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lundi 17 avril 2017

SOFI OKSANEN - NORMA

RESUME :
Le corps d'Anita Ross vient d'être retrouvé dans le métro de Helsinki. 
Les témoins sont unanimes : elle s'est jetée sur les rails. 
Norma, sa fille unique, refuse d'y croire. Anita ne l'aurait jamais laissée seule avec son secret : ses cheveux sont vivants, ils ressentent des émotions, s'animent et poussent si vite qu'elle est obligée de les couper plusieurs fois par jour. 
Prête à tout pour connaître la vérité, Norma décide de retracer les derniers jours de sa mère, allant jusqu'à se faire embaucher dans le salon de coiffure où elle travaillait. 
Ses découvertes font ressurgir un passé trouble qui n'est pas sans susciter l'attention d'un puissant clan de la mafia locale... 
« La photo se trouvait entre les pages de la bible depuis aussi longtemps que je me souvienne. Petite, j'allais la regarder en cachette. 
À cette époque, j'ignorais qui était la femme sur la photo. Mais la place solennelle qui lui était réservée me laissait présumer que ce n'était pas n'importe qui, de même que la réaction de ma mère. 
Avec ses cheveux d'une longueur surnaturelle, cette femme ressemblait davantage à une créature fabuleuse qu'à un être humain authentique.
Plus tard, après avoir appris à lire, j'ai compris le texte et le nom écrits sur la carte, et je me suis rendu compte qu'elle nous était apparentée. 

MON AVIS :
Une histoire intrigante, particulière, magique et policière à la fois.
La couverture reflète bien cette atmosphère de volume de cheveux, d'intrigues et d'espoir.
Effectivement, l'auteur utilise le symbole de la féminité: la chevelure, pour aborder les violences et l'exploitation des femmes dans le monde.
Ainsi, Norma, suite à la mort de sa mère, va enquêter, en remontant le fil de l'histoire familiale, où les cheveux ont une place importante, car ils ont des propriétés magiques: ils poussent tout le temps, au point de les couper quatre fois par jour, et ils ressentent les émotions, les influences autour de la personne qui a cette chevelure.
A travers la quête de Norma, on découvre que les extensions capillaires, sont un marché mondial très important, suscitant des appétits financiers. 
L'auteur aborde aussi les "usines à bébés", illégal marché des mères porteuses, où des femmes issues de milieux pauvres deviennent des "pondeuses" pour répondre à un marché de l'adoption.
Les thèmes abordés sont intéressants et mettent en lumière les violences différentes faites aux femmes.
Mais, le texte sous une forme policière, n'est pas toujours aisé à suivre, car les relations entre les personnages n'est pas toujours facile à comprendre.
Cependant, c'est une lecture que j'ai apprécié, pour les thèmes abordés et les recherches effectuées par l'auteur.

MA NOTE : 4/5

dimanche 25 janvier 2015

ARTO PAASILINNA - PRISONNIERS DU PARADIS

RESUME :
Après un amerrissage forcé, quarante-huit personnes organisent leur survie sur une île tropicale. Hormis les membres de l'équipage et un journaliste, les survivants sont des infirmières, des sages-femmes, des médecins et des travailleurs forestiers au service de l'ONU. 
Au fil des mois, le petit groupe apprend à vivre de la répartition égalitaire et de la solidarité. Lorsque les secours arrivent, déterminés à les ramener dans leurs pays respectifs, certains décident de résister... 
Avec leur humour décalé, leur sens suraigu de l'observation, leur profonde humanité et leur kyrielle de personnages bringuebalés entre utopie et réalité, les romans d'Arto Paasilinna ne cessent d'enfiévrer la littérature scandinave. Prisonniers du paradis fait partie de ces œuvres irrésistibles, au bord de l'implosion.

MON AVIS:
Une histoire rocambolesque qui arrive aux 50 passagers de cet avion qui amerrit d'urgence près d'une île tropicale en mélanésie.
Ces survivants qui sont des humanitaires au service de l'ONU vont recréer au fur et à mesure, une micro-société, avec répartition des tâches, poste de direction, planning familial, bar avec eau de vie de coco...
C'est une histoire amusante, incroyable, où l'auteur à son habitude, joue avec les détournements de situations.
L'analyse des personnages est intéressante et permet de voir un comportement différent sur cette île et avec ces conditions de vie, loin de la civilisation moderne.
Le style est fluide, joyeux et l'on ne s'ennuie pas  en suivant les aventures de nos rescapés.

Citations: "Presque tous les peuples dits primitifs, vivent selon les principes de la répartition égalitaire et de la solidarité."
"Aucun être doué de raison ne pourrait renoncer à cette splendeur, pour retourner dans l'Europe polluée, payer des impôts, lutter pour son espace vital, acheter des objets inutiles et se disputer avec les patrons pour des salaires de misère."

MA NOTE: 4/5

 RESUME : « Ici, soigner c’est prescrire. La confiance n’est pas un enjeu fondamental. La confiance est entre les mains des murs, des portes...