mardi 21 septembre 2021

MARIE-CHRISTINE GRAVET - L' ALCOOL, LE COMPRENDRE ET LE VAINCRE

RESUME : 

Le nombre de personnes ayant recours à l'alcool pour combattre le stress de la vie et la dépression ne fait que croître avec une dimension phénoménale inquiétante.

Voici un livre qui peut changer votre vie. Il vous fera comprendre que l'alcool n'est ni un refuge ni un médicament. Qu'il vous enferme dans un monde imaginaire et déformé où les souffrances mentales vous anéantissent progressivement jusqu'à la rupture du lien social pour certains.

Cet ouvrage révèle aussi au lecteur des témoignages d'ex-alcooliques et de leur entourage. Il s'adresse à tous ceux qui sont confrontés de près ou de loin aux problèmes liés à ce fléau et démontre qu'on peut s'en sortir tout en révélant quels en sont les moyens. 
Des points importants seront soulignés pour la guérison des victimes de cette dépendance qui ont avant tout besoin de réconfort et surtout de connaître les raisons pour lesquelles elles sont tombées dans ce piège.

Chapitre après chapitre vous apprendrez à combattre cet ennemi et à le vaincre. Une véritable renaissance vous attend et vous redécouvrirez l'énergie, la joie de vivre et la liberté. 

MON AVIS : 

Un ouvrage court, facile à lire, avec des conseils, et des témoignages, pour ceux qui veulent s'informer, comprendre, et ceux qui veulent entamer des démarches pour se sortir de la maladie mentale de l'alcool : l'alcoolisme.

MA NOTE : 4/5

Citation :

"Je n'avais pas compris que j'avais une maladie mentale. On ne boit pas pour rien, et nos pensées jouent aussi un rôle très important. J'avais remplacé la famille que je voulais avoir par l'alcool.

Vous ressentez un sentiment d'impuissance à ne pouvoir contrôler votre consommation. L'isolement et la dépendance arrivent à grands pas."

vendredi 3 septembre 2021

FREDERIC PLOUSSARD - MOBYLETTE

 

RESUME :

À quinze ans, Dominique se voyait déjà promener ses presque deux mètres à travers la campagne vosgienne sur une Peugeot 103 orange. Il a fait beaucoup d’efforts pour l’avoir à Noël et en finir ainsi avec la série des Noël pourris. Il y a cru, il a été très déçu. La déception est d’ailleurs une constante dans la vie familiale chaotique de Dom. La déception entre autres choses. 

De là à en déduire que la suite des événements en découle, il n’y a qu’un pas. Quelques pas pour être précis. 

Un foyer pour ados sorti d’un méchant conte de fée. Une vie de jeune père guère épanouissante.

 Une vie maritale en berne. Une séance de ciné qui vire au pugilat. Une baignade mouvementée. Des retrouvailles du troisième type dans les bois. Et deux sœurs aussi féroces qu’attachantes.
Accrochez-vous.

MON AVIS :

Un roman amusant, une histoire déjantée, des personnages abîmés par la vie, mais pleins d'énergie et d'espoir.

Dom, le héros, a un grand coeur, beaucoup d'humanité, et est embarqué dans la vie du foyer 'La dent du Diable" et de ses résidents, adolescents difficiles et complexes. Deux soeurs,  Mélanie et Cindy, sachant parfaitement quel est leur objectif: devenir femmes d'affaires et surtout comment y réussir.

C'est drôle, émouvant, jamais triste, et on passe un bon moment de lecture, qui n'est pas sans rappeler les romans de Barbara Constantine, me concernant.

MA NOTE : 4/5



lundi 30 août 2021

ALEX DAUNEL - LES INDECIS


RESUME : 

« Je ne vous ai pas demandé qui vous étiez. Mais quoi. Quel genre littéraire ? »

Voilà comment Max, 33 ans, est accueilli dans un bâtiment froid et austère avant de comprendre qu’il vient de mourir dans un accident de voiture. Il n’est ni au Paradis, ni au Purgatoire, mais à l’Inspiratoire où les morts doivent choisir un genre littéraire afin d’inspirer un auteur sur terre. Ils sont ainsi réincarnés en personnages de roman. Sous le choc de sa mort brutale, Max a plus de questions que de réponses. Il est, ce que l’on appelle, un « Indécis ».

Pour le guider, il peut compter sur Mme Schmidt, sa défunte professeure de français. Mais Max doit faire vite : il n’a que vingt-quatre heures pour prendre la plus importante décision... de sa seconde vie.

MON AVIS : 

Un roman frais et agréable, sur un thème difficile qu'est la mort, mais abordée de façon joyeuse.

On y suit Max, venant de mourir, qui ne se rend pas compte et doit choisir dans quel personnage littéraire, il veut poursuivre son chemin.

Cela l'amène à revenir sur lui, sa vie humaine, son parcours, afin de se découvrir réellement, de réapprendre à lire et à apprécier la lecture.

Une idée originale, une couverture agréable, une histoire joyeuse et dépaysante.

MA NOTE : 4/5

#LESINDÉCIS #NetGalleyFrance 

dimanche 29 août 2021

KIM THUY - EM

RESUME :

Au Vietnam, le mot em sert à dire sa tendresse, sa délicate attention pour l’autre, plus jeune ou plus âgé. Dans un square de Saigon, sous un banc, un bébé a été abandonné. Louis, orphelin métis, de quelques années son aîné, le couche dans une grande boîte en carton.

 Il l’appelle Em Hong, « petite sœur » Hong. Louis prendra soin d’elle jusqu’à ce qu’ils soient séparés, lors de l’opération Babylift, au printemps 1975, qui évacue peu avant la chute de la ville les orphelins de guerre et enfants nés de GI’s. Sans le savoir, ils auront des vies parallèles, celles d’enfants américains adoptés. Ils ignorent ce que leur existence doit à la multitude de destins brutalisés avant eux dans le long conflit vietnamien.

 Em, c’est le fil qui relie les ouvriers des plantations de caoutchouc en Indochine aux femmes des premiers salons de manucure en Amérique du Nord. Ce sont les liens d’amour et de haine entre les vies brisées de la « guerre américaine ».

Dans ce roman, Kim Thúy noue des histoires vraies, pleines d’images fortes, méconnues ou aussi célèbres que la photo prise à My Lai. Sa prose lyrique et sobre nous embarque dans une traversée bouleversante de l’Histoire.

MON AVIS : 
Un roman touchant, émouvant, court et ciselé.
Effectivement, l'on suit l'histoire de la guerre du Vietnam ainsi que l'opération Babylift en 1975, et l'évacuation des enfants vietnamiens, de père américain, évacués aux Etats-Unis, et adoptés.
Comment on grandit avec cet héritage, la recherche de ses racines, la compréhension de son passé. 
Tout est raconté avec finesse, douceur.
Un roman émouvant, qui confirme les qualités d'écriture de l'auteur.

MA NOTE :4/5

mercredi 25 août 2021

KERRY HUDSON - BASSE NAISSANCE

RESUME : 

Kerry Hudson est née en 1980 dans les quartiers populaires d'Aberdeen, en Écosse, d'une mère vulnérable, isolée et sans emploi, et d'un père alcoolique et absent. 

De centres d'accueil en bed and breakfast, sa petite soeur, sa mère et elle ont connu pendant près de vingt ans la précarité extrême, les queues le lundi matin aux caisses d'allocation, la détresse et la violence familiale. 

Aujourd'hui, Kerry est une femme mariée de quarante ans, qui a écrit deux romans et a voyagé de par le monde. Mais elle n'oublie pas l'enfant qu'elle a été.

Dans cette autobiographie, Kerry Hudson revient avec humour et fierté sur les lieux où elle a grandi, puise dans ses souvenirs et pose un regard acéré sur les inégalités de classe actuelles et les moyens de s'élever. 

S'abstenant de tout jugement et sentimentalisme, elle cherche à comprendre, à donner voix aux exclus et aux invisibles dont elle a un jour fait partie.

Basse naissance est un texte courageux sur la pauvreté, un récit aussi drôle que bouleversant sur l'urgence.

MON AVIS : 

Un récit autobiographique où l'auteur revient sur son enfance dans la pauvreté, la faim, le manque de stabilité familiale.

Des parents absents de leur rôle: une mère alcoolique, un père désintéressé, une famille désintéressée des enfants et liée à l'alcool font que Kerry  et sa sorur ont vécu de lieu d'accueil en lieu d'accueil, de déménagements successifs, des aides, de la faim au ventre, de la peur de ne pas savoir où dormir et manger le soir.

Malgré ces bases complexes et difficiles, Kerry a su surmonter ses grandes difficultés familiales et sociales pour s'élever, poursuivre des études, grâce à une force de caractère et une puissante volonté.

C'est courageux de sa part de nous livrer, à nous, lecteurs, son enfance chaotique.

A lire, pour comprendre ce qu'est la résilience et la force de vivre.

MA NOTE : 4/5

Citation:

"L'enfance heureuse, déchirée devant moi, n'était faite en réalité, que de déménagements successifs, de chaos et d'instabilité, tandis, que j'affichais sourire envers et contre tout.

Les gens ne sont pas SDF parce qu'ils n'ont pas de logement, mais à cause des problèmes de santé mentale, d'abus de substance toxiques, qui les poussent au suicide."

lundi 23 août 2021

VIRGINIE HAMONNAIS - NOYEE DANS L'ALCOOL

RESUME : 

C'est le récit rare d'une jeune femme à qui tout réussissait, qui est tombée progressivement dans l'alcool et la folie alcoolique. 

Noyée dans la vodka à 35 ans, Virginie Hamonnais a perdu la garde de son enfant, mené une vie d'errances et de grande souffrance pendant 5 ans.

" J'ai entendu dire que pour les malades alcooliques comme moi, il n'y avait que quatre issues possibles : la prison, l'hôpital psychiatrique, la mort ou l'abstinence. Je n'ai pas connu la prison, mais le commissariat de police et la cellule de dégrisement oui ; l'hôpital psychiatrique, j'y ai été une semaine, c'était choquant ; la mort, je l'ai frôlée à plusieurs reprises. 

Je reviens de loin, de très très loin, mais aujourd'hui j'en suis sortie et je suis totalement abstinente. "

MON AVIS : 

Un récit autobiographique, qui m'a interpellée car c'est une femme, une maman qui raconte sa descente aux enfers de l'alcool et les témoignages féminins ne sont pas courants.

L'alcool, qui lui a tout fait perdre : son enfant, une partie de sa vie, sa santé, son travail, de l'argent, des amis, des compagnons.

Car comme elle le dit, il est très facile de prendre un verre, puis deux, puis on continue, on en prend en semaine, chaque soir, et l'engrenage est en route, sans s'en rendre compte. Après, plus rien n'est possible dès le lever au coucher, sans alcool et l'on se noie dedans, la vie ne tourne qu'autour de cela, c'est de la toxicomanie ou addiction.

L'envie de s'en sortir est là sans être là, l'alccol lui sert de refuge, de béquille pour a avancer dans ses difficultés de vie.

Le jour où elle a enfin compris, pourquoi elle s'est noyée dans l'alcool, l'inceste qu'elle a subit et celui que son fils a subit également, en en prenant conscience, elle devient prête à arrêter et à entamer une nouvelle page de sa vie.

Comme le dit bien les soignants: quand le patient n'est pas prêt à lâcher et à regarder ce qui lui fait mal, il ne peut pas engager un parcours de soin utile.

Un récit intéressant et impressionant par les dégâts qu'alcool et les drogues en général causent.

MA NOTE : 4/5

samedi 21 août 2021

CLAIRE LE MEN - LE SYNDROME DE L'IMPOSTEUR

RESUME : 

Lucile Lapierre, jeune interne en médecine en proie à un sentiment maladif d’illégitimité, est affectée un peu par hasard à une unité pour malades difficiles d’un hôpital psychiatrique.

Dans ce récit initiatique inspiré de son expérience personnelle, Claire Le Men dresse un portrait juste et drôle de l’institution et fait voler en éclat nos présupposés sur la folie.

MON AVIS : 

Une BD qui explique bien le syndrome de l'imposteur, cette impression que ce n'est pas nous, qui savons effectuer les actions, qui réussissons, ce manque de confiance en soi, qui fait que l'on ne se croit pas capable, ni à la hauteur, alors qu'on l'est.

L'auteur, qui parle ici, de sa propre expérience, et explique également, le milieu psychiatrique, les malades et leur grande angoisse, qui les empêchent de vivre normalement, sans aide médicale.

C'est intéressant, car sous forme de BD, avec de l'humour, du respect et de la douceur.

MA NOTE : 5/5