samedi 18 août 2012

PABLO SANCHEZ - LES DAMNES DU BACK OFFICE

RESUME :
Jeune cadre d'une multinationale de la finance, apprécié parce qu'il a su adapter sa vocation - de philosophe - au principe de réalité, César est chargé de remettre à flot la succursale de Barcelone, où rien ne va plus depuis le licenciement d'une employée manifestement déséquilibrée.

Le défi est risqué, mais bien belle l'opportunité pour l'ambitieux passé maître dans la gestion des ressources humaines. Il entonne aussitôt avec conviction le réjouissant refrain des méthodes éprouvées : prendre des décisions drastiques, couper des têtes, "booster" son personnel, se faire craindre et aimer, lui qui a tout sacrifié à sa carrière et assiste, impuissant, au naufrage de son mariage. Entre sa femme et lui : une absence ; un enfant qui devrait dormir paisiblement de l'autre côté du mur et qui pourtant ne s'y trouve pas.

Mais si l'humain est une ressource, une simple ligne de la "masse salariale", alors tout un chacun peut perdre pied et glisser dans les ornières où croupissent les perdants, les rebuts de l'efficacité globalisée.

Dans cette fable hyper-contemporaine aux accents de tragédie cynique, Pablo Sánchez radiographie les pratiques du management et les dégâts collatéraux du capitalisme sauvage sur ces nouveaux damnés de la terre qui oeuvrent à présent dans le back-office.


MON AVIS :
Un livre sur les travers du management et du pouvoir au sein d'une multinationale.
César se retrouve promu comme dirigeant d'une succursale à Barcelone, avec l'objectif de réorganiser l'équipe et et d'augmenter les résultats.
Celui-ci utilise tous les outils du management qui'il croit bons.Mais il se rend vite à l'évidence que ce sont les qualités humaines qui fonctionnent.
Il sera alors dérouté et s'adaptera ainsi qu'aux changements en cours dans sa vie personnelle.
Le thème est intéressant mais je n'ai pas été conquise pour les raisons suivantes:
écriture dense, très détaillée, beaucoup de références à la culture économique espagnole, pas assez de chapitres ce qui entraîne un manque d'aération du texte.
Cependant, la découverte fut intéressante.

MA NOTE : 2/5

CITATIONS :
"Betriu n'acceptera pas facilement mon autorité, et c'est là un des aspects clés.
L'étrange intériorité de quelqu'un aussi apparemment futile que Sara et l'insolence contenue d'Alfredo, qui renferme le germe d'une ambition qu'il faudra contrôler et réorienter.
Dans deux heures j'ai une réunion qui me fait peur.
Mais enterré dans la solitude absolue, sans richesses ni suite pharaonique.
Il faut que je supporte encore une semaine dans mon bureau..."


Je remercie chaleureusement l'équipe de Chroniques de la rentrée littéraire pour cette découverte !

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