samedi 30 juillet 2011

JOYCE CAROL OATES - VIOL, UNE HISTOIRE D'AMOUR

JOYCE CAROL OATES - VIOL, UNE HISTOIRE D'AMOUR
RESUME :
Ils étaient cinq. Ivres, camés. L'ordinaire de leurs samedis soir, quoi... Peut-être encore plus excités ce samedi-là, au soir du 4 juillet, la fête nationale. Vers minuit, la belle Tina Maguire a eu le tort de couper court à travers le parc pour rentrer plus vite chez elle avec sa gamine Bethie, 12 ans. Ils l'ont laissée pour morte dans le hangar à bateaux. Une tournante comme on n'ose pas en imaginer. Une abomination à laquelle a assisté, réfugiée derrière un tas de vieux canoës, la petite fille. Qui a pu finalement se traîner jusqu'à la route pour appeler au secours, et a sauvé ainsi sa mère. Sauvé ? Pas des griffes d'avocats de haut vol, ni de l'incompétence des procureurs, ni des propos de certaines bonnes âmes: elle l'a bien cherché... en fait elle l'a cherché tout court. Ça lui pendait au nez... Elle risque désormais de mourir vraiment, Tina. Et Bethie ne peut que prier pour l'intervention miraculeuse d'un ange vengeur. Justement il est là, dans l'ombre. Un flic épris de justice. Épris tout court. Le héros silencieux d'une histoire d'amour peu banale, racontée avec une éblouissante violence par une Joyce Carol Oates à son meilleur.


MON AVIS :
Un roman fort, éprouvant et dur.
Une écriture incisive, directe, qui ne laisse pas de doute.
Des personnages bien campés, chacun avec leur rôle propre.
Une montée en pression progressive qui étouffe le lecteur, par la colère qui monte en nous suite à la présentation du procès.
La deuxième partie, nous permet de relâcher prise, et de deviner à des distillations de détails, qui effectue le justicier afin de libérer Tina de ses démons et des ses violeurs, et d'aider Bethie à panser ses blessures pour envisager sa vie d'adulte.
C'est un roman court mais éprouvant par le sujet abordé, par le déroulement du procés, par la justice effectuée, par le style de narration : court et incisif. Cela tient en haleine le lecteur, et tient la pression, pour continuer la lecture et comprendre l'"après" et regretter l"'avant".
En conclusion, une lecture faisant l'effet d'une bombe qu'on aimerait bien trouver avant son explosion.


Quelques citations :
"La plupart des gens qu'on rencontre ne vous font pas grande impression.Certains, c'est le contraire. Même si vous ne les revoyez pas, si vos routes ne se croisent plus."
"Ni l'un, ni l'autre ne sourirent. Mais Dromoor remarqua le regard qu'ils échangeaient, un regard indiquant une entente subtile, du respect."
"Dromoor sut dès le départ que les choses se passeraient mal pour l'accusation".
"Oeil pour oeil, dent pour dent".


MA NOTE : 4/5

2 commentaires:

  1. Bonjour Sophie,

    J'ai un Joyce Carol Oates chez moi, que je n'ai pas encore lu "L'une blanche, l'autre noire". Occasion pour moi de découvrir cette romancière américaine. Amitiés, MIC.

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  2. @Mic:Je ne connais pas ce titre, mais à ce qu'on en dit, il doit être bien.J'ai hâte de lire ta critique.

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