vendredi 8 octobre 2021

VINCENT DODIN - VICTOR ET SES DEMONS

RESUME :

Victor a quitté son père sur le seuil de la porte du psychiatre, le coeur gonflé de chagrin, les épaules lourdes du poids de la culpabilité. 

Il passe en revue mille plans susceptibles d'assouvir sa monstrueuse frénésie. Milan, son dealer occasionnel, doit zoner quelque part dans le centre de Lille. Le début de la nuit est pour lui terrifiant. Il se sent sombrer dans des abîmes mortifères et le seul moyen de s'en extraire et de le ramener à la vie reste de se faire du mal?

À son entrée en fac, rien ne laissait présager que Victor, dix-huit ans, séduisant, intelligent, aimé de ses proches sombrerait dans l'addiction la plus grave, mêlant alcool, cannabis et nuits blanches sur le net.

Pourquoi la solitude provoque-t-elle chez lui ces angoisses monstrueuses ?Quel est ce fardeau qui pèse sur ses épaules et lui rend la vie ordinaire insupportable ? Comment sortira -t-il de l'enfer ?

Pour élaborer ce roman psychologique, l'auteur s'est inspiré des cas cliniques rencontrés dans sa pratique.

De thérapie individuelle en thérapie familiale, le lecteur voyagera en terre inconnue à la recherche des secrets de familles qui empoisonnent les relations et à la découverte de tout ce qui libèrera peu à peu Victor de ses démons pour enfin redonner sens à sa vie.

Cet ouvrage s'adresse aux jeunes et à leurs parents directement concernés par la maladie. Il touchera aussi tous ceux, famille, amis, médecins, infirmiers, enseignants ou éducateurs qui sont confrontés à un adolescent addict.

MON AVIS :

Un roman bien fait pour expliquer l'addiction ou toxicomanie aux personnes qui ne sont pas du métier. Tout le cheminement de l'addiction est vécu à travers le parcours de Victor, jeune adolescent entrant en faculté.

Son sentiment de solitude, la honte, peur d'en parler à ses parents, car il veut se montrer "à la hauteur", et le contexte social, font l'amener à se droguer et à devenir addict.

Et là, la personnalité change et devient manipulatrice, agressive, ne voyant plus la réalité, voleuse, mensongère, bad trips, décompensation psychologique. Le tout amenant à une hospitalisation psychiatrique à sa demande.

Ensuite, on suit le parcours, difficile, du fait de la résistance du toxicomane à quitter le produit, pour aller voir au fond de lui, du sevrage et de la sortie de la toxicomanie, avec un sens trouvé à sa vie, les points de vigilance à avoir, et le dialogue renoué avec ses parents.

Un roman facile à lire et à comprendre, pour qui veut en savoir plus.

MA NOTE : 3.5/5

dimanche 3 octobre 2021

VALERIE TUONG CONG - UN TESSON D'ETERNITE

RESUME : 

Anne Gauthier mène une existence à l’abri des tourments entre sa pharmacie, sa villa surplombant la mer et sa famille soudée.

Dans un climat social inflammable, un incident survient et son fils Léo, lycéen sans histoire, se retrouve aux prises avec la justice. Anna assiste impuissante à l’écroulement de son monde, bâti brique après brique, après avoir mesuré chacun de ses actes pour en garder le contrôle.

Qu’advient-il lorsqu’un grain de sable vient enrayer la machine et fait voler en éclats les apparences le temps d’un été ?

À travers un portrait de femme foudroyant d’intensité et d’émotion, Un tesson d’éternité remonte le fil de la vie d’Anna et interroge en un souffle la part emmurée d’une enfance sacrifiée qui ne devait jamais rejaillir.

MON AVIS : 

Un  roman bien écrit et une histoire intéressante sur les origines, ce qu'il en reste dans notre vie d'adulte et comment on les assimile.
Anne, quand son fils Léo se retrouve en prison, voit resurgir en elle tout ce dont elle fuit et a mis une chape de plomb depuis plusieurs années.
En parlant avec son fils des raisons qui l'on amené à se retrouver dans cet état, comprend que les peurs, la honte, les difficultés de classe sociale, se transmettent sans le dire. 
Cela l'amène à réfléchir sur sa vie actuelle, les façons de résoudre le passé et aider son fils.
C'est intéressant de suivre le parcours intérieur d'Anne, qui a beaucoup souffert, beaucoup oeuvré pour s'en sortir, et qui décide de prendre son destin en mains.
Une lecture intéressante et facile à lire.

MA NOTE : 4/5

mardi 21 septembre 2021

MARIE-CHRISTINE GRAVET - L' ALCOOL, LE COMPRENDRE ET LE VAINCRE

RESUME : 

Le nombre de personnes ayant recours à l'alcool pour combattre le stress de la vie et la dépression ne fait que croître avec une dimension phénoménale inquiétante.

Voici un livre qui peut changer votre vie. Il vous fera comprendre que l'alcool n'est ni un refuge ni un médicament. Qu'il vous enferme dans un monde imaginaire et déformé où les souffrances mentales vous anéantissent progressivement jusqu'à la rupture du lien social pour certains.

Cet ouvrage révèle aussi au lecteur des témoignages d'ex-alcooliques et de leur entourage. Il s'adresse à tous ceux qui sont confrontés de près ou de loin aux problèmes liés à ce fléau et démontre qu'on peut s'en sortir tout en révélant quels en sont les moyens. 
Des points importants seront soulignés pour la guérison des victimes de cette dépendance qui ont avant tout besoin de réconfort et surtout de connaître les raisons pour lesquelles elles sont tombées dans ce piège.

Chapitre après chapitre vous apprendrez à combattre cet ennemi et à le vaincre. Une véritable renaissance vous attend et vous redécouvrirez l'énergie, la joie de vivre et la liberté. 

MON AVIS : 

Un ouvrage court, facile à lire, avec des conseils, et des témoignages, pour ceux qui veulent s'informer, comprendre, et ceux qui veulent entamer des démarches pour se sortir de la maladie mentale de l'alcool : l'alcoolisme.

MA NOTE : 4/5

Citation :

"Je n'avais pas compris que j'avais une maladie mentale. On ne boit pas pour rien, et nos pensées jouent aussi un rôle très important. J'avais remplacé la famille que je voulais avoir par l'alcool.

Vous ressentez un sentiment d'impuissance à ne pouvoir contrôler votre consommation. L'isolement et la dépendance arrivent à grands pas."

vendredi 3 septembre 2021

FREDERIC PLOUSSARD - MOBYLETTE

 

RESUME :

À quinze ans, Dominique se voyait déjà promener ses presque deux mètres à travers la campagne vosgienne sur une Peugeot 103 orange. Il a fait beaucoup d’efforts pour l’avoir à Noël et en finir ainsi avec la série des Noël pourris. Il y a cru, il a été très déçu. La déception est d’ailleurs une constante dans la vie familiale chaotique de Dom. La déception entre autres choses. 

De là à en déduire que la suite des événements en découle, il n’y a qu’un pas. Quelques pas pour être précis. 

Un foyer pour ados sorti d’un méchant conte de fée. Une vie de jeune père guère épanouissante.

 Une vie maritale en berne. Une séance de ciné qui vire au pugilat. Une baignade mouvementée. Des retrouvailles du troisième type dans les bois. Et deux sœurs aussi féroces qu’attachantes.
Accrochez-vous.

MON AVIS :

Un roman amusant, une histoire déjantée, des personnages abîmés par la vie, mais pleins d'énergie et d'espoir.

Dom, le héros, a un grand coeur, beaucoup d'humanité, et est embarqué dans la vie du foyer 'La dent du Diable" et de ses résidents, adolescents difficiles et complexes. Deux soeurs,  Mélanie et Cindy, sachant parfaitement quel est leur objectif: devenir femmes d'affaires et surtout comment y réussir.

C'est drôle, émouvant, jamais triste, et on passe un bon moment de lecture, qui n'est pas sans rappeler les romans de Barbara Constantine, me concernant.

MA NOTE : 4/5



lundi 30 août 2021

ALEX DAUNEL - LES INDECIS


RESUME : 

« Je ne vous ai pas demandé qui vous étiez. Mais quoi. Quel genre littéraire ? »

Voilà comment Max, 33 ans, est accueilli dans un bâtiment froid et austère avant de comprendre qu’il vient de mourir dans un accident de voiture. Il n’est ni au Paradis, ni au Purgatoire, mais à l’Inspiratoire où les morts doivent choisir un genre littéraire afin d’inspirer un auteur sur terre. Ils sont ainsi réincarnés en personnages de roman. Sous le choc de sa mort brutale, Max a plus de questions que de réponses. Il est, ce que l’on appelle, un « Indécis ».

Pour le guider, il peut compter sur Mme Schmidt, sa défunte professeure de français. Mais Max doit faire vite : il n’a que vingt-quatre heures pour prendre la plus importante décision... de sa seconde vie.

MON AVIS : 

Un roman frais et agréable, sur un thème difficile qu'est la mort, mais abordée de façon joyeuse.

On y suit Max, venant de mourir, qui ne se rend pas compte et doit choisir dans quel personnage littéraire, il veut poursuivre son chemin.

Cela l'amène à revenir sur lui, sa vie humaine, son parcours, afin de se découvrir réellement, de réapprendre à lire et à apprécier la lecture.

Une idée originale, une couverture agréable, une histoire joyeuse et dépaysante.

MA NOTE : 4/5

#LESINDÉCIS #NetGalleyFrance 

dimanche 29 août 2021

KIM THUY - EM

RESUME :

Au Vietnam, le mot em sert à dire sa tendresse, sa délicate attention pour l’autre, plus jeune ou plus âgé. Dans un square de Saigon, sous un banc, un bébé a été abandonné. Louis, orphelin métis, de quelques années son aîné, le couche dans une grande boîte en carton.

 Il l’appelle Em Hong, « petite sœur » Hong. Louis prendra soin d’elle jusqu’à ce qu’ils soient séparés, lors de l’opération Babylift, au printemps 1975, qui évacue peu avant la chute de la ville les orphelins de guerre et enfants nés de GI’s. Sans le savoir, ils auront des vies parallèles, celles d’enfants américains adoptés. Ils ignorent ce que leur existence doit à la multitude de destins brutalisés avant eux dans le long conflit vietnamien.

 Em, c’est le fil qui relie les ouvriers des plantations de caoutchouc en Indochine aux femmes des premiers salons de manucure en Amérique du Nord. Ce sont les liens d’amour et de haine entre les vies brisées de la « guerre américaine ».

Dans ce roman, Kim Thúy noue des histoires vraies, pleines d’images fortes, méconnues ou aussi célèbres que la photo prise à My Lai. Sa prose lyrique et sobre nous embarque dans une traversée bouleversante de l’Histoire.

MON AVIS : 
Un roman touchant, émouvant, court et ciselé.
Effectivement, l'on suit l'histoire de la guerre du Vietnam ainsi que l'opération Babylift en 1975, et l'évacuation des enfants vietnamiens, de père américain, évacués aux Etats-Unis, et adoptés.
Comment on grandit avec cet héritage, la recherche de ses racines, la compréhension de son passé. 
Tout est raconté avec finesse, douceur.
Un roman émouvant, qui confirme les qualités d'écriture de l'auteur.

MA NOTE :4/5

mercredi 25 août 2021

KERRY HUDSON - BASSE NAISSANCE

RESUME : 

Kerry Hudson est née en 1980 dans les quartiers populaires d'Aberdeen, en Écosse, d'une mère vulnérable, isolée et sans emploi, et d'un père alcoolique et absent. 

De centres d'accueil en bed and breakfast, sa petite soeur, sa mère et elle ont connu pendant près de vingt ans la précarité extrême, les queues le lundi matin aux caisses d'allocation, la détresse et la violence familiale. 

Aujourd'hui, Kerry est une femme mariée de quarante ans, qui a écrit deux romans et a voyagé de par le monde. Mais elle n'oublie pas l'enfant qu'elle a été.

Dans cette autobiographie, Kerry Hudson revient avec humour et fierté sur les lieux où elle a grandi, puise dans ses souvenirs et pose un regard acéré sur les inégalités de classe actuelles et les moyens de s'élever. 

S'abstenant de tout jugement et sentimentalisme, elle cherche à comprendre, à donner voix aux exclus et aux invisibles dont elle a un jour fait partie.

Basse naissance est un texte courageux sur la pauvreté, un récit aussi drôle que bouleversant sur l'urgence.

MON AVIS : 

Un récit autobiographique où l'auteur revient sur son enfance dans la pauvreté, la faim, le manque de stabilité familiale.

Des parents absents de leur rôle: une mère alcoolique, un père désintéressé, une famille désintéressée des enfants et liée à l'alcool font que Kerry  et sa sorur ont vécu de lieu d'accueil en lieu d'accueil, de déménagements successifs, des aides, de la faim au ventre, de la peur de ne pas savoir où dormir et manger le soir.

Malgré ces bases complexes et difficiles, Kerry a su surmonter ses grandes difficultés familiales et sociales pour s'élever, poursuivre des études, grâce à une force de caractère et une puissante volonté.

C'est courageux de sa part de nous livrer, à nous, lecteurs, son enfance chaotique.

A lire, pour comprendre ce qu'est la résilience et la force de vivre.

MA NOTE : 4/5

Citation:

"L'enfance heureuse, déchirée devant moi, n'était faite en réalité, que de déménagements successifs, de chaos et d'instabilité, tandis, que j'affichais sourire envers et contre tout.

Les gens ne sont pas SDF parce qu'ils n'ont pas de logement, mais à cause des problèmes de santé mentale, d'abus de substance toxiques, qui les poussent au suicide."