dimanche 26 août 2012

FREDERIQUE MARTIN - LE VASE OU MEURT CETTE VERVEINE

RESUME :

Parce que leurs enfants ne peuvent les héberger ensemble lorsque Zika doit aller se faire soigner le cœur, Joseph et elle se retrouvent séparés après plus de cinquante-six années de vie commune. Lui est accueilli chez leur fils Gauthier à Montfort, elle chez leur fille Isabelle à Paris. Commence alors entre eux une relation épistolaire qui voit s’éloigner la perspective de leurs retrouvailles et se déliter leur univers. En se rebellant contre cette séparation forcée, Zika et Joseph découvrent la face cachée de leurs enfants et leurs propres zones d’ombre. Jusqu’au drame final, où ils devront affronter le désastre humain qu’ils ont engendré.

MON AVIS :
Un roman épistolaire sur le délitement de la vie de personnes âgées.
Joseph et Zika doivent vivre séparément chez leurs enfants, afin que Zika puisse être soignée.
Cette séparation va entraîner une correspondance entre le couple, qui va également apprendre comment sont devenus leurs enfants à l'âge adulte.
Ils vont alors découvrir que malgré l'éducation et la morale donnée, ceux-ci sont bien différents, chacun dans un domaine différent: que ce soit au niveau de l'addiction et ses travers, que de la morale.
Ils vont alors devoir se remettre en question dans leur rôle de parent, et comprendre.
Cependant, un évènement tragique survient, et alors tout est remis en question,où la compréhension, le pardon, et les sentiments échangés, donneront le mot de la fin. Cette scène est violente et dure, et on n'imagine pas que cela puisse être. C'est là que se dévoile toute la rancoeur des enfants, qui ont mal compris l'amour filial et n'ont pas su construire leur vie, en étant des adultes sain de corps et d'esprit.
C'est une histoire sur la vie, la façon dont on la construit, les relations parents-enfants, les rancoeurs et les travers. C'est triste, désolant et douloureux.
Avec une écriture faisant vivre les sentiments des personnages.
Un bémol, la couverture, qui même si elle reflète bien le roman, ne m'a pas paru très attrayante.

Citations :
"Aujourd'hui, tout me coûtera plus que mon âge ne veut bien payer.
Rendre la clé à son propriétaire était au-dessus de ses forces.
La verveine est installée sur l'appui de la fenêtre, je l'arrose chaque jour...
Je suppose quà un moment on tombe de l'enfance, on s'en écrase comme d'un pommier trop haut, quand on se rend compte que vieillir, c'est une manière lente de disparaître.
Je dirais pourtant qu'il arrive un moment dans la vie où on devient son propre maître, et partant de là, où l'on est responsable de ses choix."

MA NOTE :3.5/5

Je remercie chaleureusement l'équipe de Chroniques de la Rentrée Littéraire pour cette belle découverte.



1 commentaire:

  1. Lorsque je l'ai reçu et que j'ai vu la couverture, j'ai pensé à un roman doux.... que nenni !!!

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