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jeudi 1 novembre 2012

JULIE OTSUKA - CERTAINES N'AVAIENT JAMAIS VU LA MER

RESUME :
Nous sommes en 1919. Un bateau quitte l'Empire du Levant avec à son bord plusieurs dizaines de jeunes femmes promises à des Japonais travaillant aux États-Unis, toutes mariées par procuration.
C'est après une éprouvante traversée de l'Océan pacifique qu elles rencontrent pour la première fois à San Francisco leurs futurs maris. Celui pour lequel elles ont tout abandonné. Celui auquel elles ont tant rêvé. Celui qui va tant les décevoir.
À la façon d'un choeur antique, leurs voix se lèvent et racontent leurs misérables vies d'exilées... leurs nuits de noces, souvent brutales, leurs rudes journées de travail dans les champs, leurs combats pour apprivoiser une langue inconnue, la naissance de leurs enfants, l'humiliation des Blancs... Une véritable clameur jusqu'au silence de la guerre et la détention dans les camps d'internement - l'État considère tout Japonais vivant en Amérique comme traître. Bientôt, l'oubli emporte tout, comme si elles, leurs époux et leurs progénitures n'avaient jamais existé.


MON AVIS :
Un roman tiré d'histoires vraies, celle des japonaises ayant été mariées à des japonais américains résidant en Californie, et les rejoignant, en ne connaissant d'eux qu'une photo.
Cette vérité est habilement mêlée à la fiction, et cela en fait un récit captivant et passionnant, servit par une écriture claire et douce.
Ces femmes vont aller au-devant d'un destin inconnu.
Elles vont s'adapter, se battre contre les épreuves, élever leurs enfants, travailler avec leur mari, ou le quitter.
La seconde guerre arrive, les japonais américains sont envoyés en camps de réinstallation,  loin de la côte californienne. 
Alors, tout est à recommencer, l'exil vers l'inconnu, laisser ses magasins, ses champs de légumes, de fleurs, ses restaurants, les copains et l'école pour les enfants, pour aller au-devant d'un nouveau destin.
L'histoire est racontée par la voix collective, ce qui lui donne plus de force, de tristesse, de gaieté, de colère, d'espoir.
Ce roman lève le voile sur des destins  brisés ou joyeux, de jeunes japonaises, qui croyant à un meilleur avenir, s'exilèrent aux Etats-Unis.

L'interview de Julie Otsuka 

Citations:
"Sur le bateau, nous nous interrogions souvent, nous plairaient-ils, les aimerions-nous ? Les reconnaîtrions-nous d'après leur portrait quand nous les verrions sur le quai ?"
"Le contraire du blanc n'était pas le rouge, mais le noir."
"Parce qu'à présent, nous étions sur le bateau, le passé était derrière nous et il n'y avait pas de retour possible."
"Nous ne rêvions plus.Nous n'avions plus envie.Nous travaillions, c'est tout."
"Car nous savions que nos filles nous quitteraient à l'instant où elles se marieraient, alors que nos fils s'occuperaient de nous quand nous serions vieilles."

MA NOTE :4/5

mardi 3 août 2010

AKI SHIMAZAKI - TSUBAKI - LE POIDS DES SECRETS tome 1

 AKI SHIMAZAKI - TSUBAKI - LE POIDS DES SECRETS tome 1



RESUME :

Dans une lettre laissée à sa fille après sa mort, Yukiko, une survivante de la bombe atomique, évoque les épisodes de son enfance et de son adolescence auprès de ses parents, d'abord à Tokyo puis à Nagasaki. Elle reconstitue le puzzle d'une vie familiale marquée par les mensonges d'un père qui l'ont poussée à commettre un meurtre.
Obéissant à une mécanique implacable qui mêle vie et Histoire, ce court premier roman marie le lourd parfum des camélias (tsubaki) à celui du cyanure. Sans céder au cynisme et avec un soupçon de bouddhisme, il rappelle douloureusement que nul n'échappe à son destin.
Née au Japon, Aki Shimazaki vit à Montréal depuis plus de dix ans. Tsubaki est le premier volet de sa pentalogie Le Poids des secrets, qui comprend également Hamaguri, Tsubame, Wasurenagusa et Hotaru .


MON AVIS :
Un roman court avec une écriture fine.C'est l'histoire de Yukiko, qui apprend le secret familial, gardé tout au long de sa vie, par sa mère, lors du décès de celle-ci.
Yukiko, plonge alors, par des lettres rédigées à son intention,dans  l'histoire de sa mère et ce qui a amené ce secret familial, qui pèse sur ses épaules depuis son enfance.
C'est tout ce cheminement que l'on suit, les questions, les doutes, les angoisses, la colère,la peur, la haine, l'amour, l'amitié, avec en toile de fonds la guerre et les bombes tombant sur le Japon.
C'est un roman court, clair, agréable.
Il ne me reste plus qu'à lire la suite.
Merci à Clara de l'avoir fait voyager et à Cachou pour le logo du livre voyageur.


MA NOTE : 3/5

samedi 24 janvier 2009

MINEKO IWASAKI - MA VIE DE GEISHA

MINEKO IWASAKI - MA VIE DE GEISHA

RESUME

Jugée digne, à l'âge de trois ans, de devenir l'héritière de la « maison de geishas » la plus prisée de Kyoto, Mineko Iwasaki décide de quitter ses parents pour les sauver de la misère. On lui apprend la danse, la musique, la calligraphie, la discipline. Mais elle découvre peu à peu, derrière les kimonos de soie et les réceptions prestigieuses - où magnats de l'industrie, monstres sacrés du cinéma et têtes couronnées se disputent sa compagnie dans les année 60 et 70. C'est d'ailleurs elle qui a conseillé l'auteur Arthur Golden pour son best seller, "Geisha". Relation qui a mal tournée puisqu'elle a poursuivit monsieur Golden pour avoir écrit son nom à la fin du livre dans les remerciments, alors qu'elle désirait rester anonyme.

Dans sa biographie, Ma vie de Geisha, elle nous offre le témoignage boulversant de son histoire hors du commun : "On a dit de moi que j’étais la plus grande geisha de ma génération. Certes, j’ai receuilli les plus beaux succès. Mon destin a été jalonné d’extraordinaires défis et de merveilleuses gratifications. Et pourtant les astreintes de ce qui est plus qu’une profession - un véritable sacerdoce - m’ont finalement poussée à l’abandonner... Il est temps de lever les voiles du mystère qui plane autour de la vie des geishas. Je veux briser un silence vieux de trois cents ans. Je vous invite à me suivre dans le monde des fleurs et des saules, le monde de Gion-Kobu".

MON AVIS

Une excellente autobiographie qui reflète la dureté de la vie des geishas, et ce plus que dans le livre d'Arthur Golden (Geisha).

J'ai apprécié de lire les 2 et de voir le film.
C'est une bonne vision d'une partie de la culture japonaise.


MA NOTE : 5/5

 RESUME : « Ici, soigner c’est prescrire. La confiance n’est pas un enjeu fondamental. La confiance est entre les mains des murs, des portes...