dimanche 19 janvier 2014

LEONOR DE RECONDO- REVES OUBLIES


RESUME 
Quand il arrive à Irún où il espère rejoindre sa famille, Aïta trouve la maison vide. Le gâteau de riz abandonné révèle un départ précipité. En ce mois d'août 1936, le Pays basque espagnol risque de tomber entre les mains des franquistes. Aïta sait que ses beaux-frères sont des activistes.
 Informé par une voisine, il parvient à retrouver les siens à Hendaye. Ama, leurs trois fils, les grands-parents et les oncles ont trouvé refuge dans une maison amie. 
Aucun d'eux ne sait encore qu'ils ne reviendront pas en Espagne.
Être ensemble, c'est tout ce qui compte : au fil des années, cette simple phrase sera leur raison de vivre. 
Malgré le danger, la nostalgie et les conditions difficiles pour nourrir sa famille, Aïta travaille comme ouvrier à l'usine d'armement, lui qui dirigeait une fabrique de céramique.
En 1939, quand les oncles sont arrêtés et internés au camp de Gurs, il faut fuir plus loin encore. Tous se retrouvent alors au coeur de la nature, dans une ferme des Landes.
La rumeur du monde plane sur leur vie frugale, rythmée par le labeur quotidien : les Allemands, non loin, surveillent la centrale électrique voisine, et les oncles, libérés, poursuivent leurs activités clandestines.
Écrit comme pour lutter contre la fuite des jours, le carnet où Ama consigne souvenirs, émotions et secrets donne à ce très beau roman une intensité et une profondeur particulières.
Léonor de Récondo, en peu de mots, fait surgir des images fortes pour rendre à cette famille d'exilés un hommage où une pudique retenue exclut le pathos

MON AVIS :
Une belle écriture sert cette histoire touchante d'une famille devant quitter l'Espagne, car indésirables et risquant leur vie, suite à leur désaccord avec la politique de Franco.
On y découvre les difficultés de refaire sa vie, d'adopter les coutumes d'un autre pays, la France, et la douleur d'être séparé de ses racines par une rivière où selon la berge où l'on se trouve, on est en Espagne ou en France.
On vit la reconstruction de l'univers de la famille : les grands-parents, le travail du père, l'engagement politique des oncles, les enfants qui adoptent leur pays d'accueil par l'école, et Ama et Aïta.
La narration est faite par Ama, qui à travers son journal nous livre ses rêves oubliés de sa vie d'avant et ses espoirs de sa vie future. 
C'est une histoire tout en finesse sur cette nostalgie et les difficultés subies de l'exil, mais également la force d'une famille et de l'amour entre ses membre.

MA NOTE : 5/5

2 commentaires:

  1. J'ai beaucoup apprécié cet auteur dans Pietra Viva. Il me tarde de lire d'autres de ses romans. Celui-ci semble pouvoir me plaire.

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  2. sur ma liste aussi car j'ai adoré "Pietra viva" un de mes coups de cœur de la rentrée.
    le thème me plaît beaucoup et je suppose que l'écriture est toujours aussi belle et subtile...

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