dimanche 26 août 2012

ANNE B.RADGE - LA TRILOGIE DES NESHOV


LA TERRE DES MENSONGES - tome 1
Après la mort de leur mère, trois frères que tout sépare se retrouvent dans la ferme familiale. Tor,l'aîné, se consacre à l'élevage de porcs, Margido dirige une entreprise de pompes funèbres et Erlend est décorateur de vitrines à Copenhague. Les retrouvailles s'annoncent mouvementées : la tension atteint son paroxysme lorsque la question de l'héritage amène le père de famille à révéler un terrible secret.
MON AVIS (26/08/12)C'est une trilogie intéressante.J'ai terminé le tome 1 en 4 jours, car à peine commencé, on ne veut plus s'arrêter.L'histoire est simple, mais bien écrite, et le fil conducteur est naturel.Les personnages sont différents dans leur personnalité, le secret de famille est là, les descriptions, tout est placé pour en faire une histoire passionnante.
LA FERME DES NESHOV - tome 2 (à venir)
 Trois frères que tout sépare se retrouvent dans la ferme familiale à la mort de leur mère. Tous sont confrontés à un moment de leur vie où ils doivent faire un choix important. Tor, l'aîné, doit se décider : poursuivre son élevage de porcs ou laisser sa fille reprendre la ferme et quitter alors sa vie d'assistante vétérinaire à Oslo. Que va devenir la ferme des Neshov ? Arriveront-ils à surmonter leur différence pour recréer des liens familiaux mis à rude épreuve depuis si longtemps ? 

L' HERITAGE IMPOSSIBLE - tome 3 (à venir)
Suite au terrible secret révélé au clan des Neshov, la fratrie se disloque dans de pesants non-dits. Jusqu'au jour, funeste, où ils doivent faire face, ensemble. Dans une chaleur suffocante, Torunn, héritière malgré elle de la ferme familiale et des guerres silencieuses du passé, dénouera leurs destins, traçant une vie nouvelle.
Biographie de l'auteur
Anne Birkefeldt Ragde est née en Norvège en 1957. Auréolée dans son pays d'origine des très prestigieux prix Riksmal (équivalent du Goncourt français), prix des Libraires et prix des Lecteurs pour sa " Trilogie des Neshov " (La Terre des mensonges, La Ferme des Neshov et L'Héritage impossible, trilogie vendue à plus de 80 000 exemplaires en France),

Anne B. Ragde met en scène les destins entrecroisés des membres de la famille Neshov et signe une saga d'une grande finesse psychologique où le chagrin et la douleur se mêlent à l'humour, la chaleur et l'amour. 
Saluée par la critique et les lecteurs, la saga d'Anne B. Ragde est le phénomène incontournable de la scène littéraire norvégienne. Traduit dans plus de 15 langues, La Ferme des Neshov a obtenu le Prix des Libraires et des Lecteurs. Après le succès de La Terre des mensonges, Anne B. Ragde poursuit avec La Ferme des Neshov une formidable saga norvégienne.
MA NOTE : (à venir)

FREDERIQUE MARTIN - LE VASE OU MEURT CETTE VERVEINE

RESUME :

Parce que leurs enfants ne peuvent les héberger ensemble lorsque Zika doit aller se faire soigner le cœur, Joseph et elle se retrouvent séparés après plus de cinquante-six années de vie commune. Lui est accueilli chez leur fils Gauthier à Montfort, elle chez leur fille Isabelle à Paris. Commence alors entre eux une relation épistolaire qui voit s’éloigner la perspective de leurs retrouvailles et se déliter leur univers. En se rebellant contre cette séparation forcée, Zika et Joseph découvrent la face cachée de leurs enfants et leurs propres zones d’ombre. Jusqu’au drame final, où ils devront affronter le désastre humain qu’ils ont engendré.

MON AVIS :
Un roman épistolaire sur le délitement de la vie de personnes âgées.
Joseph et Zika doivent vivre séparément chez leurs enfants, afin que Zika puisse être soignée.
Cette séparation va entraîner une correspondance entre le couple, qui va également apprendre comment sont devenus leurs enfants à l'âge adulte.
Ils vont alors découvrir que malgré l'éducation et la morale donnée, ceux-ci sont bien différents, chacun dans un domaine différent: que ce soit au niveau de l'addiction et ses travers, que de la morale.
Ils vont alors devoir se remettre en question dans leur rôle de parent, et comprendre.
Cependant, un évènement tragique survient, et alors tout est remis en question,où la compréhension, le pardon, et les sentiments échangés, donneront le mot de la fin. Cette scène est violente et dure, et on n'imagine pas que cela puisse être. C'est là que se dévoile toute la rancoeur des enfants, qui ont mal compris l'amour filial et n'ont pas su construire leur vie, en étant des adultes sain de corps et d'esprit.
C'est une histoire sur la vie, la façon dont on la construit, les relations parents-enfants, les rancoeurs et les travers. C'est triste, désolant et douloureux.
Avec une écriture faisant vivre les sentiments des personnages.
Un bémol, la couverture, qui même si elle reflète bien le roman, ne m'a pas paru très attrayante.

Citations :
"Aujourd'hui, tout me coûtera plus que mon âge ne veut bien payer.
Rendre la clé à son propriétaire était au-dessus de ses forces.
La verveine est installée sur l'appui de la fenêtre, je l'arrose chaque jour...
Je suppose quà un moment on tombe de l'enfance, on s'en écrase comme d'un pommier trop haut, quand on se rend compte que vieillir, c'est une manière lente de disparaître.
Je dirais pourtant qu'il arrive un moment dans la vie où on devient son propre maître, et partant de là, où l'on est responsable de ses choix."

MA NOTE :3.5/5

Je remercie chaleureusement l'équipe de Chroniques de la Rentrée Littéraire pour cette belle découverte.



samedi 18 août 2012

PABLO SANCHEZ - LES DAMNES DU BACK OFFICE

RESUME :
Jeune cadre d'une multinationale de la finance, apprécié parce qu'il a su adapter sa vocation - de philosophe - au principe de réalité, César est chargé de remettre à flot la succursale de Barcelone, où rien ne va plus depuis le licenciement d'une employée manifestement déséquilibrée.

Le défi est risqué, mais bien belle l'opportunité pour l'ambitieux passé maître dans la gestion des ressources humaines. Il entonne aussitôt avec conviction le réjouissant refrain des méthodes éprouvées : prendre des décisions drastiques, couper des têtes, "booster" son personnel, se faire craindre et aimer, lui qui a tout sacrifié à sa carrière et assiste, impuissant, au naufrage de son mariage. Entre sa femme et lui : une absence ; un enfant qui devrait dormir paisiblement de l'autre côté du mur et qui pourtant ne s'y trouve pas.

Mais si l'humain est une ressource, une simple ligne de la "masse salariale", alors tout un chacun peut perdre pied et glisser dans les ornières où croupissent les perdants, les rebuts de l'efficacité globalisée.

Dans cette fable hyper-contemporaine aux accents de tragédie cynique, Pablo Sánchez radiographie les pratiques du management et les dégâts collatéraux du capitalisme sauvage sur ces nouveaux damnés de la terre qui oeuvrent à présent dans le back-office.


MON AVIS :
Un livre sur les travers du management et du pouvoir au sein d'une multinationale.
César se retrouve promu comme dirigeant d'une succursale à Barcelone, avec l'objectif de réorganiser l'équipe et et d'augmenter les résultats.
Celui-ci utilise tous les outils du management qui'il croit bons.Mais il se rend vite à l'évidence que ce sont les qualités humaines qui fonctionnent.
Il sera alors dérouté et s'adaptera ainsi qu'aux changements en cours dans sa vie personnelle.
Le thème est intéressant mais je n'ai pas été conquise pour les raisons suivantes:
écriture dense, très détaillée, beaucoup de références à la culture économique espagnole, pas assez de chapitres ce qui entraîne un manque d'aération du texte.
Cependant, la découverte fut intéressante.

MA NOTE : 2/5

CITATIONS :
"Betriu n'acceptera pas facilement mon autorité, et c'est là un des aspects clés.
L'étrange intériorité de quelqu'un aussi apparemment futile que Sara et l'insolence contenue d'Alfredo, qui renferme le germe d'une ambition qu'il faudra contrôler et réorienter.
Dans deux heures j'ai une réunion qui me fait peur.
Mais enterré dans la solitude absolue, sans richesses ni suite pharaonique.
Il faut que je supporte encore une semaine dans mon bureau..."


Je remercie chaleureusement l'équipe de Chroniques de la rentrée littéraire pour cette découverte !

mercredi 15 août 2012

MICHELE LAJOUX - LE CRIME DE LA RENARDE

RESUME:

 À certains moments, je redeviens comme quand j’étais enfant, je ne sais plus que je suis là, c’est ensuite comme un trou dans ma vie.

À l’école, je le faisais exprès. On me disait que j’étais toujours dans la lune. En fait, je n’allais jamais dans la lune, je n’ai jamais été tentée. Je rentrais en moi, je trouvais que c’était beaucoup plus intéressant. Je m’imaginais que je circulais dans mon cerveau pour y découvrir de quoi j’étais faite. Certains endroits étaient fermés à clé, jamais je n’ai pu y entrer, j’étais vraiment agacée. Au moment où je sentais que la serrure allait céder, le prof me criait dessus et tout était à recommencer. »
Cendrine, 23 ans, condamnée à vingt-cinq ans de prison pour le meurtre de son fils.
La jeune femme, qui n’aime pas s’exprimer sort progressivement de sa chrysalide. Du cahier bleu au cahier rouge, elle se cherche sans vraiment savoir où elle va. C’est le cahier noir qui lui apportera la révélation.

Michèle Lajoux brosse ici le portrait d’une jeune adulte blessée dans son enfance qui se reconstruit.
Plus qu’un roman sur l’infanticide, Le Crime de la Renarde exprime avec sensibilité, audace et pertinence le drame de la banalité et de l’isolement. Une colère vive, introspective, acérée, bousculant les idées reçues.
Toute vie est un fait divers…

MON AVIS :
Un sujet difficile, l'infanticide pour une lecture émouvante.
Cendrine, de sa cellulle, apprend à relater et décrire les évènements de sa vie qui l'ont amené à commettre cet acte.
On se retrouve face à une personne sans repères, avec des failles non cicatrisées. Une adolescence brisée par des viols, la honte, le non-dit.
Un passage à l'âge adulte  difficile, en ne sachant pas quelle est sa place, ses nouvelles responsabilités de parent, ni vers qui parler de ses problèmes.
C'est en prison, pour 25 ans, et suite à l'irréparable, que Cendrine va apprendre grâce aux médecins, à démêler l'écheveau des sa vie et de ses fêlures.
C'est un récit sensible, triste, émouvant, servit par une écriture respectueuse.
Une lecture intéressante mais dont on ne sort pas indemne.

MA NOTE:4/5
Citations:
"Les mères renardes. Quand elles savent qu'elles ne pourront pas les nourrir, que la vie seraient trop difficile pour eux, elles les tuent.
Ma vie avait toujours été ainsi, connexions incomplètes, sensations fugaces, émotions à moitié éprouvées, réalité à peine vécue.

Les souvenirs sont des fils d'araignée, si on tire trop fort, ils cassent mais ensuite on en retrouve les bouts collés partout, emberlificoté dans les méandres des galeries du cerveau."

Je remercie chaleureusement l'équipe de Chroniques de la Rentrée Littéraire pour cette belle découverte.










samedi 11 août 2012

ROMAIN SLOCOMBE- MONSIEUR LE COMMANDANT

RESUME :
Écrivain et académicien, Paul-Jean Husson s’est retiré en Normandie pour se consacrer à son œuvre, dans laquelle il laisse de plus en plus s'exprimer son antisémitisme « patriotique ». Bon père, doux et attentif, bien que volage, il voit son univers chaviré quand son fils lui présente Ilse, sa jeune épouse, lumineuse beauté aux traits aryens... et juive.
Quand la guerre éclate, Paul-Jean accueuille chez lui sa belle-fille et sa petite fille pour les protéger. Sa fascination pour la jeune femme devient une malédiction et le met face à un terrible dilemme : choisir entre l'amour ou ses convictions. Tout cela tient dans une lettre...


MON AVIS :

Un roman intéressant et captivant par le genre épistolaire et par le sujet traité.
En effet, Paul-Jean Husson, qui on ne sait si il a existé ou non, mais on sait que le contenu de l'histoire est réelle, comme précisé en préface, avec des modifications, afin d'éviter d'avoir des ressemblances avec des personnes ou des lieux.
L'histoire se déroule au coeur de la deuxième guerre mondiale, et est captivante, car Paul-Jean se retrouve à assumer rapidement sa belle-fille Ilse ainsi que ses petits-enfants.
Et surtout à les protéger car ils sont juifs.
Mais là est le dilemne, car notre protagoniste est antisémite et le prône fortement dans des  journaux. Tant et si bien, qu'il pense ainsi protéger sa famille.
Cependant, un autre combat s'impose à lui car il tombe amoureux d'Ilse et a du mal à gérer cette passion dévorante.
Toute l'intrigue est de suivre comment il va combattre à la fois son amour pour sa belle-fille et son sentiment antisémite tout en essayant de protéger sa famille, et donc la raison de cette lettre.
C'est une histoire intéressante et prenante, qui nous apprend beaucoup sur la vie quotidienne, avec des descriptions vivantes, mais également sur les méfaits de la guerre sur la population.

Citations :
"Arrivé précipitamment à l'agence Dardanne, je lus attentivement le rapport ainsi que des notes annexes...
Mais de toute façon, il fallait se rendre à l'évidence: ma belle-fille n'avait guère à craindre de la police du Préfet ...
Je vous recommande Ilse, Monsieur le Commandant, Traitez la bien, n'oubliez jamais que en dépit de tout, je l'aime encore."


MA NOTE : 5/5
COUP DE COEUR 2012

PHILIPPE ROUTIER - NOCES DE VERRE

RESUME :
Khadija a grandi dans la petite épicerie que tenaient ses parents à Puteaux. À la mort de sa mère, son père Tareq est reparti vivre au Maroc. À vingt ans, la jeune femme mène une vie simple et solitaire jusqu’au jour où elle rencontre Virgile, un garçon un peu frustre, mais sociable et au charme certain. Deux ans plus tard, parents d’un petit garçon, Virgile et Khadija s’installent dans un mas des environs de Cahors, où ils ne tardent pas à se marier. La jeune épouse aspire à un bonheur tranquille, mais très vite son existence bascule de façon terrifiante. Égoïste et tyrannique, Virgile la soumet à des humiliations puis à des brutalités régulières. Isolée et sans ressources, Khadija plonge dans l’enfer de la violence conjugale. Elle n’aura de cesse de protéger son fils, mais très vite un autre piège infernal se refermera sur elle.

MON AVIS :
Une histoire écrite comme un polar, car la tension monte au fur et à mesure de la lecture jusqu'à la fin.
L'histoire est triste et banale à la fois.Khadija tombe amoureuse de Virgile, ils ont un enfant et s'installent dans le village de Virgile.
Et c'est là que tout commence.Virgile devient violent et Khadija une femme battue.
L'intrigue est nouée et on suit avec haleine, la façon dont Khadija va réussir à sortir de cet engrenage infernal. On y apprend aussi comment Virgile se perçoit et quels sont les éléments qui vont lui permettre de comprendre son attitude et les moyens d'y remédier.
C'est un roman sur la vie, la violence envers les femmes, et il porte un regard sur les moyens de l'appréhender.

MA NOTE:5/5
Je remercie chaleureusement l'équipe de Chroniques de la Rentrée Littéraire pour cette belle découverte.




LEAH FLEMING -L'ENFANT DU TITANIC

RESUME :
15 avril 1912. Dans l’horreur du naufrage, deux femmes qui n’auraient jamais dû se rencontrer voient leurs destins liés à jamais. Sauvées in-extremis, May et son bébé trouvent chaleur et réconfort dans les bras de Celeste. Une amitié est née, qui se renforce au fil du temps. Mais alors que survivre a donné à Celeste courage et goût de la liberté, May semble n’avoir jamais surmonté le drame. Un lourd secret qu’elle porte depuis le soir du naufrage pèse sur sa conscience.

Englouti par les flots il y a 100 ans, le Titanic continue de fasciner... Portée par le film de James Cameron et son inoubliable histoire d’amour, la tragédie du paquebot mythique n’a rien perdu de sa force romanesque. En 1912, dans un monde à l’aube de sa modernité, la nature reprend ses droits, brisant en plein vol le rêve américain de milliers d’Européens. Sur les 2201 personnes embarquées, passagers et membres d’équipage, on ne comptera que 700 survivants, dont seulement 13 rescapés des eaux glaciales de l’Océan.

MON AVIS :
Une formidable saga qui s'étend sur un demi-siècle et trois continents.
Le naufrage du Titanic est le point de départ d'une saga familiale, avec des héros, héroïnes attachantes, prenant leur destin en main, et en évoluant tout au long de leur destin.
L'Histoire est également présente de la première guerre à la deuxiéme guerre mondiale en étant entremêlée au destin des personnages.
On y suit les impacts sur la vie quotidienne et les moyens que chacun trouve pour l'améliorer.
Le fil conducteur est un chausson de bébé en dentelle qui depuis le naufrage du Titanic jusqu'au point final du roman, connaîtra un destin surprenant et intéressant.
L'écriture est vivante, fluide, le rythme est donné, on ne s'ennuie pas.
C'est un coup de coeur que cette formidable saga qui nous emporte sur les traces de May et de Céleste, et on n'a pas envie de les quitter. 


MA NOTE :5/5
COUP DE COEUR 2012

 RESUME : « Ici, soigner c’est prescrire. La confiance n’est pas un enjeu fondamental. La confiance est entre les mains des murs, des portes...