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dimanche 17 mars 2024

THOMAS PESQUET - MA VIE SANS GRAVITE

 RESUME ;

Comment devient-on le plus jeune Français à partir vers la Station spatiale ? 
Comment passer de sa Normandie natale aux pas de tir de Baïkonour et de Cap Canaveral ?

Pour la première fois, Thomas Pesquet se raconte sans détour, dans un récit très personnel aussi drôle que surprenant. 

Il nous entraîne des coulisses de l'école des astronautes jusqu'au frisson du décollage, partage le quotidien de ses 396 jours à bord de l'ISS et l'émerveillement de découvrir, flottant dans le vide intersidéral, notre planète si fragile. 

Une autobiographie aux allures de roman d'aventures, dont le héros est devenu l'une des personnalités préférées des Français.

MON AVIS : 

Une autobiographie d'e l'astronaute français, qui a su m'intéresser à la découverte spatiale : Thomas Pesquet.
Par son partage de sa vie quotidienne en apesanteur, au sein de la station spatiale internationale, des contraintes, des expériences scientifiques, cela rend humain, leur vie d'astronaute.
Car il en faut du courage, des heures de travail sur soi, sur la théorie, les répétitions, les épreuves de survie, les épreuves de contrôle de soi, des machines, des expériences, pour réussir à être astronaute, et peut-être à partir en mission et faire des sorties extra-éhiculaires , dans l'espace.
C'est le destin fabuleux, mais qui a nécessité beaucoup de travail, qu'est celui de Thomas Pesquet.
Ce livre m'a fait voyager dans l'espace, partager avec les astronautes, leur peur, leur joie, leur fatigue, leur courage, et ce fut un beau voyage.

MA NOTE : 4/5

dimanche 10 mars 2024

COLIN THIBERT - UNE SAISON A MONTPARNASSE


RESUME : 

Dans le cercle fermé des soyeux lyonnais, Gabrielle étouffe. À la mort de son père, elle part s`installer à Paris dans l`espoir de devenir peintre. En 1920, les cafés, les bals, les bordels et les cabarets de la capitale sont en effervescence. En se frottant à la société cosmopolite des artistes de Montparnasse, la jeune femme découvre une existence plus libre et des amours plus dangereuses. Craignant un scandale, sa famille décide d`intervenir. Mais un événement à l`autre bout du monde va rebattre les cartes...

Une saison à Montparnasse est une plongée réjouissante dans le Paris des années folles, et surtout le portrait d`une femme émancipée, qui paie son audace au prix fort, avant de voir son talent récompensé.

MON AVIS :

Une histoire intéressante qui commence dans le milieu de la soierie à Lyon, où Gabrielle, laisse à ses frères l'héritage et la gestion de la soierie familiale.

Cette passionnée d'art, ne remplissant le rôle attendu par sa famille nantie, rejoint Paris pour étudier la peinture et s'installer dans le quartier de Montparnasse.

C'est là, qu'elle peut s'épanouir en cotoyant  les ateliers d'artistes et vivre libre avec sa compagne. Elle progresse dans la peinture et côtoie de nombreux artistes des années 30, elle mène une vie heureuse et insouciante, loin des règles de sa famille.

Malheureusement, celle-ci, ne tolérant pas sa vie d'artiste, décide de l'interner, car elle ne remplit pas le rôle attendu et est jugée déshonorer la famille.

On passe de moments joyeux à Paris, avec les artistes, l'ambiance de Montparnasse, à une réclusion dans une institutions psychiatrique, où les mauvais traitements n'auront pas de force sur cette jeune femme, à fort caractère.

C'est une histoire sur la force de caractère, l'acceptation de soi et les codes sociétaux rigides.

C'est bien écrit, et c'est une histoire agréable à lire.

Mention spéciale pour la couverture qui est superbe et me rappelle Tamara de Lempicka

Mention spéciale pour la couverture qui est superbe et me rappelle Tamara de Lempicka

MA NOTE : 4/5

jeudi 7 mars 2024

HELENE JACOBE - LE LOTUS JAUNE


RESUME :

1870. La famine ravage l`empire du Milieu. Fille d`un pauvre batelier, Lin Heier n`est qu`une enfant lorsqu`un directeur de cirque remarque ses talents d`acrobate.

La joie de rejoindre la troupe est vite remplacée par l`effroi lorsqu`elle réalise que ses sauts périlleux intéressent moins que son corps. 

Déterminée à se construire une existence libre, elle refuse de se soumettre et s`enfuit. 

C`est le début d`une métamorphose pour celle qui deviendra courtisane puis guérisseuse, avant de fonder les fameuses Lanternes rouges pendant la guerre des Boxeurs.
Roman d`un destin exceptionnel, Le Lotus jaune rend sa part de lumière à Lin Heier, cette pionnière instigatrice de la première milice de femmes en Chine. Ses aventures nous emportent à l`ère crépusculaire des Qing, au coeur des machinations de la redoutable impératrice Cixi.


MON AVIS :

Un superbe roman historique sur la figure de Lin Heir, fondatrice du mouvement de rebelles " les lanternes rouges", dans la Chine de l'impératrice Cixi. 

C'est toute sa mise en place que l'on vit, du parcours dans un cirque à celui de rebelle et leader des "Lanternes rouges".

Le roman est très bien fait, alternant histoire et ascension de Lin Hier et faits historiques, le tout dans une Chine aux prises de guerre intestine et d'une impératrice redoutable.

C'est une belle figure de femme que l'on peut découvrir dans ce roman, sa force et son histoire, ses faiblesses, les difficultés rencontrées et comment elle les surmonte.

Mention spéciale pour la très jolie couverture.


MA NOTE : 5/5

dimanche 11 septembre 2022

MARIA LARREA - LES GENS DE BILBAO NAISSENT OU ILS VEULENT - Rentrée Littéraire 2022 - Premier roman

RESUME :

L'histoire commence en Espagne, par deux naissances et deux abandons. En juin 1943, une prostituée obèse de Bilbao donne vie à un garçon qu'elle confie aux jésuites. Un peu plus tard, en Galice, une femme accouche d'une fille et la laisse aux soeurs d'un couvent. 

Elle revient la chercher dix ans après. L'enfant est belle comme le diable, jamais elle ne l'aimera. Le garçon, c'est Julian. La fille, Victoria.

Ce sont le père et la mère de Maria, notre narratrice. Dans la première partie du roman, celle-ci déroule en parallèle l'enfance de ses parents et la sienne. 

Dans un montage serré champ contre champ, elle fait défiler les scènes et les années : Victoria et ses dix frères et soeurs, l'équipe de foot du malheur ; Julian fuyant l'orphelinat pour s'embarquer en mer. Puis leur rencontre, leur amour et leur départ vers la France.

La galicienne y sera femme de ménage, le fils de pute, gardien du théâtre de la Michodière. Maria grandit là, parmi les acteurs, les décors, les armes à feu de son père, basque et révolutionnaire, buveur souvent violent, les silences de sa mère et les moqueries de ses amies. Mais la fille d'immigrés coude son destin. Elle devient réalisatrice, tombe amoureuse, fonde un foyer, s'extirpe de ses origines.

Jusqu'à ce que le sort l'y ramène brutalement. A vingt-sept ans, une tarologue prétend qu'elle ne serait pas la fille de ses parents. Pour trouver la vérité, il lui faudra retourner à Bilbao, la ville où elle est née. C'est la seconde partie du livre, où se révèle le versant secret de la vie des protagonistes au fil de l'enquête de la narratrice. 

Stupéfiant de talent, d'énergie et de force, Les gens de Bilbao naissent où ils veulent nous happe dès le premier mot.
Avec sa plume enlevée, toujours tendue, pleine d'images et d'esprit, Maria Larrea reconstitue le puzzle de sa mémoire familiale et nous emporte dans le récit de sa vie, plus romanesque que la fiction. Une histoire d'orphelins, de mensonges et de filiation trompeuse. De corrida, d'amour et de quête de soi. Et la naissance d'une écrivaine.

MON AVIS :

Un magnifique premier roman, avec une incroyable histoire: celle des origines de l'autrice, mais racontée sous forme de roman.
On croirait un conte de fées, une histoire qui nous est racontée à la veillée, devant le feu de cheminée.
Car, c'est incroyable cette histoire et pourtant tout est vrai, mais romancé.
Les héros ont des origines pas courantes: fille d'une fratrie de dix enfants, de la pauvreté et de la violence familiale et fils d'une prostituée obèse, voici le duo des parents de Maria.
C'est le point de départ d'une quête familiale des origines, avec des surprises, des secrets dévoilés, et on est emportés dans cette histoire, jusqu'au dénouement.
C'est un fantastique premier roman !

MA NOTE : 5/5

jeudi 8 septembre 2022

CAROLINE LAURENT - CE QUE NOUS DESIRONS LE PLUS -Rentrée Littéraire 2022

RESUME :

Que désires-tu ?

Écrire est la réponse que je donne à une question qu’on ne me pose pas.

Un jour une amie meurt, et en mourant au monde elle me fait naître à moi-même. Ce qui nous unit : un livre. Son dernier roman, mon premier roman, enlacés dans un seul volume. Une si belle histoire.

Cinq ans plus tard, le sol se dérobe sous mes pieds à la lecture d’un autre livre, qui brise le silence d’une famille incestueuse. Mon cœur se fige ; je ne respire plus. Ces êtres que j’aimais, et qui m’aimaient, n’étaient donc pas ceux que je croyais ?

Je n’étais pas la victime de ce drame. Pourtant une douleur inconnue creusait un trou en moi.

Pendant un an, j’ai lutté contre le chagrin et la folie. Je pensais avoir tout perdu : ma joie, mes repères, ma confiance, mon désir. Écrire était impossible. C’était oublier les consolations profondes. La beauté du monde. Le corps en mouvement. L’élan des femmes qui écrivent : Deborah Levy, Annie Ernaux, Joan Didion… Alors s’accrocher vaille que vaille. Un matin, l’écriture reviendra.

MON AVIS :
L'autrice a été révélée avec "Et soudain la liberté", co-écrit avec Evelyne Pisier et continué avec son mari, Olivier Duhamel.
C'est donc le ciel qui lui ait tombé sur la tête, lors de la sortie en Janvier 2021 du livre de Camille Kouchner: La familia grande et les révélations d'inceste.
C'est ensuite, une dépression, une descente aux enfers émotionnelle qu'a subit Caroline, et elle nous raconte, son année d'errance et de remise en question, sans fard et avec franchise.
C'est intéressant, car on se rend bien compte, qu'avec les mots et l'écriture, on arrive à faire ressentir la souffrance, la recherche de sa place, de sa légitimité d'écrivaine, de la perte de repères, de confiance en soi, qu'a entraîné cette déflagration.
C'est un essai autobiographique, qui se lit facilement et qui rentre en écho avec ce que chacun peut avoir vécu dans son parcours de vie.

MA NOTE : 4/5

mercredi 29 juin 2022

CONSTANCE DEBRE - NOM


 RESUME : 

"J'ai un programme politique. Je suis pour la suppression de l'héritage, de l'obligation alimentaire entre ascendants et descendants, je suis pour la suppression de l'autorité parentale, je suis pour l'abolition du mariage, je suis pour que les enfants soient éloignés de leurs parents au plus jeune âge, je suis pour l'abolition de la filiation, je suis pour l'abolition du nom de famille, je suis contre la tutelle, la minorité, je suis contre le patrimoine, je suis contre le domicile, la nationalité, je suis pour la suppression de l'état civil, je suis pour la suppression de la famille, je suis pour la suppression de l'enfance aussi si on peut."

MON AVIS : 

Une autobiographie aussi dure et ciselée que les précédentes. L'auteur y raconte sa vie avec ses parents, ses souffrances et les moyens qu'elle a mis en place pour les surmonter et avancer. Effectivement, ce n'est pas facile de vivre avec des parents toxicomanes, à l'opium, l'héroïne, puis l'alcool. Déménager régulièrement, car les parents perdent leur emploi, donc le logement. Malgré tout,l'auteur avance dans sa vie, car ses parents l'aiment, elle excelle à l'école et devient avocate pénaliste.

Dans Play boy et Love me tender, elle explique la révélation de son identité sexuelle, les souffrances associées et les moyens mis en oeuvre pour s'assumer.

Là, dans "Nom", elle explique la souffrance de la perte de ses parents, de son père, qu'elle a suivi jusqu'au bout et de se retrouver sans racines familiales.

C'est une forte personnalité, un caractère forgé par la nage et le cadrage intérieur et mental.  Bravo à l'auteur pour sa force et sa résilience, car malgré son écriture révoltée, acérée et vive, on distingue la personne cachant ses émotions et sentiments.

MA NOTE : 5/5

lundi 27 juin 2022

DOAN BUI - LA TOUR


RESUME :Les Olympiades. C’est là, autour de la dalle de béton de cet ensemble d’immeubles du Chinatown parisien que s’est installée la famille Truong, des boat people qui ont fui le Vietnam après la chute de Saigon.

 Victor Truong chérit l’imparfait du subjonctif et les poésies de Vic-to-Lou-Go (Victor Hugo). Alice, sa femme, est fan de Justin Bieber mais déteste Mitterrand, ce maudit « communiste » élu président l’année où est née leur fille Anne-Maï, laquelle, après une enfance passée à rêver d’être blonde comme une vraie Française, se retrouve célibataire à 40 ans, au désespoir de ses parents.

Cette tour de Babel de bric et de broc, où bruisse le murmure de mille langues, est une cour des miracles aux personnages hauts en couleurs. 

Voilà Ileana, la pianiste roumaine, désormais nounou exilée ; Virgile, le sans-papier sénégalais, lecteur de Proust et virtuose des fausses histoires, qui squatte le parking et gagne sa vie comme arnaqueur. On y croise aussi Clément, le sarthois obsédé du Grand Remplacement, persuadé d’être la réincarnation du chien de Michel Houellebecq, son idole. 

Tous ces destins se croisent, dans une fresque picaresque, faite d’amours, de deuils, de séparations et d’exils.

MON AVIS :

Un roman original et intéressant.

C'est la découverte du quartier des Olympiades du 13 ième arrondissement de Paris, à travers une tour d'habitation fictive et des ses habitants  : la tour Melbourne.

C'est un panorama de la société que nous lisons et revivons également : les boat people et leur intégration, les cadres et leur aspiration, les migrants clandestins et leurs moyens de subsistance.

C'est vivant, joyeux, triste, émouvant, mais surtout plein de vie, de descriptions, qui en font une lecture intéressante et un panorama de la société.

MON AVIS : 4/5

samedi 25 juin 2022

DIANE DUCRET - LE MAITRE DE L'OCEAN

RESUME :

L’incroyable aventure d’un jeune orphelin destiné à devenir moine taoïste, traversant les mers à bord d’un cargo chargé de kiwis vers les rivages français. 

Hanté par l’idée d’apprivoiser le grand Océan, il espère que celui-ci répondra à la question qui le taraude : comment vivre quand on a perdu tout ce que l’on aimait ?
Sans relâche, il se confronte aux éléments, se heurte aux vagues, à ses doutes, à son chagrin.

L’eau et le ciel, la foi et la nature, l’Orient et l’Occident se confondent. Au pied du Mont-Saint- Michel, il entreprend le plus grand des voyages, une odyssée intime, celui de l’aventure du soi.

Dans le sillage des récits bibliques, de la sagesse taoïste et des philosophies antiques, Diane Ducret nous livre un roman en forme de conte philosophique. Le Maître de l’Océan est le livre de la grande consolation de la mer en nos temps troublés. 

MON AVIS :

Un roman court, mais intense en émotions et sagesse. Un jeune orphelin chinois, mal aimé par son grand-père, se retrouve dans un monastère.

Là, il demande à suivre les enseignements des sages et son maître lui propose de partir à la recherche de l'océan, afin de réaliser ses rêves et de trouver sa sagesse intérieure.

S'ensuit, l'histoire de son épopée, de ses rencontres, les difficultés rencontrées pour atteindre l'océan et le monastère du Mont-Saint-Michel en France.

A la rencontre de la vie de l'océan, il va rencontrer ses blocages internes ainsi que sa richesse, sa sagesse intérieure et la faire grandir, pour lui servir de guide, lors de son retour en Chine.

C'est un parcours de vie, extérieure et intérieure, que nous suivons, et qui forgent le personnage.

Une agréable lecture.

MA NOTE : 4/5 


mardi 15 mars 2022

KARINE TUIL - LA DECISION

 RESUME :

Mai 2016. Dans une aile ultrasécurisée du Palais de justice, la juge Alma Revel doit se prononcer sur le sort d’un jeune homme suspecté d’avoir rejoint l’État islamique en Syrie. 

À ce dilemme professionnel s’en ajoute un autre, plus intime : mariée depuis plus de vingt ans à un écrivain à succès sur le déclin, Alma entretient une liaison avec l’avocat qui représente le mis en examen. 

Entre raison et déraison, ses choix risquent de bouleverser sa vie et celle du pays…

Avec ce nouveau roman, Karine Tuil nous entraîne dans le quotidien de juges d’instruction antiterroristes, au cœur de l’âme humaine, dont les replis les plus sombres n’empêchent ni l’espoir ni la beauté.

MON AVIS : 

Avec ce nouveau roman, l'auteur nous emmène dans les coulisses des tribunaux anti-terroriste, et le travail des juges anti-terroriste.

C'est tout un univers particulier, sécurisé, stressant, par les décisions, à prendre, devant ces jeunes devenus radicalisés, par de l'embrigadement. 

Effectivement, quelle décision prendre: prison ou liberté surveillée ? Comment déceler le mensonge, la fausseté, la manipulation, au bout d'heures et d'heures d'interrogatoires. Quelle décision faut-il prendre et surtout, sera-t-elle juste et bienheureuse ?

Tels sont les thèmes de cette histoire, haletante, prenante, très bien documentée, qui fait trembler le lecteur et est passionnante.

MA NOTE: 5/5

dimanche 13 mars 2022

MAELLE GUILLAUD - ET MES JOURS SERONT COMME TES NUITS

 RESUME : 

« Le jeudi, c’est la cérémonie des retrouvailles. Dans quelques heures, elle pourra le voir, le toucher. Il lui racontera ces heures qui s’étirent, la promiscuité et le bruit incessant. Infernal. C’est le premier mot qu’il avait choisi pour décrire ce chaos ambiant. »

Dans le RER qui la conduit à la maison d’arrêt, Hannah ne peut s’empêcher de penser à tout ce qu’elle a perdu. Elle songe à celui qu’elle aime plus que tout malgré la trahison, et qu’elle va retrouver au bout du trajet. 

À ses fantômes qui l’habitent et l’escortent depuis si longtemps. À Tanger, ville lumière cernée par les ombres inquiétantes. Heureusement, il y a son art, la musique, qui l’aide à tenir debout et à combler les vides. Mais jusqu’à quand ? Hannah comprendra-t-elle qu’elle se doit d’ouvrir les yeux ?

Brillamment construit sur un jeu d’aller-retour entre le passé et le présent de l’héroïne, Et mes jours seront comme tes nuits, affronte le deuil et l’enfermement avec une puissance émotionnelle tout en retenue où le refus de la vérité devient le plus beau cri d’amour.

MON AVIS : 

Un court roman, facile à lire, sur les sentiments profonds entre deux personnes abîmées par la vie et ses déboires.

Hannah et Juan, deux personnes amoureuses, dont les origines sont différentes, et les font toujours souffrir: deuil de ses parents pour Hannah, parents franquistes pour Juan.

Ce couple se cherche, s'esseule, et subit les mauvaises influences d'un ami à Juan, qui le mènera en prison.

C'est là que se joue leurs sentiments, leurs détresses, et leurs parcours de vie, à la lumière de la vie quotidienne en prison et de celle de la vie au-dehors.

Un roman triste, touchant et porteur d'espoir.

MA NOTE : 4/5 

jeudi 10 mars 2022

DAVID LELAIT-HELO - JE SUIS LA MAMAN DU BOURREAU

 

RESUME : 

Prier Dieu, se vouer au Diable.
Du haut de ses quatre-vingt-dix ans, Gabrielle de Miremont semblait inatteignable.

Figée dans l’austérité de la vieille aristocratie catholique dont elle est l’incarnation. Sa devise : « Ne jamais rien montrer, taire ses émotions ». 

Jusqu’à ce matin-là, où un gendarme vient lui annoncer la mort de son fils. Son fils cadet, son enfant préféré, le père Pierre-Marie, sa plus grande fierté.

 Gabrielle ne vacille pas, mais une fois la porte refermée, le monde s’écroule. Cet effondrement, pourtant, prend racine quelques semaines plus tôt, à la suite d’un article de presse révélant une affaire de prêtres pédophiles dans sa paroisse. Révoltée par cette calomnie, Gabrielle entreprend des recherches. Des recherches qui signeront sa perte. Ou sa résurrection.

Je suis la maman du bourreau raconte avec une subtilité et une justesse époustouflantes le calvaire d’une mère mu
rée dans son chagrin. Un portrait dérangeant, qui touche au cœur, et rend un hommage vibrant à ceux qui osent dénoncer l’innommable.

MON AVIS :

Un roman coup de poing avec comme thème : l'amour maternel, filial, et la sexualité.

Gabrielle de Miremont, femme austère, ayant pour but de la vie : un fils prêtre, va tout mener pour y arriver.

Pierre-Marie, son fils, prêtre, loyal à sa mère, est empêtré dans sa sexualité qui lui fait commettre des crimes (pédophilie).

On se rend vite compte dans cette sombre histoire, que Gabrielle n'a jamais été une mère affectueuse et rassurante, pour un fils, qui attendait de l'affection sans retour. Celui-ci pour être apprécié, a vite compris, qu'il fallait devenir prêtre au détriment de ce qu'il aurait eu envie de faire.

C'est toute la finesse du roman, ces liens ratés, ces regrets de la mère, qui se rend compte, trop tard, de ses erreurs, de ses manques. Du fils, qui n'a pas osé, su, braver la figure maternelle, pour vivre sa propre vie et s'émanciper.

C'est intéressant, bien écrit, et agrémenté d'une jolie couverture.

MA NOTE : 4/5 

mercredi 9 mars 2022

JANINE BONAGGIUNTA - JOURNAL D'ASSISES

 

RESUME :

« En juin prochain, la cour d’assises de Chalon-sur-Saône jugera Valérie Bacot. Elle risque la perpétuité. 

Valérie est accusée d’avoir tiré à bout portant sur son mari, le père de ses quatre enfants. Son mari qui était le compagnon de sa mère vingt-cinq ans plus tôt.

 Son mari qui l’a violée lorsqu’elle avait douze ans, qui la battait, la prostituait, sans qu’elle ne bronche, jusqu’à ce qu’il menace de s’en prendre à sa fille de quatorze ans.

Cette nuit-là, elle l’a tuée pour ne pas mourir, pour que son cauchemar et celui de ses enfants, prenne fin. Mais ce fut le début d’un autre enfer…

L’histoire de Valérie, c’est une tragédie grecque : inceste, amour, viol, haine, mort. Une histoire vraie au cœur de la ruralité française où l’accusée est aussi, est surtout, une victime.

En juin prochain, je défendrai Valérie. 

Ce que vous lirez sera mon journal, rédigé tous les soirs de la semaine de procès. Je ne cacherai rien de mes doutes, de mes angoisses, de mes joies, de mes colères. 

Je décrirai le procès, ma plaidoirie, l’étude du dossier, les rapports des experts, des enquêteurs et des témoins, mais aussi ma réaction au verdict, quel qu’il soit. Je partagerai l’ambiance d’une cour d’assises, la spécificité de cette juridiction populaire où des citoyens tirés au sort décident du destin d’un être humain.
Mon but est d’ouvrir des pistes de réflexion sur les nombreux dysfonctionnements judiciaires, institutionnels, éducatifs, médicaux qui autorisent un drame comme celui de Valérie Bacot.

Ce drame qui ne serait pas advenu dans des pays européens mieux armés dans la lutte contre les violences faites aux femmes. »

MON AVIS : 

Un témoignage intéressant et touchant d'une avocate spécialisée dans les drames familiaux et conjuguaux.

L'auteur nous fait le récit jour par jour, de la préparation de sa plaidoirie, du déroulement d'un procès d'assises, de sa constitution, de la vie qu'y si passe, entre l'accusée, la partie civile, la défense, les jurys.

C'est intéressant, dynamique, et vivant, car c'est le vécu de l'auteur.

MA NOTE : 5/5

jeudi 9 décembre 2021

ANNE REVAH - L'INTIME ETRANGERE

RESUME :

Tu as passé du temps dans un monde inconnu, peuplé de certitudes incongrues, monstrueuses, désorganisées et pourtant limpides, brutales et intraitables. 

Un monde dont tu as cru sans douter qu’il était réel, imposant, et dont la réalité fait mal à en crever. C’est arrivé. 

C’est aussi simple que ça, c’est arrivé. Après ça, tu vas changer, on change forcément après un voyage pareil, et puis le regard des autres sur toi va changer, ce n’est pas pareil d’avoir été folle ou de ne jamais avoir été folle. 

Suzanne Reinhold est psychiatre : la maladie mentale, elle connaît bien, très bien même, mais chez les autres, ses patients. 

De la même façon, le ' syndrome de Cotard ' lui était familier, une forme grave de mélancolie délirante. Rien ne laissait présager que Suzanne passerait de l’autre côté et vivrait la folie, et plus encore la ferait vivre à ses proches.

L’intime étrangère est le récit bouleversant de cette traversée radicale. Mise à nue, exploratrice de sa propre renaissance, elle restitue avec force ce voyage à peine croyable. Femme, mère, compagne, il lui faut retrouver sa place, par delà des semaines de traitement, d’hospitalisation, les électrochocs, et les rencontres inattendues et précieuses.

MON AVIS : 

C'est un récit fait par Suzanne, psychiatre et ses proches, suite à sa maladie psychiatrique: le syndrome de Cottard, qui fait qu'elle ne sent plus ses organes, les voit sur les murs et est dépersonnalisée de sa vie, de son corps et de ses actes.

C'est par ses proches, et l'équipe médicale, ainsi que la malade, que l'on suit sa découverte de la maladie, ses symptômes, l'impossibilité de rester chez soi, l'aide médicale en hôpital psychiatrique, jusqu'aux électrochocs, pour se soigner et reprendre une vie normale, avec l'aide des médicaments et des médecins.

C'est touchant, émouvant, et l'on se rend compte, que c'est compliqué, pour le malade et les proches, ne connaissant pas la maladie, ne sachant pas comment y faire face.
Mais également, comment la guérison et la stabilisation peut advenir grâce à l'aide médicale et le suivi.
Un récit intéressant, facile à lire, et bien écrit.

MA NOTE : 4,5/5

jeudi 11 novembre 2021

CLAIRE BEREST - BELLEVUE

RESUME : 

Alma se réveille à quatre heures du matin. 

Dans un hôpital psychiatrique. Deux jours plus tôt, elle fêtait ses trente ans. 

Écrivain prometteur, Alma est une jeune Parisienne ambitieuse qui vit avec Paul depuis plusieurs années ; tout lui sourit. 

Et, d'un coup, tout bascule. Son angoisse va l'emporter dans une errance aussi violente qu'incontrôlable et la soumettre à d'imprévisibles pulsions destructrices. Que s'est-il passé pendant ces quarante-huit heures ?

MON AVIS : 

Un roman qui nous raconte la crise délirante, d'une jeune femme Alma, qui le jour de ses trente ans, ne supportant pas , décompense psychologiquement, se retrouve à faire n'importe quoi, et de ce fait, se retrouve en hôpital psychiatrique.

On suit son ressenti psychologique, ses angoisses, ses peurs, ses insomnies.
Mais aussi, les raisons qui expliquent qu'elle en est arrivée à ce stade-là : la pression sociétale, professionnelle, le fait de se conformer à ce qu'on attend de nous, et non d'être nous-même.

C'est également sa lente remontée, son travail sur elle-même, avec l'aide des médecins, qui lui permettra de prendre un nouveau départ, plus solide dans sa vie, et avec ses propres envies, et sa personnalité profonde.

C'est un roman intéressant, qui permet d'aborder des maladies psychiatriques, qui peuvent concerner tout le monde.

MA NOTE : 4/5

jeudi 4 novembre 2021

GRINGE - ENSEMBLE ON ABOIE EN SILENCE

RESUME:
« Il y avait cet énorme chêne près des toilettes des garçons, sur lequel je reproduisais les coups de pied retournés du Chevalier lumière, pour envoyer un signal aux inconscients qui t’auraient cherché des noises. Il ne pouvait rien t’arriver. Tu avais un frère dans la cour des grands, qui maîtrisait en théorie les rudiments du karaté et qui veillait sur toi. En théorie. Dans la pratique, ta garde rapprochée laissait parfois à désirer »

Deux frères L'un, candide, l'autre, rageur. Leurs parents ont mis au monde la parfaite antithèse.
Quand Thibault fonce, Guillaume calcule.
Si Thibault tombe, Guillaume dissimule.
Prise de risque contre principe de précaution. L’amour du risque face à l’art de ne jamais perdre .

En 2001 Thibault est diagnostiqué schizophrène

À cela, un chevalier Lumière ne peut rien. Sa bascule, il fallait la raconter Et aussi la culpabilité, les traitements, la honte, les visions, l’amour, les voyages, les rires, la musique et l’espoir. Alors, Thibault a accepté de livrer ses folles histoires Et ses voix se sont unies à celle de son frère.

Contre une maladie qui renferme tous les maux, les clichés, les fardeaux, ils ont livré bataille. À partir d’une tragédie universelle, ils ont composé un livre où douleur et mélancolie côtoient la plus vibrante tendresse.

MON AVIS : 

Une ode entre frères, la découverte de la maladie mentale de l'un, les difficultés au quotidien, que cela entraîne pour le malade et la famille. La culpabilité qui s'ensuit et ses conséquences.
C'est un récit doux, empreint d'amour fraternel, qui se lit facilement.

MA NOTE : 3,5/5

mercredi 20 octobre 2021

SYLVIE YVERT - AU MOINS LE SOUVENIR

RESUME : 

Qui se souvient de Lamartine ? Qu’il a été candidat à la première élection présidentielle française ? Qu’on lui doit le suffrage universel, l’abolition de la peine de mort en politique, la seconde abolition de l’esclavage, la conservation du drapeau tricolore et tant d’autres choses encore ?

À la parution des Misérables, en 1862, Marianne de Lamartine, la discrète épouse du poète, qui a parfois tenu la plume pour lui, décide de prendre la parole pour défendre l’action de son mari résolu à se taire à tout jamais. Car, pour avoir récusé les Rouges comme les Royalistes, le candidat malheureux a pu mesurer combien nul n’est prophète en son pays.

À la manière d’une feuilletoniste, Marianne de Lamartine nous raconte la vie du plus méconnu de nos hommes illustres, poète éclatant des Méditations de 1820 mais aussi historien et homme d’État. On croise les écrivains engagés de l’époque, au premier rang desquels Victor Hugo. Tous ou presque vont d’abord s’enthousiasmer pour cette révolution pacifique où semble enfin poindre la lumière, lumière qui dura ce que dure le printemps des peuples…

MON AVIS : 

Un roman qui nous permet de découvrir la personnalité et la vie d'Alphonse de Lamartine, que je retenais comme étant uniquement un poète.

Loin de là, Alphonse de Lamartine, sous la plume de sa femme Marianne, est raconté par sa vie politique, poétique, quotidienne.

Grâce à la plume de l'autrice, on est immergé dans la vie de ce grand homme français, qui a oeuvré pour la France. 

C'est une belle histoire, qui remet en valeur un personnage historique, et qui est bien écrite et facile à lire.

MA NOTE : 5/5 

samedi 16 octobre 2021

MANON FARGETTON -TOUT CE QUI DIT MANON EST VRAI

RESUME : 

Au centre, Manon. Autour, une ronde de personnages, qui projettent sur elle leurs peurs, leurs insécurités et leurs fantasmes.

Ils croient la connaître mieux que personne. Ce sont ses parents, ses frères, son amie au lycée, l'homme qu'elle aime. Et ce sont eux qui vont raconter cette année où tout bascule parce que Manon, seize ans, entame une relation avec un éditeur de bande-dessinée de trente ans son aîné. Elle a du talent. Il va la publier. Ils s'aiment. La femme de l'éditeur aussi l'aime. Les lignes se brouillent, tout se mélange : l'histoire qu'ils vivent et l'écriture de la bande-dessinée, l'admiration, l'amour. Et le passé ressurgit soudain dans le présent.

Rapidement, la mère de Manon refuse ce prétendu amour, cherche à protéger sa fille par tous les moyens, s'expose à la colère adolescente de celle-ci. Deux visions du monde s'affrontent. Deux visions de l'amour. Deux visions de ce que signifie être adulte. Et entre elles, d'autres voix, qui chacune renferme un morceau de la vérité.
Et au centre, Manon.

MON AVIS : 

Une autofiction, qui pourrait être un essai, sauf que la narration est particulière.

En effet, dans ce roman, ce n'est pas l'autrice qui raconte l'emprise dont elle a été victime, mais son entourage, qui chacun à tour de rôle, narre comment il a vécu, perçu, ressenti, cette période particulière de la vie de Manon.

C'est très intéressant, car Manon, ne se voyait pas comme elle a été vue dans les yeux des autres. Et c'est tout l'intérêt de cette lecture, de mettre en garde les jeunes filles et garçons, de l'emprise des adultes, de la pédophilie, du respect de son corps et de ses faiblesses. 

C'est une autofiction, un témoignage fiction, intéressant et à lire, pour prévenir.

MA NOTE :5/5

vendredi 8 octobre 2021

VINCENT DODIN - VICTOR ET SES DEMONS

RESUME :

Victor a quitté son père sur le seuil de la porte du psychiatre, le coeur gonflé de chagrin, les épaules lourdes du poids de la culpabilité. 

Il passe en revue mille plans susceptibles d'assouvir sa monstrueuse frénésie. Milan, son dealer occasionnel, doit zoner quelque part dans le centre de Lille. Le début de la nuit est pour lui terrifiant. Il se sent sombrer dans des abîmes mortifères et le seul moyen de s'en extraire et de le ramener à la vie reste de se faire du mal?

À son entrée en fac, rien ne laissait présager que Victor, dix-huit ans, séduisant, intelligent, aimé de ses proches sombrerait dans l'addiction la plus grave, mêlant alcool, cannabis et nuits blanches sur le net.

Pourquoi la solitude provoque-t-elle chez lui ces angoisses monstrueuses ?Quel est ce fardeau qui pèse sur ses épaules et lui rend la vie ordinaire insupportable ? Comment sortira -t-il de l'enfer ?

Pour élaborer ce roman psychologique, l'auteur s'est inspiré des cas cliniques rencontrés dans sa pratique.

De thérapie individuelle en thérapie familiale, le lecteur voyagera en terre inconnue à la recherche des secrets de familles qui empoisonnent les relations et à la découverte de tout ce qui libèrera peu à peu Victor de ses démons pour enfin redonner sens à sa vie.

Cet ouvrage s'adresse aux jeunes et à leurs parents directement concernés par la maladie. Il touchera aussi tous ceux, famille, amis, médecins, infirmiers, enseignants ou éducateurs qui sont confrontés à un adolescent addict.

MON AVIS :

Un roman bien fait pour expliquer l'addiction ou toxicomanie aux personnes qui ne sont pas du métier. Tout le cheminement de l'addiction est vécu à travers le parcours de Victor, jeune adolescent entrant en faculté.

Son sentiment de solitude, la honte, peur d'en parler à ses parents, car il veut se montrer "à la hauteur", et le contexte social, font l'amener à se droguer et à devenir addict.

Et là, la personnalité change et devient manipulatrice, agressive, ne voyant plus la réalité, voleuse, mensongère, bad trips, décompensation psychologique. Le tout amenant à une hospitalisation psychiatrique à sa demande.

Ensuite, on suit le parcours, difficile, du fait de la résistance du toxicomane à quitter le produit, pour aller voir au fond de lui, du sevrage et de la sortie de la toxicomanie, avec un sens trouvé à sa vie, les points de vigilance à avoir, et le dialogue renoué avec ses parents.

Un roman facile à lire et à comprendre, pour qui veut en savoir plus.

MA NOTE : 3.5/5

dimanche 3 octobre 2021

VALERIE TUONG CONG - UN TESSON D'ETERNITE

RESUME : 

Anne Gauthier mène une existence à l’abri des tourments entre sa pharmacie, sa villa surplombant la mer et sa famille soudée.

Dans un climat social inflammable, un incident survient et son fils Léo, lycéen sans histoire, se retrouve aux prises avec la justice. Anna assiste impuissante à l’écroulement de son monde, bâti brique après brique, après avoir mesuré chacun de ses actes pour en garder le contrôle.

Qu’advient-il lorsqu’un grain de sable vient enrayer la machine et fait voler en éclats les apparences le temps d’un été ?

À travers un portrait de femme foudroyant d’intensité et d’émotion, Un tesson d’éternité remonte le fil de la vie d’Anna et interroge en un souffle la part emmurée d’une enfance sacrifiée qui ne devait jamais rejaillir.

MON AVIS : 

Un  roman bien écrit et une histoire intéressante sur les origines, ce qu'il en reste dans notre vie d'adulte et comment on les assimile.
Anne, quand son fils Léo se retrouve en prison, voit resurgir en elle tout ce dont elle fuit et a mis une chape de plomb depuis plusieurs années.
En parlant avec son fils des raisons qui l'on amené à se retrouver dans cet état, comprend que les peurs, la honte, les difficultés de classe sociale, se transmettent sans le dire. 
Cela l'amène à réfléchir sur sa vie actuelle, les façons de résoudre le passé et aider son fils.
C'est intéressant de suivre le parcours intérieur d'Anne, qui a beaucoup souffert, beaucoup oeuvré pour s'en sortir, et qui décide de prendre son destin en mains.
Une lecture intéressante et facile à lire.

MA NOTE : 4/5

mardi 21 septembre 2021

MARIE-CHRISTINE GRAVET - L' ALCOOL, LE COMPRENDRE ET LE VAINCRE

RESUME : 

Le nombre de personnes ayant recours à l'alcool pour combattre le stress de la vie et la dépression ne fait que croître avec une dimension phénoménale inquiétante.

Voici un livre qui peut changer votre vie. Il vous fera comprendre que l'alcool n'est ni un refuge ni un médicament. Qu'il vous enferme dans un monde imaginaire et déformé où les souffrances mentales vous anéantissent progressivement jusqu'à la rupture du lien social pour certains.

Cet ouvrage révèle aussi au lecteur des témoignages d'ex-alcooliques et de leur entourage. Il s'adresse à tous ceux qui sont confrontés de près ou de loin aux problèmes liés à ce fléau et démontre qu'on peut s'en sortir tout en révélant quels en sont les moyens. 
Des points importants seront soulignés pour la guérison des victimes de cette dépendance qui ont avant tout besoin de réconfort et surtout de connaître les raisons pour lesquelles elles sont tombées dans ce piège.

Chapitre après chapitre vous apprendrez à combattre cet ennemi et à le vaincre. Une véritable renaissance vous attend et vous redécouvrirez l'énergie, la joie de vivre et la liberté. 

MON AVIS : 

Un ouvrage court, facile à lire, avec des conseils, et des témoignages, pour ceux qui veulent s'informer, comprendre, et ceux qui veulent entamer des démarches pour se sortir de la maladie mentale de l'alcool : l'alcoolisme.

MA NOTE : 4/5

Citation :

"Je n'avais pas compris que j'avais une maladie mentale. On ne boit pas pour rien, et nos pensées jouent aussi un rôle très important. J'avais remplacé la famille que je voulais avoir par l'alcool.

Vous ressentez un sentiment d'impuissance à ne pouvoir contrôler votre consommation. L'isolement et la dépendance arrivent à grands pas."

 RESUME : « Ici, soigner c’est prescrire. La confiance n’est pas un enjeu fondamental. La confiance est entre les mains des murs, des portes...