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dimanche 12 novembre 2017

CHOWRA MAKAREMI - LE CAHIER D'AZIZ

RESUME :
Au cours de l’hiver de 2004, Chowra Makaremi découvre en Iran un cahier contenant les Mémoires de son grand-père maternel, Aziz Zarei, disparu dix ans auparavant.
Il raconte ledestin tragique de la tante et de la mère de la jeune femme, toute deux militantes d’un parti d’opposition : la première, arrêtée et exécutée en 1982 ; la seconde, arrêtée en 1981 et assassinée en 1988 au cours d’exécutions de masse connues sous le nom de « massacre des prisons ». 
C’est ce cahier inédit à ce jour, présenté et traduit par Chowra Makaremi, qui fournit la matière principale de ce livre.S’y ajoutent des lettres des deux femmes et de leur père, ainsi qu’une préface et une postface qui éclairent l’enchaînement des faits qui a conduit la révolution iranienne de 1979 au régime de terreur et d’oppression qui a pris le nom de République islamique et qui perdure aujourd’hui.
Quelque vingt ans après les événements rapportés, ces Mémoires sont d’une actualité brûlante. Le monde est témoin, presque chaque jour, de crimes sans nom des autorités iraniennes défiant toute notion de justice.Mais il y a plus : à l’heure où des enquêtes indépendantes concourent à qualifier les massacres de 1988 de crimes contre l’humanité, plusieurs dirigeants iraniens actuels pourraient avoir à en répondre devant un tribunal international.
Ecrit par un homme ordinaire, le cahier d’Aziz porte l’intensité d’une parole arrachée à la mort. Pour Chowra Makaremi, il témoigne «de ces moments où l’Histoire, "avec sa grande hache" comme l’écrit Perec, pénètre les vies individuelles et en façonne aussi bien le cours que la texture même, ces moments où les destins singuliers, les expériences subjectives du temps et les événements du siècle se fondent dans un même creuset brûlant ». 

MON AVIS :
Un témoignage poignant et douloureux que l'histoire des filles d'Aziz.
En effet celles-ci, militantes du parti d'opposition en Iran, dans les années 80 et gagnantes aux élections, furent une menace pour le régime et comme beaucoup d'autres, furent victimes des sévices, tortures, barbaries qui s'ensuivirent.
Le cahier d'Aziz retrace le quotidien d'un père, grand-père, mari, homme, qui souffre de ce qui arrive à ses filles, se bat pour les voir, leur amener leurs enfants, conserver une vie quotidienne à ses petits-enfants, séparés de leurs parents.
Il raconte l'horreur de la répression sur les opposants au parti politique et l'impact sur les familles.
C'est sa petite-fille, Chowra qui ayant trouvé le cahier de son grand-père, l'a mit en écrit, et complété de lettres échangés entre les soeurs vivant en Iran, et la plus jeune finissant ses études en France.
C'est un douloureux témoignage, d'une absence de droits de l'homme et de la liberté, puisque que la répression fut effectuée sur des opposants au régime.

MA NOTE : 5/5

mercredi 30 juillet 2014

ZOYÂ PIRZÂD - C'EST MOI QUI ETEINS LES LUMIERES

RESUME :
Dans un quartier préservé d’Abadan, Clarisse, l’épouse et mère de famille à travers qui l’histoire se déploie, est une femme d’une profonde humanité, intelligente, d’une simplicité de cœur qui nous la rend spontanément attachante. Par ses yeux, on observe le petit cercle qui se presse autour du foyer : un mari ingénieur à la raffinerie, fervent de jeu d’échecs et de politique, les deux filles, adorables et malicieuses jumelles, Armène, le fils vénéré en pleine crise d’adolescence, et la vieille mère enfin qui règne sur la mémoire familiale.
Pourtant la très modeste Clarisse, cuisinière éprouvée qui se dévoue sans compter pour les siens, va bientôt révéler sa nature de personnage tchekhovien, au romanesque d’autant plus désarmant qu’il se montre on ne peut plus retenu. De nouveaux voisins se manifestent en effet, une famille arménienne débarquée de Téhéran qui va très vite bouleverser l’équilibre affectif de notre femme invisible.
Comme dans les romans de Jane Austen, Zoyâ Pirzâd dresse avec justesse et drôlerie le portrait d’une société patriarcale scellée par les usages et traditions des femmes.

MON AVIS :
Un roman intimiste, nous faisant entrer dans la vie de'une famille iranienne.
On vit avec Clarisse, mère de famille à Abadan, d'origine Arménienne, ville où la compagnie d'exploitation pétrolière est le principal employeur.
On suit Clarisse dans sa vie et ses activités liées à ses enfants, son mari, sa mère, sa soeur, et sa famille.
Mais l'arrivée de nouveaux voisins va bouleverser son équilibre.
Vont se révéler les émois adolescents de son fils, la malice des ses jumelles, la personnalité particulière de son voisin, les émois amoureux de sa soeur.
Clarisse va se alors se remettre en question et prendre du recul sur sa vie afin que chacun s'aperçoive qu'elle facilite leur vie quotidienne.
C'est une histoire attachante par l'exploration des sentiments, des doutes et des retours sur soi de Clarisse et de la façon dont elle va faire évoluer ses rapports avec son entourage.

MA NOTE : 4/5

L'auteur: 
Zoyâ Pirzâd, figure de proue de la littérature persane actuelle, elle est née en 1952 à Abadan, dans le sud-ouest de l'Iran, d'un père Iranien mais d'origine russe par sa mère et d'une mère armé­nienne, et vit aujourd'hui entre l'Iran et l'Arménie. Elle débute sa carrière d'écrivain après la révolution de 1979. En 1990, elle publie son premier recueil de nouvelles,Comme tous les après-midi. Suivront un deuxième recueil, Le Goût âpre des kakis (1997, 2009 pour la traduction française), puis un premier roman, Un jour avant Pâques.
Ces trois livres ont été réédités en 2002 en Iran en un seul volume intitulé Se ketab (Trois livres). Ses deux romans suivants la consacrent comme un auteur majeur : Cheragh-ha ra man khamush mikonam(C'est moi qui éteins les lumières), paru en 2001, obtient quatre récompenses en Iran, dont celle du meilleur livre de l'année, et On s'y fera (2004) reste l'un des grands succès de librairie de ces dernières années. Tous ses livres sont publiés en français chez Zulma, à l'exception de C'est moi qui éteins les lumières, qui paraîtra en 2011.



mercredi 22 mai 2013

DORIS LESSING - VICTORIA ET LES STAVENEY

RESUME:
Victoria n'a jamais oublié sa rencontre, à l'âge de neuf ans, avec une riche famille blanche, les Staveney. Ce souvenir entêtant la poussera, des années plus tard, à entamer une liaison avec leur fils, Thomas. De cette histoire naîtra Mary, petite fille à la peau claire et au sourire radieux. En adoration devant l'enfant, les Staveney proposent de l'accueillir chez eux de plus en plus souvent. Victoria, toute à la réalisation de la chance que représenterait une telle éducation pour sa fille, n'imagine pas quelles conséquences aura sa décision. La grande dame des lettres anglaises revient sur ses thèmes de prédilection : le racisme, l'hypocrisie, l'ambition. Un regard sans concession et d'une incroyable modernité sur notre époque.
L'auteur: Doris Lessing est née en Perse en 1919 et a vécu une grande partie de son enfance au Zimbabwe. Devenue célèbre dès son premier livre, Vaincue par la brousse (1950), elle est aussitôt apparue comme un écrivain engagé aux idées libérales. Prix Nobel de Littérature, elle est l'auteur d'une quarantaine d'ouvrages, parmi lesquels le célèbre Carnet d'or (Prix Médicis étranger), mais aussi Mémoires d'une survivante. Flammarion a notamment publié Le Rêve le plus doux (2004), Les Grand-mères (2005), Un enfant de l'amour (2007), et Alfred et Emily (2008).
MON AVIS:
Je découvre Doris Lessing avec ce roman.
C'est une histoire intéressante sur l'intégration d'une enfant métisse au sein d'une famille de la bonne société anglaise.Une famille moderne dans sa mentalité.
Il est bien retranscrit les difficultés des familles de couleur et la différence bien présente entre le monde des "blancs" et des "noirs" et les difficultés de passage d'un monde à l'autre.
J'ai bien aimé mais suis restée dépitée par la fin du roman, qui n'en est pas une pour moi.
Il manque la suite pour savoir ce qu'il advient de Mary à l'âge adulte.L'écriture quant à elle est agréable et m'incite à lire d'autres titres de cet auteur.
MA NOTE : 3.5/5

 RESUME : « Ici, soigner c’est prescrire. La confiance n’est pas un enjeu fondamental. La confiance est entre les mains des murs, des portes...