mercredi 3 janvier 2018

vendredi 29 décembre 2017

JESSIE BURTON - MINIATURISTE

RESUME :
Nella Oortman n’a que dix-huit ans ce jour d’automne 1686 où elle quitte son petit village pour rejoindre à Amsterdam son mari, Johannes Brandt.
Homme d’âge mûr, il est l’un des marchands les plus en vue de la ville.
Il vit dans une opulente demeure au bord du canal, entouré de ses serviteurs et de sa sœur, Marin, une femme restée célibataire qui accueille Nella avec une extrême froideur. 
En guise de cadeau de mariage, Johannes offre à son épouse une maison de poupée, représentant leur propre intérieur, que la jeune fille entreprend d’animer grâce aux talents d’un miniaturiste. 
Les fascinantes créations de l’artisan permettent à Nella de lever peu à peu le voile sur les mystères de la maison des Brandt, faisant tomber les masques de ceux qui l’habitent et mettant au jour de dangereux secrets.S’inspirant d'une maison de poupée d’époque exposée au Rijksmuseum d’Amsterdam, Jessie Burton livre ici un premier roman qui restitue avec précision l’ambiance de la ville à la fin du XVIIe siècle. 
Maison miniature de Petronella Oortman
 au Rijksmuseum, à Amsterdam
Au sein de ce monde hostile, où le pouvoir des guildes le dispute à l'intransigeance religieuse et à la rigueur morale, la jeune Nella apparaît comme une figure féminine résolument moderne.
Œuvre richement documentée et conte fantastique, Miniaturiste est un récit haletant et puissant sur la force du destin et la capacité de chacun à déterminer sa propre existence. 

MON AVIS : 
Un contexte de l'âge d'or de la Hollande, de la prospérité des marchands d'Amsterdam, des conventions sociales fortes, du puritanisme,de la peur de l'Autre, du qu'en-dira-t-on, et de l'appât du gain.
Tous ces ingrédients font partis de la destinée de Nella, jeune fille orpheline de père, venant de la campagne, et mariée par sa mère, avec un riche marchand d'Amsterdam.
Le décor est planté, Nella arrive à Amsterdam et découvre sa nouvelle famille: Johannes, mari distant et absent pour ses affaires,Marin, sa froide belle-soeur, Cornelia et Otto , les serviteurs, Otto étant originaire du Suriname, et ayant une peau de couleur, et les deux chiens de la maison.
Elle s'ennuie, seule et sans chaleur, rêvant d'amour et de bébé. 
Pour l'occuper, Johannes lui offre un cabinet de curiosités: leur maison en miniature.
Pour la meubler, Nella fait appel à un miniaturiste, mais lorsque les miniatures représentant les évènements de la maison, arrivent, Nella, prend peur, mais apprend aussi à dompter son destin, sa vie à Amsterdam, et son nouveau rôle.
C'est une histoire passionnante, avec du suspens, de la chaleur, de l'amitié, des intrigues, où Nella, apprend grâce à sa maison minature, à devenir adulte, sûre d'elle, sachant déjouer les intrigues d'Amsterdam et devenant indispensable dans sa nouvelle famille.
Une excellente lecture, que je recommande.

MA NOTE : 5/5


jeudi 28 décembre 2017

MIGUEL BONNEFOY - SUCRE NOIR

RESUME :
Dans un village des Caraïbes, la légende d’un trésor disparu vient bouleverser l’existence de la famille Otero. À la recherche du butin du capitaine Henry Morgan, dont le navire aurait échoué dans les environs trois cents ans plus tôt, les explorateurs se succèdent. Tous, dont l’ambitieux Severo Bracamonte, vont croiser le chemin de Serena Otero, l’héritière de la plantation de cannes à sucre qui rêve à d’autres horizons.
Au fil des ans, tandis que la propriété familiale prospère, et qu’elle distille alors à profusion le meilleur rhum de la région, chacun cherche le trésor qui donnera un sens à sa vie. Mais, sur cette terre sauvage, étouffante, la fatalité aux couleurs tropicales se plaît à détourner les ambitions et les désirs qui les consument.Dans ce roman aux allures de conte philosophique, Miguel Bonnefoy réinvente la légende de l’un des plus célèbres corsaires pour nous raconter le destin d'hommes et de femmes guidés par la quête de l'amour et contrariés par les caprices de la fortune. Il nous livre aussi, dans une prose somptueuse inspirée du réalisme magique des écrivains sud-américains, le tableau émouvant et enchanteur d'un pays dont les richesses sont autant de mirages et de maléfices.

MON AVIS:
Un formidable roman d'aventures, d'exotisme, de chaleur et de destins conquérants.
C'est une lecture exotique, de pirates, de chasse au trésor, de lignée familiale de filles, qui restent ancrées à leur terre, leur domaine, dans le contexte magique des Caraïbes.
Serena, qui a soif d'aventures, rencontre le chercheur de trésor, Severo Bracamonte. Serena, au décès de ses parents hérite du domaine familial de canne à sucre, et avec l'aide de Severo, devenu son mari, ils vont bâtir une grande rhumerie.
Ce sont des propriètaires terriens, qui font vivre plusieurs villages, exportent leurs produits.
Leur fille, la fille de feu, reprendra leur suite, elle aussi, en cherchant l'aventure, restera ancrée à sa terre.
C'est l'histoire de destins de femmes, d'hommes, tous ayant comme but, la soif de l'aventure, la découverte, la recherche du trésor du capitaine Morgan.
C'est une lecture exotique, parfumée au rhum, à la canne à sucre, aux fleurs exotiques, aux mets, à l'amour et à la passion.
C'est bien écrit, comme une fable philosophique, sur le sens de la vie et du destin.
Une très belle lecture, que je vous encourage à lire, au même titre que 'Le voyage d'Octavio'.

MA NOTE : 5/5

mercredi 27 décembre 2017

CEDRIC LALAURY - IL EST TOUJOURS MINUIT QUELQUE PART

RESUME :
Bill Herrington est un homme heureux. La cinquantaine approchant, il a une femme qu'il adore, deux filles aimantes, et un poste de professeur de littérature dans une prestigieuse école préparatoire.
Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes... jusqu'au jour où il trouve dans son casier l'exemplaire d'un roman à sensation publié par un mystérieux inconnu : Richard Philip Kirkpatrick. 
Pas de quoi chambouler le professeur Herrington. 
À un détail près : ce roman raconte une histoire vraie. 
L'histoire d'un crime dont Bill est persuadé que personne n’en avait eu connaissance. 
C'est du moins ce qu'il a toujours cru.
Ce livre étrange va bientôt envahir l'existence de Bill et tout contaminer autour de lui à la façon d'un virus. 

Sa vie paisible et confortable, ainsi que son équilibre psychologique, vont vite menacer de voler en éclats sous l'effet dévastateur de ce roman vengeur qui a réveillé tous les fantômes du passé

MON AVIS : 
Un thriller psychologique intéressant, inquiétant et émouvant.
C'est ce qui ressort pour moi, suite à cette lecture.
En effet, l'intrigue est l'édition d'un roman, qui reprends l'histoire d'un meurtre non élucidé, et le roman est envoyé à tous les protagonistes de cette affaire.
Un professeur d'université y est mêlé, et arrive à rencontrer l'écrivain, qui paraissait inconnu. 
S'ensuit, le déroulement de l'intrigue: pourquoi les romans sont envoyés à chacun, pourquoi écrire sur cette histoire, comment justice sera faite. 
L'intrigue est bien menée, le suspens distillé à petites touches.
Mais, sur la deuxième partie, il en manque, car j'ai vite compris la chute finale.
Cependant, c'est une lecture agréable et bien menée par l'auteur.

MA NOTE : 3.5/5

Badge Lecteur professionnel

lundi 4 décembre 2017

SARAH PINBOROUGH - MON AMIE ADELE


RESUME :
LOUISE
Mère célibataire, elle est coincée dans un quotidien minuté. Un soir pourtant elle embrasse un homme dans un bar… sans savoir qu’il est son nouveau patron.

DAVID
Psychiatre renommé et dévoué à sa femme, il regrette ce baiser mais ne peut s’empêcher de tomber amoureux de son assistante.


ADÈLE
L’épouse de David semble n’avoir aucun défaut. Si ce n’est de vouloir à tout prix devenir l’amie de Louise… 


Fascinée par ce couple modèle, Louise se retrouve malgré elle piégée au coeur de leur mariage. Et peu à peu, elle commence à entrevoir des failles.
David est-il l’homme qu’il prétend être ?
Adèle, aussi vulnérable qu’elle y paraît ?
Et par quel secret inavouable sont-ils liés l’un à l’autre ?


MON AVIS : 
Une lecture addictive et qui fait passer une nuit blanche!
C'est un bon thriller psychologique est fantastique et un page turner.
En effet, l'histoire se découvre au fur et à mesure de la lecture, sans que l'intrigue ne soit révélée.
Tout se joue sur nos nerfs, en nous emmenant sur des pistes différentes, qui s'avèrent vraies ou fausses.
On est immergés dans la vie de Louise, Adèle et David. 
On suit les difficultés de leur vie, de leur couple, de leurs sentiments, et comment ils font pour survivre à leur histoire particulière.
Mais qui croire dans cette histoire, où nous emmène t-on? 

J'ai été bluffée par l'histoire, son intrigue et surtout sa #findedingue
Un conseil: ne croyez rien dans cette histoire !


MA NOTE : 5/5
Badge Critiques à la UneBadge Lecteur professionnel

dimanche 12 novembre 2017

CHOWRA MAKAREMI - LE CAHIER D'AZIZ

RESUME :
Au cours de l’hiver de 2004, Chowra Makaremi découvre en Iran un cahier contenant les Mémoires de son grand-père maternel, Aziz Zarei, disparu dix ans auparavant.
Il raconte ledestin tragique de la tante et de la mère de la jeune femme, toute deux militantes d’un parti d’opposition : la première, arrêtée et exécutée en 1982 ; la seconde, arrêtée en 1981 et assassinée en 1988 au cours d’exécutions de masse connues sous le nom de « massacre des prisons ». 
C’est ce cahier inédit à ce jour, présenté et traduit par Chowra Makaremi, qui fournit la matière principale de ce livre.S’y ajoutent des lettres des deux femmes et de leur père, ainsi qu’une préface et une postface qui éclairent l’enchaînement des faits qui a conduit la révolution iranienne de 1979 au régime de terreur et d’oppression qui a pris le nom de République islamique et qui perdure aujourd’hui.
Quelque vingt ans après les événements rapportés, ces Mémoires sont d’une actualité brûlante. Le monde est témoin, presque chaque jour, de crimes sans nom des autorités iraniennes défiant toute notion de justice.Mais il y a plus : à l’heure où des enquêtes indépendantes concourent à qualifier les massacres de 1988 de crimes contre l’humanité, plusieurs dirigeants iraniens actuels pourraient avoir à en répondre devant un tribunal international.
Ecrit par un homme ordinaire, le cahier d’Aziz porte l’intensité d’une parole arrachée à la mort. Pour Chowra Makaremi, il témoigne «de ces moments où l’Histoire, "avec sa grande hache" comme l’écrit Perec, pénètre les vies individuelles et en façonne aussi bien le cours que la texture même, ces moments où les destins singuliers, les expériences subjectives du temps et les événements du siècle se fondent dans un même creuset brûlant ». 

MON AVIS :
Un témoignage poignant et douloureux que l'histoire des filles d'Aziz.
En effet celles-ci, militantes du parti d'opposition en Iran, dans les années 80 et gagnantes aux élections, furent une menace pour le régime et comme beaucoup d'autres, furent victimes des sévices, tortures, barbaries qui s'ensuivirent.
Le cahier d'Aziz retrace le quotidien d'un père, grand-père, mari, homme, qui souffre de ce qui arrive à ses filles, se bat pour les voir, leur amener leurs enfants, conserver une vie quotidienne à ses petits-enfants, séparés de leurs parents.
Il raconte l'horreur de la répression sur les opposants au parti politique et l'impact sur les familles.
C'est sa petite-fille, Chowra qui ayant trouvé le cahier de son grand-père, l'a mit en écrit, et complété de lettres échangés entre les soeurs vivant en Iran, et la plus jeune finissant ses études en France.
C'est un douloureux témoignage, d'une absence de droits de l'homme et de la liberté, puisque que la répression fut effectuée sur des opposants au régime.

MA NOTE : 5/5

lundi 6 novembre 2017

PIERRE LEMAITRE - AU REVOIR LA-HAUT


PRIX GONCOURT 2015

RESUME :
" Pour le commerce, la guerre présente beaucoup d'avantages, même après." 

Sur les ruines du plus grand carnage du XX° siècle, deux rescapés des tranchées, passablement abîmés, prennent leur revanche en réalisant une escroquerie aussi spectaculaire qu'amorale. Des sentiers de la gloire à la subversion de la patrie victorieuse, ils vont découvrir que la France ne plaisante pas avec Ses morts...Fresque d'une rare cruauté, remarquable par son architecture et sa puissance d'évocation, Au revoir là-haut est le grand roman de l'après-guerre de 14, de l'illusion de l'armistice, de l'État qui glorifie ses disparus et se débarrasse de vivants trop encombrants, de l'abomination érigée en vertu.Dans l'atmosphère crépusculaire des lendemains qui déchantent, peuplée de misérables pantins et de lâches reçus en héros, Pierre Lemaitre compose la grande tragédie de cette génération perdue avec un talent et une maîtrise impressionnants.

MON AVIS :
Coup de coeur pour ce roman qui mérite bien son prix Goncourt.
C'est l'histoire d'une gigantesque arnaque, mais également d'une revanche sur la guerre et l'abandon de beaucoup de "poilus", restés vivants et avec des séquelles physiques ou psychologiques.Les deux personnages sont attachants, ils sont liés du fait de ce qui leur est arrivé dans la tranchée 113 et de leur lieutenant, Henri Aulnay-Pradelle.C'est bien écrit, vivant, on suit la survie puis l'idée et la mise en place de l'arnaque, que mettent en place Albert et Edouard.On est immergés dans leur quotidien, les actions de la Nation, pour donner des sépultures aux soldats morts au combat, les nombreuses inhumations dans les cimetières, les livraisons de cercueils, le commerce qui y est lié, ainsi que les trafics et la corruption.C'est tout le contexte de cette fin de première guerre qui est montré, pour comprendre l'importance du monument aux morts, les stèles, les statues.C'est aussi de la dérision, sur soi, les autres, les conventions, les belles paroles des politiques, et malgré des faits tristes, l'espoir et la vie sont toujours présents.Une belle lecture, attachante, par les personnages et leur personnalité, et avec un thème intéressant.

*Le roman a été adapté en BD en Octobre 2015
*Le film est sorti au cinéma sous le titre : 
Au-revoir là haut en Octobre 2017
MA NOTE :5/5

lundi 30 octobre 2017

MICHEL LE BRIS - KONG


RESUME :
Eprouvés par la Grande Guerre, Ernest Schoedsack et Merian Cooper décident de réaliser un film réaliste sur le vrai visage de la guerre. 
Ce dernier rencontre un succès critique mais les deux réalisateurs sont déçus. 
Plus tard, ils sortent un second film, King Kong, pour lequel sont inventées de nouvelles techniques d'animation et qui marque les esprits par son audace et sa folie

MON AVIS :
Un roman qui doit se lire doucement, afin de s'imprégner de son histoire, de ses personnages, du contexte et des évênements historiques.
On y suit l'histoire de deux soldats, rescapés de la première guerre et qui deviennent amis: Cooper et Shooty.
Ils ont tous deux l'envie de montrer par des films les effets de la guerre, telle qu'elle est vécue au quotidien.
C'est ainsi que débute leur carrière, puis ils parcourent le monde, pour filmer des endroits, des personnages méconnus.
En revenant aux USA, ils mettent en place avec leur équipe, le projet gigantesque d'un film inédit ; KING KONG.
Un genre nouveau est né : le film avec des effets spéciaux, des frissons, une gigantesque marionnette articulée, et une histoire romantique.
Le succès est au rendez-vous, mais avec la deuxième guerre, qui se profile, il faut gérer le succès et la suite du parcours des studios de cinéma, et de la maison de production, dont ils sont les dirigeants.
C'est bien écrit, facile à lire, intéressant, riche en rebondissements, aventures, et documenté, avec les faits et le contexte de l'époque.
Ne vous laissez pas rebuter par les 900 pages, elles se lisent vite, et sont vivantes et lumineuses.

MA NOTE :5/5

Badge Lecteur professionnel

samedi 28 octobre 2017

EVELEEN VALADON - MES PENSEES SONT DES PAPILLONS

RESUME :
« Cette maladie est quelque chose d’impalpable. Une pensée qu’on oublie, ça ne se raconte pas, ça ne se rattrape pas, comme les papillons ! 
Il n’y a pas de symptômes physiques.
Cela ne se voit pas. 
C’est comme un déraillement, mais on en est conscient. 
On se voit flotter. On est soi et on est une autre. Cela ressemble à un dédoublement de personnalité.
Et cet autre, il faut le rencontrer, l’apprivoiser. C’est un enfant adopté. Tantôt, on l’accepte, tantôt on ne l’accepte pas. 

J’essaie de bien le recevoir, de ne pas me mettre trop en colère. Mais c’est un grand bouleversement. »
Eveleen Valadon a été diagnostiquée malade d’Alzheimer voici quatre ans. Ce livre raconte son combat contre une pathologie qu’elle se refuse à nommer. Elle a voulu nous dire, en son nom et en celui de tous les autres, qu’elle n’est ni démente ni agressive, et tordre le cou aux stéréotypes dont cette maladie est porteuse. Eveleen lutte pour retrouver la femme qu’elle n’a pas cessé d’être, et pour montrer à cet ennemi de l’intérieur qu’elle ne va pas se laisser effacer


MON AVIS :
Un récit émouvant et touchant sur la maladie d'Alzheimer.
Eveleen atteinte par cette maladie, nous explique avec l'aide de Jacqueline, journaliste, les difficultés au quotidien, de cette maladie, et combien il est difficile de l'accepter.
Ayant été une femme active, cultivée, professeur, apprend qu'elle est atteinte de la maladie d'Aloïs, pour ne pas nommer Alzheimer.
C'est un combat au quotidien qui se met en place, où la mémoire directe, de l'instant présent, fuit, où l'on se retrouve comme étranger à notre corps, à la vie, où chaque geste, activité deviennent des calvaires.
On ne sait plus se repérer dans le temps, donc difficile de retenir les rendez-vous médicaux nécessaires pour la maladie.
On ne se repère plus dans les lieux, on perd l'usage des objets quotidiens, tout devient très difficile et exténuant.
Mais de l'extérieur, les signes ne sont pas forcément visibles au début et pendant l'âge d'or de la maladie. Ce qui est encore plus difficile pour le malade, qui a besoin d'une constante patience et bienveillance.
Eveleen a eu du courage de nous raconter son histoire, pour la faire mieux connaître de l'intérieur, car quoi de plus difficile de vivre dans sa tête, dans une maison bancale, que de vivre dans une maison en dur.


MA NOTE : 3.5/5

Interview de l'auteur 

Badge Lecteur professionnel

jeudi 26 octobre 2017

AUDUR ALVA OLAFSDOTTIR -ÖR

RESUME :
Se décrivant lui-même comme un « homme de quarante-neuf ans, divorcé, hétérosexuel, sans envergure, qui n’a pas tenu dans ses bras de corps féminin nu – en tout cas pas délibérément – depuis huit ans et cinq mois », Jónas Ebeneser n’a qu’une passion : restaurer, retaper, réparer.
Mais le bricoleur est en crise et la crise est profonde.
Et guère de réconfort à attendre des trois Guðrún de sa vie – son ex-femme, sa fille, spécialiste de l’écosystème des océans, un joli accident de jeunesse, et sa propre mère, ancienne prof de maths à l’esprit égaré, collectionneuse des données chiffrées de toutes les guerres du monde…
Doit-il se faire tatouer une aile de rapace sur la poitrine ou carrément emprunter le fusil de chasse de son voisin pour en finir à la date de son choix ?
Autant se mettre en route pour un voyage sans retour à destination d’un pays abîmé par la guerre, avec sa caisse à outils pour tout bagage et sa perceuse en bandoulière.
Ör est le roman poétique et profond, drôle, délicat, d’un homme qui s’en va – en quête de réparation.

MON AVIS :
Un roman court, qui nous amène des embruns d'Islande, et des thèmes de société actuels.
Jonas, homme seul, a des cicatrices a réparer. Pour cela, il se tourne vers un voyage vers un pays dévasté par la guerre, où il pourra se sentir utile, et panser ses plaies sentimentales.
En effet, Ör signifie "cicatrices", donc on devine le thème central du roman, les différentes aventures de notre héros, pour soigner ses örs et retrouver au bonheur, à la joie, et à la vie.
C'est bien écrit, intéressant, amusant par moment, joyeux par d'autres.

MA NOTE : 3.5/5