dimanche 29 janvier 2012

MUSEE MAILLOL - POMPEI

MUSEE MAILLOL - POMPEI 
Voilà une superbe exposition, riche en objets et en découverte de la vie en société à POMPEI.
On y découvre la villa DOMUS et plusieurs de ses pièces : la culina (cuisine), la vaiselle, les thermes, les objets du bain, les atours, la culture, les ustensiles des repas, qui duraient très longtemps ( le dîner commençait à 15h et finissait tard dans la nuit et comportait au minimum 7 plats).
Une lampe 
Les thermes et leurs superbes mosaïques
La salle à manger 
le coffre de la maison en bois et fer


Pour agrémenter cette belle exposition, je vous conseille le roman :
POMPEI de Robert Harris
Baie de Naples, an 79. La chaleur se fait de plus en plus étouffante pour les Romains en cette dernière semaine d'août. Une fin d'été ordinaire en Campanie si ce n'est la disparition mystérieuse de l'aquarius chargé de contrôler l'alimentation des environs en eau potable, une anomalie détectée sur l'Aqua Augusta et une étrange odeur de soufre qui flotte dans l'air... Etrangement, personne ne semble prêter attention à ces événements inhabituels. Personne, sauf Attilius, le nouvel ingénieur chargé de l'entretien de l'aqueduc. Alors que Pompéi se prépare à vivre ses dernières heures et qu'il pressent une catastrophe imminente, Attilius va devoir faire face à des querelles politiques et affronter son ennemi juré, esclave affranchi influent et tyrannique,
père de la belle Corelia...



Et aussi POMPEI de Maja Lundgren
Maja Lundgren a imaginé une fiction mettant en scène sa parfaite connaissance de la vie à Pompéi, à la veille de sa destruction par la catastrophe de l’an 79. Il s’ensuit qu’excepté l’intrigue tout ici est exact : le plan de la ville, le nom des rues, les patronymes des commerçants et l’emplacement de leurs boutiques, la liste des cabarets et des bordels, les mérites respectifs des prostituées, les habitudes alimentaires, les recettes culinaires, la manière de se vêtir, les pratiques sexuelles, les usages et les interdits. En traduisant les graffiti, Maja Lundgren nous donne une rafraîchissante leçon de vocabulaire, en parcourant les sites archéologiques, elle nous transporte dans la mentalité de l’époque. De cette somme de connaissances, elle tire un livre inclassable, à l’érudition enjouée, ludique, qui bouscule les conventions de l’historiographie antique et renvoie au grenier des siècles de didactisme.
L'avis de Praline

ERIC FAYE - NAGASAKI


RESUME:
"Clandestine depuis un an"
Il s’étonnait de voir des aliments disparaître de sa cuisine : un quinquagénaire célibataire des quartiers sud a installé une caméra et constaté qu’une inconnue déambulait chez lui en son absence. »

Un simple fait divers dans un quotidien du matin à Nagasaki.
Tout commence par des disparitions, en effet, des déplacements d’objets.
Shimura-san vit seul dans une maison silencieuse qui fait face aux chantiers navals de Nagasaki. C’est un homme ordinaire, qui rejoint chaque matin la station météorologique de la ville en maudissant le chant des cigales, déjeune seul et rentre tôt dans une retraite qui n’a pas d’odeur, sauf celle de l’ordre et de la mesure.
Depuis quelque temps déjà, il répertorie scrupuleusement les niveaux et les quantités de nourriture stockée dans chaque placard de sa cuisine. Dans ce monde contre lequel l’imprévu ne pouvait rien, un bouleversement s’est produit.
Devant l’écran de son ordinateur et grâce à sa caméra, Shimura-san finit par apercevoir l’intruse. Il y a bien quelqu’un chez lui. Il a vu son profil. Il l’observe. Il attend d’être sûr. Est-ce une hallucination, un fantôme de ses échecs sentimentaux passés, une amante amère et revancharde ? Il finit par appeler la police. L’invitée est embarquée et mise en cellule.
On apprendra par les agents en charge de l’enquête et lors du jugement que cette femme à peine plus âgée que son hôte avait trouvé refuge chez lui au cours de son errance. Il partait sans fermer à clé, seule concession à sa maîtrise. On lira qu’elle aimait sentir sur sa peau le rai de lumière qui traversait la pièce l’après-midi et l’odeur des draps propres dans l’armoire qui lui servait de chambre. Tel un animal, cette femme sans passé sentait la menace, détectait le bruit des pas et bondissait se cacher, à l’abri du danger. Elle ne voulait rien de plus qu’être là, sans déranger. Elle aussi était seule.
On apprendra bien d’autres choses encore ; sur la mémoire des lieux et la mémoire tout court, dans une lettre finale que la « clandestine » adressera au maître des lieux, désertés.

MON AVIS :
Un roman tiré d'un fait divers, au Japon, en 2008.
On découvre deux histoires, deux univers et deux solitudes, qui finalement se cotoient, sans se connaître.
En effet, Shimura-San, possède une grand emaison, et depuis quelques temps, s'aperçoit que de la nourriture disparaît lors de ses absences.
A l'aide d'une surveillance à distance, il découvre la coupable, une femme.Celle-ci est alors jugée et emprisonnée.
Mais la vie simple et tranquille de Shimura n'est plus, il n'arrive pas à se sentir bien chez lui, et vend sa maison, car il ne s'y sent plus en sécurité.Sa vie en est pertubée et ne sera plus jamais la même, car il est dépossédé de son chez-soi.
Quand à l'intruse, on apprend que c'est une personne qui a tout perdu, et s'est retrouvée à entrer dans cette maison, non par hasard comme on le croit, mais à cause de son passé.
C'est ainsi que dans la lettre qu'elle envoie à Shimura, elle s'explique sur ses actes, et sur l'importance de ce lieu dans sa vie.
C'est un roman bien écrit, qui arrive à faire passer les sensations ressenties par les protagonistes.  On en ressort en pensant que c'est une histoire incroyable,par le fait qu'elle est tirée d'un fait réel : une personne vivant chez vous, et à votre insu durant un an.
Mais également, que les solitudes peuvent prendre différentes formes : de lieux, de sentiments, de connaissance de l'autre, de soi, de la peur de la vie en société. 
C'est une belle réflexion au rapport aux personnes et à l'habitation.


MA NOTE : 4/5

JEAN-LOUIS FOURNIER - OU ON VA PAPA

RESUME :
"Cher Mathieu, cher Thomas,
Quand vous étiez petits, j ai eu quelquefois la tentation, à Noël, de vous offrir un livre, un Tintin par exemple. On aurait pu en parler ensemble après. Je connais bien Tintin, je les ai lus tous plusieurs fois.
Je ne l ai jamais fait. Ce n était pas la peine, vous ne saviez pas lire. Vous ne saurez jamais lire. Jusqu à la fin, vos cadeaux de Noël seront des cubes ou des petites voitures... "
Jusqu à ce jour, je n ai jamais parlé de mes deux garçons. Pourquoi ? J avais honte ? Peur qu on me plaigne ?
Tout cela un peu mélangé. Je crois, surtout, que c était pour échapper à la question terrible : « Qu est-ce qu ils font ? »
Aujourd hui que le temps presse, que la fin du monde est proche et que je suis de plus en plus biodégradable, j ai décidé de leur écrire un livre.
Pour qu on ne les oublie pas, qu il ne reste pas d eux seulement une photo sur une carte d invalidité. Peut-être pour dire mes remords. Je n ai pas été un très bon père. Souvent, je ne les supportais pas. Avec eux, il fallait une patience d ange, et je ne suis pas un ange.
Quand on parle des enfants handicapés, on prend un air de circonstance, comme quand on parle d une catastrophe. Pour une fois, je voudrais essayer de parler d eux avec le sourire. Ils m ont fait rire avec leurs bêtises, et pas toujours involontairement.
Grâce à eux, j ai eu des avantages sur les parents d enfants normaux. Je n ai pas eu de soucis avec leurs études ni leur orientation professionnelle. Nous n avons pas eu à hésiter entre filière scientifique et filière littéraire. Pas eu à nous inquiéter de savoir ce qu ils feraient plus tard, on a su rapidement ce que ce serait : rien.
Et surtout, pendant de nombreuses années, j ai bénéficié d une vignette automobile gratuite. Grâce à eux, j ai pu rouler dans des grosses voitures américaines.

Jean-Louis Fournier
Pour la première fois dans son oeuvre, Jean-Louis Fournier parle de ses garçons, pour ses garçons. Parce que le temps presse et qu il faut dire autrement. Dire autrement la question du handicap, sans l air contrit ou la condescendance.
Comme il l a fait en 1999 en évoquant son père, Jean-Louis Fournier conserve, pour ce nouveau roman, l équilibre maîtrisé entre le drôle et la désespérance.



MON AVIS
Un roman sur le thème du handicap, mais vu sous l'angle de la dérision.
L'auteur nous narre quelques tranches de sa vie de père, avec l'envie de nous faire comprendre tous ses espoirs déçus, et sa farouche envie de vivre, et de croire en l'incroyable.
C'est une ode à l'amour de ses fils, que nous livre Jean-Louis Fournier, et aussi une ode à la vie.


Pour en savoir plus, la mère des enfants, s'exprime sur le sujet.


MA NOTE : 4/5

NATHANIEL HAWTHORNE - LA LETTRE ECARLATE


RESUME:
:
A comme adultère : c'est la lettre qu'Esther porte, brodée sur sa poitrine, telle la trace indélébile de sa faute. Au XVIIe siècle, à Salem, la forêt et les esprits sont sombres. Seuls points de clarté : le rouge de la lettre brodée et le blanc nacré qu'évoque le nom de Perle, fruit du péché. Mise au ban de la société, Hester apprendra à vivre avec sa faute. À l'inverse, son amant, pasteur adulé, préservé un temps par sa lâcheté, ressentira bien plus douloureusement le poids de cette lettre couleur de sang. Quant au mari trompé, il n'aura de cesse de se venger et finira rongé par son obsession.Publié en 1850, illustration du décalage entre personnalité publique et personnalité privée, édifiant bien qu'évitant l'écueil du didactisme grâce au symbolisme et au surnaturel omniprésents, ce récit que l'auteur refusait de qualifier de roman, préférant le terme de romance, est l'ouvrage phare de la renaissance américaine.

MON AVIS
Un roman considéré comme le "premier roman américain".
En effet, l'histoire est prenante et intéressante.
Car Hester, jeune femme mariée à un médecin anglais, mais envoyée à Salem, aux USA, bien avant son arrivée, commet la faute d'adultère.
A ce titre, elle doit porter sur le devant de ses habits, la lettre A, symbole du péché, et punition suprème.
Mais Hester est une femme forte, car non seulement, elle refuse de dévoiler le nom de l'homme concerné, mais porte son fardeau courageusement.
Car elle est mise au ban de la société, ainsi que sa fille Perle.
Entre-temps, nous voyons le père de Perle, sombrer dans la dépression, rongé par sa culpabilité. Un médecin, lui apporte ses soins, mais peu à peu nous découvrons que ces deux personnages sont liés par toute l'histoire de l'adultère, et comment l'un et l'autre sont rongés par le mal qui détruit leur coeur et leur existence.
C'est là que réside l'art du romancier : la façon d'amener l'entremêlement des vies des trois protagonistes et les conséquences s'y afférant.
C'est un roman, qui se lit vite, bien écrit, et où la tension monte progressivement, jusqu'à l'aboutissement final. 


Le film "Les amants du Nouveau-Monde" est inspiré de ce roman.


MA NOTE : 5/5

mardi 17 janvier 2012

MASSE CRITIQUE JANVIER 2012


Bonjour,
Pour bien commencer cette année 2012, Masse Critique revient le lundi 23 janvier pour une 14ème édition !

Babelio vous propose de recevoir gratuitement un livre parmi une large sélection. Du policier au romantisme, en passant par l’humour et l’Histoire, il y en a pour tous les goûts ! 


La liste des ouvrages sera consultable à l’adresse suivante :
Le principe reste le même : vous sélectionnez le(s) livre(s) de votre choix, vous recevez un ouvrage chez vous et vous vous engagez par la suite à publier votre chronique sous un mois, sur Babelio et sur votre blog.

N’hésitez pas à en parler à vos amis lecteurs et à faire circuler l’information !
Vous pouvez vous inscrire dès le 23 janvier à 8h30. Si vous êtes membre de Facebook, pensez à vous inscrire à l’évènement pour ne pas oublier, et à inviter vos amis : Masse Critique est de retour : Recevez un livre en échange d'une critique !

A bientôt pour cette nouvelle édition !

dimanche 8 janvier 2012

ROSAMUND HADEN - L'EGLISE DES PAS PERDUS

RESUME :
Quand Catherine King s'aventure dans la nuit pour examiner les ossements. humains mystérieusement apparus devant l'église de sa propriété, son amie Maria Dlamini la suit. C'est la fin de l'apartheid. Les deux femmes ont été élevées ensemble, près de soixante-dix ans auparavant, dans cette ferme au nord-est de Johannesburg: le père de Catherine en était le propriétaire et la mère de Maria, la cuisinière noire. Très tôt, la vie les a séparées. Maria est restée à la ferme, tandis que Catherine a été contrainte de partir en Angleterre. A son retour, vingt ans plus tard, la ferme a été achetée par un couple, Tom et Isobel Fyncham. Entre Catherine et Tom, c'est le coup de foudre... Roman du retour au pays natal, de la trahison et de la réconciliation, L'Eglise des pas perdus est un livre au suspense impeccablement orchestré, aux descriptions somptueuses, qui dit la complexité des relations entre les êtres sur la terre de l'apartheid.


MON AVIS :

C'est une histoire d'amitié entre une blanche et une noire, dans le cadre de l'apartheid.
Nous voyageons en Afrique du Sud, dans le souffle chaud du désert, et de la musique d'Edmundo Ros.
Les souvenirs s'égrènent au fil des pages, ainsi que les belles histoires:amitié entre Catherine et Maria, amour entre Catherine et Tom.
L'ambiance est au mystère, à l'inconnu, à la recherche de ses souvenirs et de son histoire.
Chacun des protagonistes est lié au mystère qui entoure la petite église, et chacun va voir ressurgir ses souvenirs, lors de de la découverte d'ossements,un soir de forte pluie.
Ce n'est pas un roman policier, mais un roman sur le souvenir, le chemin de vie, l'amitié, l'importance de nos racines.
L'écriture est fluide, chaude et nous entraîne dans ce souffle chaud Sud-Africain.
Une belle réussite pour un premier roman.

L'AUTEUR;
Rosamund Haden fait partie de cette jeune génération d'auteurs talentueux d'Afrique du sud diplômés de l'Université du Cap. Elle a publié plusieurs livres pour la jeunesse. L'Église des pas perdus est son premier roman.

MA NOTE :4/5

PATRICK GOUJON - A L'ARRACHE


RESUME :
Le narrateur et Fred, deux éducateurs, emmènent en vacances cinq jeunes de banlieue pour
quelques jours. C’est l’occasion pour le narrateur de revenir sur des souvenirs d’enfance et certains épisodes de sa vie quotidienne dans la cité : ses copains, son histoire d’amour avec Claire qui vient de le quitter, l’ennui, l’espoir d’y échapper. Les vacances, ce sont des conversations avec les gosses, les efforts des éducateurs pour les ouvrir à autre chose, les moments de joie, les rapports pleins de tendresse avec des enfants à la fois éveillés et brutaux, notamment la jeune Fatou avec qui le narrateur entretient une complicité toute particulière et qu’il accompagnera dans une étrange fugue.
Patrick Goujon ne cède jamais aux poncifs sur la cité. Il n’élude pour autant aucun sujet, mais tente de donner à sentir, à travers une multitude d’observations et de détails concrets, la réalité de la vie d’une certaine frange de la jeunesse des banlieues. Aucun apitoiement, aucune grandiloquence : les vies sont observées au ras du quotidien, sans complaisance ni cruauté.



MON AVIS :
Un roman comme son titre: direct, ciselé. A l'arrache jette un regard sur les banlieues et sa jeunesse désabusée. 
C'est un roman contemporain, qui réflète bien le vécu de nos années, qui est mêlé à la fois de désabusement, de recherche de sa personnalité et de sa place dans la société, ainsi que d'espoir et d'émerveillement.
Une histoire alerte, intéressante pour ce regard franc et direct.


En savoir plus sur Patrick Goujon
MA NOTE : 3/5

mercredi 4 janvier 2012

TOP 10 DES LIVRES 2011

En ce début d'année 2012, voici mon top dix de mes lectures préférées de 2011 !

1- Carole Martinez :
Du domaine des Murmures

2-Delphine De Vigan :
Rien ne s'oppose à la nuit

3-Kathryn Stockett :
La couleur des sentiments

4-Sara Gruen :
De l'eau pour les éléphants

5-Susan Fletcher :
Un bûcher sous la neige

6-Suzanne Collins
Hunger Games




7-David Hepburn
Le cercle du silence

8-Idelfonso Falcones :
Les révoltés de Cordoue

9-Alain Ayroles et Jean-Luc Masbou
De cape et de crocs

10-Remo Forlani :
Pour l'amour de Finette

A vous de me faire partager les vôtres !

dimanche 1 janvier 2012

BONNE ANNEE !


Je vous souhaite à tous une bonne et heureuse année 2012 avec plein de belles découvertes littéraires !

 RESUME : « Ici, soigner c’est prescrire. La confiance n’est pas un enjeu fondamental. La confiance est entre les mains des murs, des portes...