sa vie mais également les difficultés d'un étranger à s'adapter à un nouveau pays, avec le changement de culture que cela implique.
Une belle lecture, rythmée, et intéressante.


Une belle découverte grâce à Blog O Book et aux Editions du NIL, que je remercie.



FLORINA ILIS - LA CROISADE DES ENFANTS

FLORINA ILIS - LA CROISADE DES ENFANTS


RESUME :
L'histoire commence un matin, sur le quai d'une gare, quand un groupe d'enfants part vers la mer Noire, en colonie de vacances.
Stoppé en pleine campagne par les écoliers, leur train ne parviendra pas à destination. Aidés par Calman, " Tsigane blond à peau blanche ", les enfants vont y organiser leur propre vie devant des troupes spéciales déconcertées et des médias avides de nouvelles sensationnelles. Ce qui n'était au départ qu'un jeu pour les enfants, prêts à en découdre avec le monde réel ou virtuel des adultes, devient une véritable affaire d'Etat.

On évoque la présence d'un groupe de terroristes voulant déstabiliser le gouvernement ; on pense par la suite à des malfrats, des trafiquants en tout genre - hypothèse encouragée par l'arrivée massive d'enfants des rues sur les lieux, qui demandent la liquidation des orphelinats et des foyers d'accueil. Les médias, la police, l'armée, les professeurs ou les parents, la société entière, semblent incapables, pour un temps, de mettre fin à la " croisade des enfants ", qui exigent le respect de leurs droits et de leurs libertés.
L'issue sera précipitée dans une confusion générale et nul ne sortira indemne de cette aventure où le burlesque le dispute au tragique. Ecrit par un auteur doué d'une indéniable grâce littéraire, La Croisade des enfants est une fresque du chaos postcommuniste roumain, confronté à ses propres dilemmes : enfance et jeunesse déboussolées, progrès et adaptation, politique et corruption, innocence et compromis...

La Croisade des enfants a reçu de nombreux prix littéraires, dont le prestigieux prix de l'Académie roumaine.
                                                                                                                 
MON AVIS :
Un roman particulier et intéressant, par son nombre de pages (495) et un récit sans point, tout en virgules.
Pour moi, l'auteur a voulu donné du souffle, un rythme rapide, soutenu, fort,  à cette histoire.
Une histoire racontée du point de vue de plusieurs personnages et qui narre la condition des enfants orphelins roumains.


C'est une grande aventure que vont vivre ces enfants, qui par l'étincelle de Calman, vont arrêter le train, et semer la confusion dans les rôles habituels :enfants-parents-professeurs.
C'est également, des chroniques individuelles que nous suivons, avec une galerie de personnages très différents (tziganes, professeurs, politiciens, etc).


Une écriture pas toujours facile à lire, du fait de l'absence de points, mais finalement on s'y fait, et on suit l'histoire jusqu'à la fin en se disant, que c'est bien écrit et que les points ne nous ont pas manqué.


Une belle découverte grâce à Guillaume de Babelio et l'opération Masse Critique et aux Editions des Syrtes, que je remercie.



dimanche 21 mars 2010

LUC DOYELLE - C'EST AU PIED DU MUR QU'ON MANGE DES MERLES

LUC DOYELLE - C'EST AU PIED DU MUR QU'ON MANGE DES MERLES

RESUME :
L'effet papillon... décembre 2004, l'Indonésie est balayée par un tsunami d'une puissance phénoménale.
Six mois plus tard, Luc Doyelle observe, dans son jardin, le battement d'ailes d'un papillon. C'est la révélation.
Dans ce nouveau roman, nous verrons comment Lucius, d'un placard à un autre, va bouleverser des pans entiers de son univers, au point de mettre en péril l'existence même de l'Amie.
Chacun de ses choix sera lourd de conséquences.
Après l'accueil chaleureux réservé aux "Liaisons presque dangereuses", Luc Doyelle met en scène à nouveau ses personnages fétiches dans un scénario endiablé qui fait la part belle à l'humour.



MON AVIS :
Un roman distrayant, comme un rire de printemps. L'auteur sait tourner en dérision et en finesse,les évènements de la vie quotidienne. Que ce soit des soucis ou du bonheur, l'auteur les transforme en un tourbillon de gaieté. Nous suivons notre héros Luc, dans son retour sur lui-même, à travers son placard, où il se revoit jeune, avec la vie qu'il aurait pû avoir, et le réel avec sa vie actuelle.
Chaque page est remplie d'humour et on rit tout le temps, de par les situations cocasses, les métaphores, les retournements de situation. 
A lire, pour se détendre et rire !



MA NOTE :5/5

samedi 6 mars 2010

MARTA MORAZZONI - L'INVENTION DE LA VERITE

MARTA MORAZZONI - L'INVENTION DE LA VERITE


RESUME :
C'est sans doute le fil d'Ariane qui sous-tend le roman de Marta Morazzoni. Alternant la création, par une reine et trois cents brodeuses, de la tapisserie de Bayeux, chef-d' oeuvre anonyme du Moyen Age, et la visite - sans doute la dernière - de John Ruskin à la cathédrale d'Amiens, l'auteurconstruit une trame faite de correspondances. Et à côté de la reine et du critique, deux personnages secondaires, silencieux et pourtant essentiels, veillent et agissent : George, le domestique de Ruskin, et Anne Elisabeth, une Amiénoise, brodeuse de talent.


MON AVIS :
Un récit calme, feutré, tout en finesse et en art.Des chapitres courts qui s'alternent entre la création de la tapisserie de Bayeux, par une Reine et les 300 brodeuses qu'elle a réussi à faire venir de leur plein gré,de tout le pays, pour participer à cette oeuvre grandiose. Et l'analyse historique de la cathédrale d'Amiens, ville dont est originaire la seule brodeuse ayant le même talent que la Reine; par Ruskin.


L'écriture est belle, il n'y pas d'intrigue, de suspens, mais j'ai été charmée par cette sérénité et cette beauté qui émane du récit. On ressent le tissu entre les mains des brodeuses, on vit les broderies de navires voguant sur les flots et on revit toute l'Histoire de la cathédrale Amiénoise.


Une très belle découverte et l'avis de "Livre et Plus", qui m'a donné l'envie de le lire http://meria.canalblog.com/archives/2009/11/10/15754252.html


MA NOTE:3/5

mercredi 3 mars 2010

SUZANNE COLLINS - HUNGER GAMES


SUZANNE COLLINS - HUNGER GAMES

RESUME :
Les Hunger Games ont commencé.
Le vainqueur deviendra riche et célèbre.
Les autres mourront...

Dans un futur sombre, sur les ruines des États-Unis, un jeu télévisé est créé pour contrôler le peuple par la terreur.
Douze garçons et douze filles tirés au sort participent à cette sinistre téléréalité, que tout le monde est forcé de regarder en direct. Une seule règle dans l'arène : survivre, à tout prix.


Quand sa petite soeur est appelée pour participer aux Hunger Games, Katniss n'hésite pas une seconde. Elle prend sa place, consciente du danger. À seize ans, Katniss a déjà été confrontée plusieurs fois à la mort. Chez elle, survivre est comme une seconde nature.



MON AVIS :
Une lecture qui au départ me rebutait car Hunger Games signifie "Les jeux de la faim".
C'est donc l'histoire des Arènes romaines dans le futur.
Deux adolescents (homme et femme) sont tirés au sort dans chaque district de ce futur et le survivant de ces jeux sera le vainqueur. Mais pour survivre, il faudra éliminer les autres.
C'est cette part de violence qui m'a rébutée.
Mais, quand j'ai suivie Katniss et Peeta dans l'Arène, j'ai oublié mes pensées et les ai suivis pour survivre sans violence. J'ai vécu leurs aventures, leurs souffrances, leur joies, avec eux.
Le suspens, l'aventure, les sentiments, l'incroyable est là et on n'arrive plus à se détacher de leur histoire.
On se retouve accroché au roman et à ne plus vouloir que l'histoire s'arrête.
Un excellent roman qui n'est pour moi, ni de l'anticipation, ni de la science-fiction, ni de la fantasy mais de l'aventure.
L'adaptation cinématographique est en cours de réalisation concernant ce tome 1, qui fait partie d'une trilogie.


MA NOTE :4/5

 RESUME : « Ici, soigner c’est prescrire. La confiance n’est pas un enjeu fondamental. La confiance est entre les mains des murs, des portes...