dimanche 29 avril 2012

DELPHINE DE VIGAN - LES HEURES SOUTERRAINES

RESUME :

Mathilde et Thibault ne se connaissent pas. Au cœur d'une ville sans cesse en mouvement, ils ne sont que deux silhouettes parmi des millions. Deux silhouettes qui pourraient se rencontrer, se percuter, ou seulement se croiser. Un jour de mai. Les Heures souterraines est un roman vibrant et magnifique sur les violences invisibles d'un monde privé de douceur, où l'on risque de se perdre, sans aucun bruit.
Avec tendresse et légèreté, Delphine de Vigan met en scène deux personnes en détresse dans un Paris oppressant. Robert Solé, Le Monde.
Ce roman sensible et dérangeant est un peu triste. Triste, donc superbe. François Busnel, L’Express.



MON AVIS :
Les Heures souterraines, comme l'indique sont titre, est un roman sombre, réaliste, et décrivant principalement  la lente descente d'une salariée, dans l'enfer du harcèlement moral au travail.
Deux personnages font partis du roman, et vivent chacun leur rapport à la ville, au travail, au manque de solidarité, d'humanité, de façon proche et différente, et ce le même jour.
Cependant, j'ai plus retenu du roman, l'histoire de Mathilde, ayant un poste important au sein de son entreprise, mais qui le jour où elle n'est pas d'accord avec son patron, voit son quotidien changer petit à petit, jusqu'au point final.
La description de tous les aspects de la descente dans la dépression, est effectuée. 
Que ce soit au niveau physique, mental, sentimental, social, financier, l'auteur les décrit comme si il y avait une part de vécu dans sa narration.
Les codes et coutumes de l'Entreprise, la perception  et la réaction que peuvent avoir les collègues, dans ce type de situation, est amené à la manière d'un roman policier.
On suit alors Mathilde et son combat pour s'en sortir, retrouver une vie normale, ne plus être en statut de victime et reprendre confiance en soi.
Le tout avec un style clair, simple, poétique à la fois.
Une histoire intéressante et touchante, aux accents de vérité.


L'interview de Delphine de Vigan sur Les Heures souterraines


Citations :
Il ne s'était rien passé.Rien de grave.
Il veut sa peau.
Elle a cru qu'elle pouvait résister, qu'elle pouvait faire face.
Elle se tait parce qu'elle a honte.
Quand plus personne n'attend son travail, quand sa seule présence suffit à dévier le regard.
Dans ces cas-là on attend toujours trop longtemps.On cherche à lutter et on s'épuise.
Parce que les Mme Driesman passent parfois des mois sans que personne ne se rende compte qu'elles n'ont même plus la force d'aller chercher leur retraite à la Poste.
L'entreprise a fait d'elle cet être de rancoeur et d'amertume, avide de représailles.




MA NOTE 4/5

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