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dimanche 29 août 2021

KIM THUY - EM

RESUME :

Au Vietnam, le mot em sert à dire sa tendresse, sa délicate attention pour l’autre, plus jeune ou plus âgé. Dans un square de Saigon, sous un banc, un bébé a été abandonné. Louis, orphelin métis, de quelques années son aîné, le couche dans une grande boîte en carton.

 Il l’appelle Em Hong, « petite sœur » Hong. Louis prendra soin d’elle jusqu’à ce qu’ils soient séparés, lors de l’opération Babylift, au printemps 1975, qui évacue peu avant la chute de la ville les orphelins de guerre et enfants nés de GI’s. Sans le savoir, ils auront des vies parallèles, celles d’enfants américains adoptés. Ils ignorent ce que leur existence doit à la multitude de destins brutalisés avant eux dans le long conflit vietnamien.

 Em, c’est le fil qui relie les ouvriers des plantations de caoutchouc en Indochine aux femmes des premiers salons de manucure en Amérique du Nord. Ce sont les liens d’amour et de haine entre les vies brisées de la « guerre américaine ».

Dans ce roman, Kim Thúy noue des histoires vraies, pleines d’images fortes, méconnues ou aussi célèbres que la photo prise à My Lai. Sa prose lyrique et sobre nous embarque dans une traversée bouleversante de l’Histoire.

MON AVIS : 
Un roman touchant, émouvant, court et ciselé.
Effectivement, l'on suit l'histoire de la guerre du Vietnam ainsi que l'opération Babylift en 1975, et l'évacuation des enfants vietnamiens, de père américain, évacués aux Etats-Unis, et adoptés.
Comment on grandit avec cet héritage, la recherche de ses racines, la compréhension de son passé. 
Tout est raconté avec finesse, douceur.
Un roman émouvant, qui confirme les qualités d'écriture de l'auteur.

MA NOTE :4/5

dimanche 19 septembre 2010

GIL COURTEMANCHE - UN LEZARD AU CONGO

GIL COURTEMANCHE - UN LEZARD AU CONGO



RESUME :
L'Afrique est entrée dans la vie de Claude alors qu'il menait au Québec une vie ordinaire. Depuis elle ne l'a plus lâché. Juriste à la Cour pénale internationale de La Haye, il instruit le procès de Thomas Kabanga, un criminel de guerre congolais. Un vice de procédure suffit à ruiner ses espoirs : Kabanga est relâché et rentre dans son pays. À Bunia, petite ville minière du sud du Congo, en pleine zone de rébellion, Claude continue de recueillir des preuves contre Kabanga et finit par s'ériger en protecteur des enfants-soldats qui furent ses victimes. Mais une fois qu'il aura rencontré ces êtres de chair et de sang, bourreaux ou enfants-soldats, que restera-t-il de ses idéaux?


MON AVIS :
Un roman sur la guerre et le fléau de l'embrigadement des enfants.
L'auteur, qui était consultant lors du procès d'un chef de guerre congolais(Thomas Labanga dit Kabanga dans le roman) ,est parti au Congo, suite à des vices de procédure, et a eu l'idée d'écrire cette fiction.
Il s'ensuit un roman sombre, dur, cru, où Claude, le narrateur se retrouve désemparé face au retour de Kabanga dans village.Se positionnant comme justicier des enfants-soldats,il part au Congo, et retrouve tous les enfants-soldats qui furent ses victimes.Cependant, les enfants devenus des adolescents, adultes, marqués, vont s'ériger eux-mêmes en justiciers et Claude va s'apercevoir que le village est régit par des règles particulières, propres au village.
Le tout servi par un style sobre, noir, que l'on lit d'une traite.
Une belle lecture et un thème délicat traité avec finesse et sensibilité.

« Ce livre a été chroniqué dans le cadre de la rentrée littéraire 2010 en partenariat avec Ulike. »

dimanche 4 juillet 2010

VELMA WALLIS - LE CADEAU DU FROID

VELMA WALLIS - LE CADEAU DU FROID

RESUME :
Le Cadeau du froid relate une des légendes fondatrices des tribus d’Alaska. Elle convoque une époque où la culture occidentale était inconnue de ces peuples nomades.
Lors d’un hiver des plus rigoureux, une tribu vient à connaître la faim : plus de réserve de baies, la viande se fait rare et les hommes sont trop faibles pour chasser. Pour espérer survivre, ils doivent marcher, inlassablement, laissant derrière eux les plus anciens. Comme beaucoup avant elles, deux vieilles femmes sont abandonnées au beau milieu de la grande plaine blanchie par la neige, avec deux peaux de phoque pour leur tenir chaud.
Alors qu’elles s’apprêtent à s’endormir, l’une se rappelle un lieu de son enfance, où la rivière regorge de poissons, et les buissons de lapins. Luttant contre le froid qui les mord, le vent qui épuise leurs membres fatigués, elles avancent coûte que coûte dans la plaine, réapprenant petit à petit les gestes de leur jeunesse : entretenir le feu, poser les pièges pour se nourrir, creuser le sol pour trouver les racines comestibles…
Pendant ce temps, la tribu subit toujours les ravages de la faim , et chacun s’interroge en secret sur le destin des deux anciennes, sans savoir encore qu’ils leur devront la vie.
Sagesse venue d’Alaska, 
Le Cadeau du froid est un merveilleux conte de courage et de survie, qui nous rappelle la richesse de l’expérience, de l’entraide et de la volonté.


BIOGRAPHIE DE L'AUTEUR :
Née en Alaska, dans une tribu athabaskane, Velma Wallis a été élevée dans les valeurs traditionnelles de son peuple, bercée des légendes transmises de mère en fille depuis des générations


MON AVIS :
Un conte oral se transmettant de générations en générations.
On y voit la Tribu abandonner les personnes âgées qui deviennent un fardeau.
Mais ces ancêtres vont trouver en eux-mêmes des forces enfouies pour survivre.
Elles auront au bout de la saison d'hiver, emmagasiné de bonnes réserves de nourriture et confectionné de nombreux habits.Cependant, la Tribu leur manque ainsi qu'elles manquent à la Tribu. La reconquête entre ces deux groupes (La Tribu et les Ancêtres) va se faire progressivement où chacun va apprendre et découvrir les qualités de l'Autre.
C'est ce cheminement des relations humaines et de la valorisation des Ancêtres qui est intéressant. Car la Tribu s'aperçoit que les Ancêtres sont riches en enseignement d'expérience et en sagesse, ce qui permet de progresser.


Une belle histoire que l'on peut lire également en littérature ado.


Merci à GRENIER DE CHOCO qui l'a fait voyager jusqu'à moi.


MA NOTE :3/5

 RESUME : « Ici, soigner c’est prescrire. La confiance n’est pas un enjeu fondamental. La confiance est entre les mains des murs, des portes...