mercredi 28 mars 2012

SALON DU LIVRE 2012

Le Salon du Livre 2012 s'est tenu du 16 au 19 Mars 2012 à la Porte de Versailles, de Paris.


Pour les lecteurs, c'est une malle aux trésors littéraires et aux découvertes.
Cette année, le Japon était à l'honneur dans un superbe pavillon.
Et Moscou était la ville invitée.


Après avoir déambulé dans les allées au gré des stands et des tentations livresques, voici le résultat de ma moisson livresque :


Okamoto Kido pour Fantômes et Samouraïs
Un jeune journaliste très curieux du siècle passé et de ses histoires de fantômes interroge le vieil Hanshichi, qui lui raconte quelques-uns de ses exploits de détective dans le Japon du XIXe siècle. A l'âge de dix-neuf ans, il se distingue pour la première fois dans l'affaire de la Lanterne de pierre, où il peaufine sa méthode de déduction à la manière de Sherlock Holmes. Beaucoup d'autres mystères suivront, tous élucidés avec le brio et la bonhomie qui le caractérisent. Mais Hanshichi ne se contente pas de raconter ces histoires de maison de samouraï hantée, de voleur de kimono, d'incendie, de meurtre, d'esprit vengeur, d'amours clandestines, de moine bouddhiste corrompu. Il y ajoute force détails sur la vie dans le Japon traditionnel, les croyances, les saisons, les façons de s'habiller, et sur une foule de personnages aux petits métiers divers et variés. A la fin de ces quatorze énigmes, le lecteur connaît une bonne partie des coutumes de l'époque et s'est pris d'affection pour cet enquêteur tellement doué et sympathique.


Yukio Mishima pour La mort de Radiguet (nouvelle en français et japonais, et gracieusement offerte par Gallimard - Gibert Joseph.


Bernard Enjolras pour Mauvais sorts dans le Trégor
En l'an de grâce 1352, le chevalier Gicquel du Chastel, Vicomte de Kérianégan, lançait une terrible malédiction à l'encontre de son épouse Adelice.
Le lendemain, cette dernière était retrouvée sur son lit, sans vie, dans sa chambre fermée de l'intérieur. Plusieurs siècles plus tard, cette malédiction serait-elle encore un danger pour les habitants du manoir ancestral ? En effet, au cours d'une belle nuit de printemps, la mort vient à nouveau y frapper. Sans l'avoir désiré, Bernie Andrew, auteur de romans policiers à succès et détective amateur à ses heures, est mêlé à ces tragiques événements.
Son mode de raisonnement cartésien saurait-il se satisfaire des explications irrationnelles que d'aucuns avancent ? Chacun sait qu'il peut se révéler un excellent limier. Alors, si fantômes il y a, ils n'ont qu'à bien se tenir...




Gaëlle Josse pour les Heures Silencieuses
Delft, novembre 1667. Magdalena Van Beyeren se confie à son journal intime. Mariée très jeune, elle a dû renoncer à ses rêves d'aventure sur les bateaux de son père, administrateur de la Compagnie des Indes orientales. Là n'est pas la place d'une femme... L'évocation de son enfance, de sa vie d'épouse et de mère va lui permettre l'aveu d'un lourd secret et de ses désirs interdits. Inspiré par un tableau d'Emmanuel De Witte, ce premier roman lumineux, coup de coeur des lecteurs et de la presse, dessine le beau portrait d'une femme droite et courageuse dans le peu d'espace qui lui est accordé.
MON AVIS (29/04/12) :
En partant  d'un tableau d'Emmanuel de Witte, peintre hollandais du 17e siècle (Intérieur avec une femme jouant de lépinette (en couverture), on plonge dans le quotidien d'une femme de la bourgeoisie flamande du 18ième siècle.. 
Un roman court mais fort car il retranscrit les émotions et les sentiments de Magdalena.
On y suit son journal et sa vie quotidienne de sentiments, ressentis, de mère, épouse, tout au long d'un mois.
Une lecture agréable pour un portrait de femme dans la société du 18 ième siécle.






Giancarlo De Cataldo pour Les Traîtres 

1844 : dans la péninsule italienne partagée entre le royaume de Sardaigne et du Piémont, les provinces du Nord aux mains des Autrichiens, le centre occupé par les Etats du pape et le Sud, Sicile comprise, sous la férule réactionnaire des Bourbons de Naples, un désir d'unification et de démocratie monte de toute la société. Cette année-là, en Calabre, une expédition de partisans se heurte à l'indifférence des paysans qu'ils voulaient soulever, à la répression bourbonienne et à la trahison du bandit Calabrotto. Le jeune Lorenzo di Vallelaura, noble vénitien déserteur de l'armée autrichienne, arrache au bûcher Striga, une sorcière muette, génie des nombres qui sera pour toujours son ombre bienfaisante. Face au peloton d'exécution, Lorenzo accepte de devenir un traître à la solde de l'Empire austro-hongrois. Plus tard, à Londres, placé auprès de Mazzini, l'un des trois futurs pères de la patrie italienne, il sera mêlé à un demi-siècle d'intrigues entre puissances européennes, marqué par des attentats, des complots et des soulèvements aux quatre coins de la Botte. Face à lui, Von Aschenbach, chef des services secrets autrichiens, homosexuel tourmenté, et son homologue piémontais Vittorelli, cynique pourtant fasciné par l'autre grande figure du Risorgimento, Cavour. Autour de lui, Striga, qu'il retrouve aux côtés de Terra di Nessuno, l'héroïque guerrier sarde, et toute une société londonienne extravagante et géniale, le peintre Rossetti, l'aristocrate exténué Chatam et la très belle et très désirée lady Cosgrave, ardente adepte de la Cause. Le chemin de Lorenzo et des autres croisera aussi bien celui de Garibaldi que ceux de mafieux, de camorristes, de bandits anglais et de terroristes français. Tandis que dans les coulisses agissent Karl Marx, Victor Emmanuel II ou Napoléon III, nous sommes transportés de révolutions en réceptions somptueuses, de tavernes milanaises en sordides prisons napolitaines, des rues de Palerme en flammes aux chais du marsala, des bordels anglais aux ghettos de Rome et aux laboratoires où s'inventent les premières machines à calculer. Faisant ici montre d'une puissance créatrice qui le porte encore plus loin que son chef-d'œuvre Romanzo criminale, Giancarlo De Cataldo brasse les langues, les dialectes, les saveurs, les légendes et les chansons pour nous restituer horreurs et splendeurs d'une époque encore en résonnance profonde avec la nôtre. Maniant l'ironie de l'essayiste et la science du feuilletoniste, il sait nous attacher aux destins individuels d'une nuée de personnages, historiques ou romanesques, à leurs ambiguïtés, leurs vilénies et leurs grandeurs, jusqu'à leurs fins amères, absurdes ou apaisées. A travers eux, nous assistons à la naissance de cette grande nation moderne, l'Italie, accouchée par les complots de politiciens, de terroristes et de mafieux.


Alex Barclay pour Darkhouse ( gracieusement offert par les Editions J'ai Lu)
Quand une filature de routine se solde par les deux meurtres les plus atroces de sa carrière, l'inspecteur Joe Lucchesi quitte la police de New York et s'installe, avec femme et enfant, dans un village paisible au sud-est de l'Irlande. Ils sont heureux, ils sont à l'abri. Mais ils sont sur le point de vivre un cauchemar plus terrifiant que tous ceux qu'ils ont laissés derrière eux : Katie, l'amie de leur fils, est retrouvée morte dans les bois qui bordent leur maison. Tourmenté par les rumeurs qui circulent au sujet de sa famille, Joe se lance dans une enquête solitaire, dangereuse, à l'issue incertaine. Car son fils lui ment. Sa femme lui ment. Et un tueur l'attend au tournant.



Christophe Mauri pour Mathieu Hidalf 
Mathieu Hidalf 10 ans, est une légende ! Puisque son anniversaire tombe le même jour que celui du roi et qu’il refuse de lui laisser la vedette, il met chaque année un point d’honneur à gâcher la fête et ainsi la vie de son père, courtisan bien placé et ambitieux. Cette année encore il va devoir y mettre un soin particulier pour contrecarrer les plans diaboliques des redoutables frères Estaffe, qui en veulent au roi. Un nouveau héros tête à claques pour un grand moment d’humour et de magie !
Un roman jeunesse à partir de 10 ans.

2 commentaires:

  1. J'espère que les Traîtres te plaira davantage qu'à moi!

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  2. @Valérie, je suis allée lire ton billet, j'espère aussi que ce roman me plaire.

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