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lundi 17 février 2020

CHO NAM-JOO - KIM JIYOUNG NEE EN 1982


RESUME:
En six parties, qui correspondent à autant de périodes de la vie de son personnage, d'une écriture précise et cinglante, Cho Nam-joo livre une photographie de la femme coréenne piégée dans une société traditionaliste contre laquelle elle ne parvient pas à lutter. 


Kim Jiyoung est une femme ordinaire, affublée d'un prénom commun - le plus donné en Corée du Sud en 1982, l'année de sa naissance.
Elle vit à Séoul avec son mari, de trois ans son aîné, et leur petite fille. 
Elle a un travail qu'elle aime mais qu'il lui faut quitter pour élever son enfant. 
Et puis, un jour, elle commence à parler avec la voix d'autres femmes. 
Que peut-il bien lui être arrivé ?
Mais qu'on ne s'y trompe pas : Kim Jiyoung est bien plus que le miroir de la condition féminine en Corée - elle est le miroir de la condition féminine tout court.

MON AVIS :
Un très bon roman, qui montre bien, sous toutes les coutures, la condition féminine en Corée du Sud, mais également, dans le reste du monde.
Ainsi, Kim Jiyoung, issue d'un milieu social favorisé et favorisant l'émancipation et l'autonomie, permet à Kim Jiyoung de faire d'excellentes études, qui lui plaisent.
A la recherche de son premier emploi, les déconvenues commencent, toutes liées subtilement au fait que cela soit une femme : candidature non retenue, missions confiées inintéressantes, salaire non réévalué.
Tout cela, car une femme, sera une maman, et de ce fait, arrêtera son travail, suite à la pression sociale et familiale, d'être une bonne mère, en élevant son enfant, surtout si le mari a un salaire suffisamment élevé pour assumer le foyer.
Telle est la condition, qui petit à petit se met en place pour Kim Young, malgré un mari ouvert à l'émancipation féminine, aidant et aimant.
C'est intéressant, car c'est un roman, mais on pourrait aussi l'apparenter à des situations vécues et cela montre le chemin que doivent encore faire les mentalités et la société pour accéder à de l'égalitaire.

Article sur la sortie du film tiré du livre 

MA NOTE :5/5


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samedi 14 mai 2016

YEONMI PARK - JE VOULAIS JUSTE VIVRE


RESUME:
Yeonmi a 13 ans, sa courte vie est déjà marquée par le désespoir. Elle n’a qu’une solution : fuir son pays, la Corée du Nord. Elle ne se doute pas que le chemin vers la liberté va l’entraîner en enfer… 
Après des années de privations et de harcèlement, par une nuit glaciale, Yeonmi, 13 ans, et sa mère, réussissent à traverser le fleuve Yalu qui marque la frontière entre la Corée du Nord et la Chine.
Elles laissent derrière elles leur pays natal et ses horreurs : la faim, la délation constante et surtout une répression impitoyable et le risque permanent d’être exécutées pour la moindre infraction.
Mais leur joie n’est que de courte durée. Rien ne les a préparées à ce qui les attend entre les mains des passeurs. Après plusieurs années d’épreuves inhumaines et un périple à travers la Chine et la Mongolie, Yeonmi atteint finalement la Corée du Sud. 
À 22 ans, Yeonmi est désormais une combattante : c’est l’une des plus influentes dissidentes nord-coréennes et une activiste reconnue des droits de l’homme.

MON AVIS:
Un livre dont on ne sort pas indemne et qui est inoubliable.
Ce témoignage d'une transfuge de Corée du Nord, est intéressant car il est neutre, c'est le récit de la vie de Yeonmi de ses 10 à 22 ans, où elle arrive enfin en Corée du Sud.
C'est un destin particulier et difficile. Car il est difficile d'avoir une vie douce, où l'on mange à sa faim, on écoute de la musique, on sort, on s'amuse, sans demander d'autorisation officielle quand on est née en Corée du Nord, où sévit la dictature.
Dans le pays natal de Yeonmi, les souris et les murs écoutent et répètent aux dirigeants tout ce qu'on dit, le dirigeant est celui qui crée la météo, et on le croit vu que les informations auxquelles on accès sont uniquement celles du régime.
Quand son père perd son travail au marché de métaux, la famille tombe en disgrâce, et subit la famine.
Une période très dure va s'ensuivre, obligeant Yeonmi et sa mère à fuir en Chine, espérant trouver de l'aide.
Le passage en Chine va être une période très difficile, où la traite des humains existe toujours, car elles vont être vendues. Elles seront séparées, se retrouveront, seront séquestrées. C'est très dur et malgré tout, Yeonmi va réussir par la force de son caractère à trouver du positif et à avancer vers la liberté.
Laquelle liberté, quand elle arrivera en Corée du Sud, sera une ultime étape à franchir, car il faut qu'elle l'apprenne et sache l'utiliser.
C'est une fois sa liberté appropriée, que Yeonmi a eu le courage de nous faire partager son incroyable destin.
Au final, c'est une lecture poignante, passionnante, empreinte d'optimisme, qui se lit d'une traite !

MA NOTE:5/5

dimanche 4 janvier 2015

HWANG SOK-YONG -PRINCESSE BARI

RESUME ; 
Princesse Bari conte l'histoire d'une jeune fille, frêle et courageuse, qui fuit la Corée du Nord à la fin des années 1990, se réfugie un moment en Chine avant de traverser l'océan à fond de cale d'un cargo et de débarquer dans un Londres clandestin où se côtoient toutes les langues et religions. 

A Londres, Bari gagne sa vie comme masseuse, mais elle ne soigne pas seulement les corps, elle console aussi les âmes.
Car Bari a hérité de sa grand-mère des dons de voyance qui lui permettent de voyager dans les rêves et de lire les cauchemars dont souffrent les autres. 

Ce roman habité par l'âme d'une jeune fille affrontant seule, avec confiance et obstination, de terribles épreuves, puise aux sources anciennes du chamanisme coréen : il transfigure une très ancienne légende où une princesse abandonnée va chercher à l'autre bout du Inonde l'eau de la vie qui permettra aux âmes des morts de connaître enfin l'apaisement.


MON AVIS : 
Le destin de Bari (7e fille d’une famille, dont le prénom, Bari signifie abandonnée), est poignant, émouvant, révoltant à la fois.
Effectivement, Bari, naît dans une famille aimante, mène une vie paisible, jusqu’à la période de grande famine, des années 1990 en Corée.

Cette famine est l’élément déclencheur de la perte et la dissémination de sa famille, qui doit s’exiler en Chine, pour survivre.
Les conditions de survie sont très difficiles (vivre dans un trou dans la terre à flanc de montagne, le toit étant fait de branchages ,en plein hiver,  afin d’éviter d’être arrêté et envoyé en camp) et la famille en est décimée.
Bari, se retrouvant seule, décide pour survivre, de tenter sa chance, en embarquant dans les cales d’un cargo, à destination de Londres.
Les épreuves vécues jusqu’à cet embarquement pour un avenir meilleur, et la suite de son destin, nous fait écho à ces milliers de réfugiés, qui au péril de leur vie, embarque dans ces enfers flottants, où la misère, la violence, la dureté règnent.

L’arrivée à Londres, n’est pas exempte de souffrances et de difficultés, car la dette envers les passeurs doit être honorée et longue à payer. 
Car l’Europe, loin d’être le paradis attendu, amène son lot de difficultés, de souffrances. 
Bari, elle, grâce à ses dons de voyance par la réflexothérapie, arrive à payer sa dette aux Serpents, les passeurs; mais alors qu’elle envisage une vie normale, le mauvais destin la rattrape en lui prenant à la fois son mari et son enfant.


C’est un roman fort, sur les conditions de vie et la famine vécue en Corée en 1990, les difficultés de survie et la rupture familiale, qui déstabilise.
Mais également sur toute la phase de reconstruction de soi, longue, difficile et semée d'embûches, lorsqu'on est exilé de sa patrie.

MA NOTE : 4/5

Merci à Des Pages et des Iles pour m'avoir suggéré cette lecture.

dimanche 1 août 2010

LEE GIL-WON : LA RIVIERE DU CREPUSCULE

LEE GIL-WON : LA RIVIERE DU CREPUSCULE

RESUME :
Recueil de poésie Coréenne
Suivre l’exemple de la rivière du crépuscule, méditer sur un nuage, écouter le conte de la fleur, les avertissements des cigales, ou dire simplement ce qu’on a sur le coeur.

À travers sa poésie Lee Gil-won observe le quotidien avec un humour et un franc-parler particulier, un peu à part de la mouvance naturaliste moderne. Il aime célébrer les beautés de la nature, visibles ou mystérieuses comme autant de manifestations organiques de la société.
Avec ce recueil, il convie le lecteur à se nourrir d’une poésie de l’instant vivant, des connivences tristes, des vérités de l’existence ou de la joie hédoniste.
La rivière du crépuscule se compose de cinquante poèmes de Lee Gil-won, traduits pour la première fois en français, illustrés par une trentaine de photographies d’Antoine Coppola.

MON AVIS :
Une découverte de la poésie coréenne que je ne connaissais pas.
Le recueil est composé de cinquante poèmes associés à de jolies photos.
Ce sont des poèmes faisant hommage aux parents et à la famille de l'auteur, aux chiens, animal préféré, et une ode à la nature.
On y retrouve des sentiments forts sur les effets de la guerre et sur les forces que chacun trouve en soi pour se relever. 
La nature est mise en valeur et considérée comme une personne à part entière et l'on voit la gente canine sous un autre aspect.
L'auteur utilise à la fois de l'humour noir et du réalisme dans ses poèmes, ce qui permet de marquer le ressenti rapidement.
C'est une belle découverte, à lire doucement, pour mieux s'imprégner.
Je remercie pour ce partenariat:
Blog O Book et les Editions Sombres Rets, 

 RESUME : « Ici, soigner c’est prescrire. La confiance n’est pas un enjeu fondamental. La confiance est entre les mains des murs, des portes...