mardi 27 novembre 2012

PRIX LITTERAIRES 2012

En cette fin d'année 2012, voici un récapitulatif des prix littéraires :

Académie Française
La vérité sur l'affaire Harry Quebert de Joël Dicker

Goncourt
Le sermon de la chute de Rome de Jérôme Ferrari

Goncourt des lycéens 
La vérité sur l'affaire Harry Quebert de Joël Dicker

Fémina 
Peste et Choléra de Patrick Deville

Interrallié (roman de journaliste)
"Oh" de Philippe Dijan

Renaudot (roman paru depuis un an, talentueux et original)
Notre Dame du Nil de Scholastique Mukasonga

Médicis (roman ou recueil de nouvelles)
Féerie Générale d'Emmanuelle Piereyre

Festival de la BD d'Angoulême
Chroniques de Jérusalem de Guy Delisle

Quai des Orfèvres
Des clous dans le coeur de Danielle Thiery

Nobel de Littérature 
Grenouilles de Mo Yan

lundi 26 novembre 2012

JEAN-PAUL DELFINO - POUR L'AMOUR DE RIO

RESUME :
Lisbonne, novembre 1807. Les troupes de Napoléon, dirigées par le général Junot, envahissent le Portugal. Sans armée digne de ce nom, le prince régent Dom Joao, suivi par l'ensemble des membres de la cour royale et de la noblesse, est obligé de fuir en catastrophe, emportant avec lui, dans une cinquantaine de navires, toutes les richesses de son royaume. Sa seule destination possible : la lointaine colonie du Brésil. Au même moment, à Rio de Janeiro, Dona Josefina, une initiée du candomblé, l'un des cultes spirites issus de l'Afrique, accepte de collaborer avec un vieux médecin portugais à l'un des premiers ouvrages rendant compte de la condition des esclaves du Brésil. Tout d'abord jetée en prison, elle finira par mener à bien son projet et s'attirera les foudres de l'Eglise. Dans un respect scrupuleux des faits historiques, Jean-Paul Delfino dépeint, avec violence et tendresse, la naissance du Brésil au monde moderne : une réalité composée d'intrigues royales, d'aventures tumultueuses et de déchirements amoureux. De la souffrance des gamins des rues à la passion de Dom Joao pour cette colonie qui n'en sera bientôt plus une, Pour l'amour de Rio dresse un portrait haletant et méconnu d'une nation en marche vers son destin.

MON AVIS :
Un roman intéressant et qui nous fait vivre les aventures de la cour royale de Lisbonne, en exil forcé au Brésil.
On y apprend beaucoup sur les us et coutumes culinaires, de croyances, de vie au Brésil. Ainsi que la façon dont s'adaptent nos protagonistes, sur la mixité de la population composant ce pays.
J'ai beaucoup apprécié la fluidité et le style de l'auteur, qui nous envoûte et nous fait voyager.
On y ressent l'amour pour ce pays et l'envie de le faire partager.
Le récit est vivant, riche en odeurs, en atmosphère, en vie quotidienne. Des termes brésiliens sont utilisés et nous permettent de nous immerger dans le récit et le pays.
Le contexte historique m'a permis à la fois d'apprendre une partie de l'Histoire du Brésil mais également de la France, à travers les conquêtes de Napoléon.
La couverture très belle, annonce la découverte de ce beau pays, ainsi que des aventures qui vont nous être relatées.
En note finale, je dirais que ce roman fut une belle découverte pour moi par sont auteur, son style ainsi que de de l'histoire.
Je remercie beaucoup "Les Editions Le Passage" et  l'opération "La voie des Indes de Lifby" pour cette excellente découverte.

MA NOTE : 5/5
COUP DE COEUR

dimanche 4 novembre 2012

JK ROWLING - UNE PLACE A PRENDRE

RESUME :
Bienvenue à Pagford, petite bourgade anglaise paisible et charmante : ses maisons cossues, son ancienne abbaye, sa place de marché pittoresque… et son lourd fardeau de secrets. Car derrière cette façade idyllique, Pagford est en proie aux tourmentes les plus violentes, et les conflits font rage sur tous les fronts, à la faveur de la mort soudaine de son plus éminent notable. Entre nantis et pauvres, enfants et parents, maris et femmes, ce sont des années de rancunes, de rancœurs, de haines et de mensonges, jusqu’alors soigneusement dissimulés, qui vont éclater au grand jour et, à l’occasion d’une élection municipale en apparence anodine, faire basculer Pagford dans la tragédie. Attendue de tous, J.K. Rowling revient là où on ne l’attendait pas et signe, avec ce premier roman destiné à un public adulte, une fresque féroce et audacieuse, teintée d’humour noir et mettant en scène les grandes questions de notre temps.

MON AVIS :
Un roman qui change du thème Harry Potter.
On y découvre une satire de moeurs des banlieues, villes, villages.
L'intrigue se met en place en présentant le fait principal: la vacance de la place à la mairie, et la présentation de chacun des protagonistes et de leur relation à ce fait.
S'ensuit l'enquête-étude de moeurs autour du fait principal, et les rancoeurs de chacun se dévoilent afin d'arriver à la connaissance du meurtrier.
C'est un roman bien écrit, avec une intrigue suivie mais je n'ai pas accroché.
Car j'ai trouvé que c'était long par moment, et que cela manquait de suspens, de rebondissements.
Cependant, l'auteur a su passer d'Harry Potter à ce nouveau roman, sans perdre de la qualité de sa narration.

L'interview du traducteur français ; Pierre Demarty 

Une place à prendre, et les intrigues villageoises

Je remercie Les Matchs de La Rentrée Littéraire de Priceminister et l'éditeur Grasset pour ce partenariat.
MA NOTE :3/5

CHRISTINE MACHUREAU - LA MEMOIRE FROISSEE tome 1

RESUME :
Anne Rameau a six ans lorsque sa mère, herboriste et guérisseuse, est emmenée par l’Inquisition. Elle ne la reverra jamais. Alors qu’elle s’apprête à suivre ses pas en devenant elle-même herboriste et guérisseuse, un destin hors normes la jettera dans une vie semée de violences, de douleurs, de passions, d’émeutes, de recherches alchimiques. L’amour et un enfant la sédentariseront en Champagne. À Troyes, elle fera des rencontres exceptionnelles qui la mèneront à Paris sous la Régence de Charles VI le Fol, sur fond de guerre de Cent Ans. Anne deviendra l’instrument involontaire d’une gigantesque conjuration destinée à créer le miracle johannique. Elle devra convaincre le Dauphin Charles du bien-fondé de l’intervention d’une pucelle de Lorraine, au risque de sa vie et de celle de son nouvel amour.
C’est vivre le Moyen-Âge de l’intérieur, au quotidien, avec les désirs, les frustrations, les émotions, les ambitions et les échecs d’une femme, à la charnière du Moyen-Âge et de la Renaissance. Une histoire contée avec un talent extraordinaire par Christine Machureau qui maîtrise son sujet, et dénoue pour nous le mécanisme politique qui nous fit croire abusivement à l’intervention divine, à travers Johanne la Pucelle. En partageant l’intimité de son héroïne, nous croisons la grande Histoire qui se joue au fil des pages, dans une exigence de réalité historique et sociologique.
TOME 1 :Anne, devenue orpheline, s’installe comme herboriste et guérisseuse à Bourgueil, en Touraine, dans la maison de ses parents. Une rencontre étonnante, et un mystérieux livre, vont la pousser à entreprendre un voyage vers Amsterdam. Ce livre, outre tous les dangers qu’il lui fera vivre, sera en quelque sorte le doigt du destin. Un destin qui bousculera irrémédiablement sa vie, qu’elle croyait pourtant toute tracée.
MON AVIS :
Un premier tome prometteur sur une histoire de femme herboriste, médecin au Moyen-Age.
On y découvre dans ce roman, les personnages principaux, leur personnalité, les lieux.
On y découvre le travail des apothicaires et médecin, les coutumes de vie.
Ce qui est agréable dans ce roman c'est l'ambiance décrite par l'auteur et ressentie par le lecteur, les descriptions, le style de l'écriture.
Ce qui m'a manqué, c'est de l'action, du suspens. J'ai plus eu l'impression d'un document-fiction que d'un roman, malgré une grande qualité d'écriture et de la recherche historique.
Cependant, comme je me suis attachée à cette agréable lecture, je vais me procurer les tomes deux et trois, afin de connaître la suite de l'histoire d'Anne.
Je remercie beaucoup l'éditeur NumerikLivres, l'auteur Christine Machureau,  et le blog Mes Petites Idées pour ce partenariat.
MA NOTE : 3/5

jeudi 1 novembre 2012

JULIE OTSUKA - CERTAINES N'AVAIENT JAMAIS VU LA MER

RESUME :
Nous sommes en 1919. Un bateau quitte l'Empire du Levant avec à son bord plusieurs dizaines de jeunes femmes promises à des Japonais travaillant aux États-Unis, toutes mariées par procuration.
C'est après une éprouvante traversée de l'Océan pacifique qu elles rencontrent pour la première fois à San Francisco leurs futurs maris. Celui pour lequel elles ont tout abandonné. Celui auquel elles ont tant rêvé. Celui qui va tant les décevoir.
À la façon d'un choeur antique, leurs voix se lèvent et racontent leurs misérables vies d'exilées... leurs nuits de noces, souvent brutales, leurs rudes journées de travail dans les champs, leurs combats pour apprivoiser une langue inconnue, la naissance de leurs enfants, l'humiliation des Blancs... Une véritable clameur jusqu'au silence de la guerre et la détention dans les camps d'internement - l'État considère tout Japonais vivant en Amérique comme traître. Bientôt, l'oubli emporte tout, comme si elles, leurs époux et leurs progénitures n'avaient jamais existé.


MON AVIS :
Un roman tiré d'histoires vraies, celle des japonaises ayant été mariées à des japonais américains résidant en Californie, et les rejoignant, en ne connaissant d'eux qu'une photo.
Cette vérité est habilement mêlée à la fiction, et cela en fait un récit captivant et passionnant, servit par une écriture claire et douce.
Ces femmes vont aller au-devant d'un destin inconnu.
Elles vont s'adapter, se battre contre les épreuves, élever leurs enfants, travailler avec leur mari, ou le quitter.
La seconde guerre arrive, les japonais américains sont envoyés en camps de réinstallation,  loin de la côte californienne. 
Alors, tout est à recommencer, l'exil vers l'inconnu, laisser ses magasins, ses champs de légumes, de fleurs, ses restaurants, les copains et l'école pour les enfants, pour aller au-devant d'un nouveau destin.
L'histoire est racontée par la voix collective, ce qui lui donne plus de force, de tristesse, de gaieté, de colère, d'espoir.
Ce roman lève le voile sur des destins  brisés ou joyeux, de jeunes japonaises, qui croyant à un meilleur avenir, s'exilèrent aux Etats-Unis.

L'interview de Julie Otsuka 

Citations:
"Sur le bateau, nous nous interrogions souvent, nous plairaient-ils, les aimerions-nous ? Les reconnaîtrions-nous d'après leur portrait quand nous les verrions sur le quai ?"
"Le contraire du blanc n'était pas le rouge, mais le noir."
"Parce qu'à présent, nous étions sur le bateau, le passé était derrière nous et il n'y avait pas de retour possible."
"Nous ne rêvions plus.Nous n'avions plus envie.Nous travaillions, c'est tout."
"Car nous savions que nos filles nous quitteraient à l'instant où elles se marieraient, alors que nos fils s'occuperaient de nous quand nous serions vieilles."

MA NOTE :4/5

ANNICK COJEAN - LES PROIES

RESUME :
C'est sans doute le dernier secret de Khadafi. Et le plus scandaleux.
En novembre 2011, Annick Cojean publiait dans Le Monde un article terrifiant. Une jeune femme y racontait comment l'année de ses 15 ans, le Guide libyen la repérait dans son école, lui caressait les cheveux, et la désignait ainsi à ses gardes comme son esclave sexuelle à vie. Violée, battue, forcée par son maître à consommer avec lui alcool et cocaïne, et intégrée dans les troupes des «Amazones», elle ne pourra s'échapper de cet enfer que peu avant la Révolution. Une vie brisée.
Une seule ? Non, des centaines, sans doute plus. Mais le sujet, en Libye, reste totalement tabou.
Dans les coulisses d'une dictature, dans le lit d'un chef d'Etat drogué en permanence, tyran d'opérette mais vrai meurtrier, nous plongeons dans un système d'esclavagisme, entre corruption, terreur, viols, crimes. Un système aux complicités multipes, bien au-delà du seul territoire libyen.
Pour recueillir l'incroyable histoire de la jeune Soraya et d'autres femmes révoltées, Annick Cojean a mené secrètement l'enquête à Tripoli, cette prison à ciel ouvert.C'est sans doute le dernier secret de Khadafi. Et le plus scandaleux.

En novembre 2011, Annick Cojean publiait dans Le Monde un article terrifiant. Une jeune femme y racontait comment l'année de ses 15 ans, le Guide libyen la repérait dans son école, lui caressait les cheveux, et la désignait ainsi à ses gardes comme son esclave sexuelle à vie. Violée, battue, forcée par son maître à consommer avec lui alcool et cocaïne, et intégrée dans les troupes des «Amazones», elle ne pourra s'échapper de cet enfer que peu avant la Révolution. Une vie brisée.
Une seule ? Non, des centaines, sans doute plus. Mais le sujet, en Libye, reste totalement tabou.
Dans les coulisses d'une dictature, dans le lit d'un chef d'Etat drogué en permanence, tyran d'opérette mais vrai meurtrier, nous plongeons dans un système d'esclavagisme, entre corruption, terreur, viols, crimes. Un système aux complicités multipes, bien au-delà du seul territoire libyen.
Pour recueillir l'incroyable histoire de la jeune Soraya et d'autres femmes révoltées, Annick Cojean a mené secrètement l'enquête à Tripoli, cette prison à ciel ouvert.


MON AVIS:
Un documentaire qui se lit comme un roman, car il relate le témoignage de jeunes femmes et hommes ,victimes du monstre Khadafi.
C'est incroyable ce qui est décrit mais malheureusement véridiques. 
Ces jeunes personnes sont dorénavant proscrites de leur famille, de leur place dans la société, mais également détruites au fond d'elles-mêmes.
Certaines ont réussi à faire une vie de femme, de famille, et à mettre dans un puit leur souffrance infinie.
Car quel monstre sexuel fut cet homme Kadhafi, prenant les femmes pubère pour en faire ses esclaves sexuelles, les forçant à la perversité, l'humiliation, la dégradation.
Ces histoires permettent de lever le tabou et la chape de plomb pesant sur ces femmes, de leur redonner espoir, et espérons de permettre à faire reconnaître ces crimes contre l'humanité.



COUP DE COEUR 
MA NOTE :5/5

 RESUME : « Ici, soigner c’est prescrire. La confiance n’est pas un enjeu fondamental. La confiance est entre les mains des murs, des portes...