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mardi 2 novembre 2021

DENIS MICHELIS - ENCORE UNE JOURNEE DIVINE

RESUME : 
De quoi Robert est-il coupable ?
Un beau jour, ce thérapeute reconnu, essayiste prolifique, n'a plus supporté de voir ses patients stagner et s'est mis en tête de changer radicalement de méthode. Assez de réflexion, d'introspection, d'écoute compatissante : le temps était venu de passer à l'action !

Au même moment, son frère disparaissait mystérieusement en mer.
Désormais, c'est entre les murs d'un hôpital psychiatrique que Robert se confesse.
Avec les élucubrations de ce psy désaxé, manipulateur et profondément dans le déni, Denis Michelis nous offre une farce tragique aux allures de roman policier. Un livre corrosif, plus que jamais d’actualité, sur la menace constante du populisme, la tentation et le danger d’une simplification de la pensée.


MON AVIS :
Une histoire intrigante, dérangeante, mettant l'accent de se méfier de ce que l'on croit, de qui on croit.
On suit le parcours de Robert, malade, en hôpital psychiatrique, qui ne comprend pas malgré sa profession: psychiatre, qu'il soit interné.

Au fil de son témoignage, on découvre que lors de ses séances de suivi psychiatrique avec ses patients, il prodiguent de curieux conseils.
Lui-même, ne comprend pas les allusions du médecin qui le suit, sur le décès de son frère, ses problèmes comportementaux.

C'est un psychiatre fou, déjanté, que l'on suit, et c'est une histoire burlesque, tragique, curieuse et intrigante à lire.

MA NOTE : 3/5

vendredi 5 décembre 2014

MECHTILD BORRMANN - LE VIOLONISTE

RESUME:
Moscou, 1948. Alors que le violoniste virtuose Ilja Grenko quitte la salle de concert sous des tonnerres d'applaudissements, son stradivarius à la main, il est arrêté et conduit à la terrifiante Loubianka, le siège du KGB, sans comprendre ce qu'on lui reproche.
Après des jours de privations, d'humiliations et d'interrogatoires, Ilja signe des aveux absurdes qui le condamnent à vingt ans de goulag, après qu'on lui a promis que sa femme Galina et leurs deux très jeunes enfants ne seront pas inquiétés.
Mais sa famille est envoyée en exil au bout du monde, dans un enfer à ciel ouvert, le Kazakhstan.
Le violon de Grenko d'une valeur inestimable disparaît à jamais.
Deux générations et quelques meurtres plus tard, le petit-fils de Ilja, Sasha, se met en quête du stradivarius et apprend les heures les plus sombres de l'histoire des famille, broyée par le régime totalitaire et ses hommes de main, indifférents à toute dignité humaine.

MON AVIS :
Un policier historique, qui m’a permis de découvrir le goulag et cette époque Russe.
On y découvre l’histoire d’un violoniste prodige, arrêté, envoyé au goulag ; ainsi que le destin de sa femme et des ses enfants, envoyés aux travaux forcés au Kazakstan .
C’est intéressant, d’une part, par la transition entre les ors et les honneurs d’avant l’arrestation ; et d’autre part, par la façon dont les protagonistes vont forger leur nouvelle destinée.
On y découvre la vie quotidienne au goulag et dans les camps de travaux forcés ; les conditions très difficiles et les solidarités qui se créent.
L’alternance du récit, entre aujourd’hui, l’enquête menée par le petit-fils, sur la disparition du violon du grand-père ; et le passé, où l’on suit le destin des grands parents, permet une fluidité et un bon rythme du récit.
C’est une lecture intéressante et agréable pour moi, car plus historique que policière.

MA NOTE : 5/5
Lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices Elle 2015

lundi 10 février 2014

SARAH LARK - LE PAYS DU NUAGE BLANC


RESUME :
Londres, 1852. Helen, préceptrice de deux enfants dans une riche famille, répond à une annonce qui propose à des jeunes femmes de partir épouser des Britanniques installés en Nouvelle-Zélande.
Sur le bateau qui la mène à Christchurch, elle se lie avec Gwyneira, une jeune noble galloise qui immigre à cause des difficultés financières de son père.
L'amitié entre les deux femmes sera indéfectible malgré les épreuves, les désillusions et la haine, surtout, qui déchirera leurs deux familles. Mais elles auront la joie de voir leurs enfants s'unir et inventer une nouvelle vie, en osmose avec les autochtones et la nature.
Londres, 1852. Helen, préceptrice de deux enfants dans une riche famille, répond à une annonce qui propose à des jeunes femmes de partir épouser des Britanniques installés en Nouvelle-Zélande.
Sur le bateau qui la mène à Christchurch, elle se lie avec Gwyneira, une jeune noble galloise qui immigre à cause des difficultés financières de son père.
L'amitié entre les deux femmes sera indéfectible malgré les épreuves, les désillusions et la haine, surtout, qui déchirera leurs deux familles. Mais elles auront la joie de voir leurs enfants s'unir et inventer une nouvelle vie, en osmose avec les autochtones et la nature.


« La légende veut que les premiers Maoris arrivèrent en pirogue depuis la Polynésie. La première image qu'ils eurent de la Nouvelle-Zélande fut cette île enveloppée d'un long nuage blanc. D'où le nom qu'ils lui donnèrent. »
Le Pays du nuage blanc, à la faune et à la flore hors du commun, est un personnage à part entière de cette « saga grandiose sur la colonisation de la Nouvelle-Zélande et la culture des Maoris. 

MON AVIS :
Sarah Lark pour son premier roman, nous offre une merveilleuse et envoûtante saga nous emportant dans l'histoire des premiers colons de Nouvelle-Zélande.

A travers le destin croisé de deux jeunes femmes, de milieu social opposé : Hélène et Gwyneira; ainsi que de jeunes orphelines : Daphné, Marie, Laurie, Elisabeth, nous lecteurs, allons vivre d'exaltantes aventures.

Nos jeunes héroïnes ont quitté l'Angleterre pour la Nouvelle-Zélande, chacune avec un but différent : épouser un fermier pour Hélène, jeune gouvernante cultivée, épouser un baron des moutons pour Gwyneira, jeune Lady, devenir des domestiques pour les orphelines.
La longueur du voyage sur le bateau va permettre la liaison d'amitiés indéfectibles.

Arrivées à destination, chacune va à la rencontre de son destin, et c'est là que l'envoûtement à l'histoire commence.
Nous entrons dans la vie quotidienne de ces femmes, les difficultés rencontrées :avoir un enfant, connaître son mari, apprendre le travail de la terre et de l'élevage des moutons, apprendre à vivre au contact des Maoris, s'adapter au climat et aux us et coutumes, les joies, les peines, et surtout leur indéfectible amitié, lien solide pour résister aux difficultés.

On y découvre un pays, ses paysages, la construction de ses villes, de ses ports, l'exploration de ses terres, la vie des chercheurs d'or, la mise en place d'une ville et de sa vie sociétale et économique.
On y vit les émotions, les joies, les peines,
On y ressent les difficultés et les succès
de nos héroïnes et leurs compagnons de vie, de route.

On vit au rythme de leur destinée, et quand arrive le mot de la fin, on se dit "déjà" malgré le nombre de pages.
C'est donc, un grand roman, une belle lecture, sur un beau pays, passionnant et dépaysant.

Je remercie chaleureusement  Les Editions de L'Archipel et Chroniques de la Rentrée Littéraire pour ce partenariat passionnant.


MA NOTE : 5/5

dimanche 29 avril 2012

DANIEL GLATTAUER- QUAND SOUFFLE LE VENT DU NORD


QUAND SOUFFLE LE VENT DU NORD
Résumé:
En voulant résilier un abonnement, Emma Rothner se trompe d’adresse et envoie un mail à un inconnu, un certain Leo Leike. Ce dernier, poliment, lui signale son erreur ; Emma s’excuse, et, peu à peu, un dialogue s’engage entre eux, par mail uniquement. Au fil du temps, leur relation se tisse, s’étoffe, et ces deux inconnus vont se mettre à éprouver l’un pour l’autre une certaine fascination. Alors même qu’ils décident de ne rien révéler de leurs vies respectives, ils cherchent à deviner les secrets de l’autre… De plus en plus attirés et dépendants, Emmi et Leo repoussent néanmoins le moment fatidique de la rencontre. Emmi est mariée, et Leo se remet à grand peine d’un chagrin d’amour. Un jour, pourtant – enfin ! –, ils décident de se donner rendez-vous dans un café bondé de la ville. Mais ils s’imposent une règle : reconnaître l’autre qu’ils n’ont pourtant jamais vu, avec interdiction formelle de lui parler...


LA SEPTIEME VAGUE
Résumé :
Leo Leike était à Boston en exil, le voici qui revient.
Il y fuyait la romance épistolaire qui l'unissait en esprit à Emmi. Elle reposait sur trois principes : pas de rencontres, pas de sexe, pas d'avenir. Faut-il mettre un terme à une histoire d'amour où l'on ne connaît pas le visage de l'autre ? Où l'on rêve de tous les possibles ? Où les caresses sont interdites ? "Pourquoi veux-tu me rencontrer ?" demande Leo, inquiet. "Parce que je veux que tu en finisses avec l'idée que je veux en finir", répond Emmi, séductrice.
Alors, dans ce roman virtuose qui joue avec les codes de l'amour courtois et les pièges de la communication moderne, la farandole continue, le charme agit, jusqu'au dernier mail...



MON AVIS :
'Quand souffle le vent du Nord', est un roman épistolaire mais par un nouveau moyen de communication : le mail.
L'intrigue est simple, par le hasard d'une erreur de saisie sur une adresse email, Emmi et Léo, vont engager une relation épistolaire. 
Nous les suivons dans leur découverte commune de l'Autre, à travers les mails. Mais la question se pose de savoir si ils iront jusqu'à la rencontre réelle et non seulement virtuelle.
Quels en seront alors les impacts dans leur vie quotidienne, leurs rapports à autrui.
Ce qui est intéressant dans ce roman, c'est l'impact sur la rencontre et la sociabilité, qu'entraîne les liens internet, la façon dont les personnes parlent d'elles-mêmes avec plus de facilité, l'écran servant de protection, si le besoin s'en faisait ressentir.
On y suit aussi, l'intrigue amitié-amoureuse, se mettant en place, avec ses particularités, différentes de celles d'une rencontre réelle, du fait du moyen de communication: internet.


C'est une lecture agréable, dont la suite 'La septième vague', tient ses promesses.
Elle nous entraîne dans la définition de la septième vague, de son influence sur les vies d'Emmi et de Léo, et de ce qu'il adviendra de nos héros.
Une belle réflexion, sur les rencontres via internet et les suites que chacun peut y donner.


La vidéo de présentation et l'interview de l'auteur 




Citations :
Vous monsieur Leike, le paisible, "monde extérieur", l'illusion d'amour par mail.
Et que se passera-t-il si après notre rendez-vous, nous avons envie de nous revoir ?
Une seule personne ne peut pas tout donner.
Tu as bien été emporté par la septième vague !


MA NOTE : 3.5/5

mercredi 2 juin 2010

KATHARINA HAGENA - LE GOUT DES PEPINS DE POMME

KATHARINA HAGENA - LE GOUT DES PEPINS DE POMME


RESUME :
À la mort de Bertha, ses trois filles, Inga, Harriet et Christa, et sa petite-fille, Iris, la narratrice, se retrouvent dans leur maison de famille, à Bootshaven, dans le nord de l’Allemagne, pour la lecture du testament. A sa grande surprise, Iris hérite de la maison et doit décider en quelques jours de ce qu’elle va en faire. Bibliothécaire à Fribourg, elle n’envisage pas, dans un premier temps, de la conserver. Mais, à mesure qu’elle redécouvre chaque pièce, chaque parcelle du merveilleux jardin qui l’entoure, ses souvenirs se réveillent, reconstituant l’histoire émouvante, parfois rocambolesque, mais essentiellement tragique, de trois générations de femmes.
Katharina Hagena nous livre ici un grand roman sur le thème du souvenir et de l’oubli.



MON AVIS :
Un roman qui a eu un succès phénoménal en Allemagne et pour cause.Il est bien écrit et il a son charme.
En effet, Iris hérite de la maison de famille, de sa grand-mère Bertha.
Que va t-elle en faire ? S'y installer et revivre tous les souvenirs familiaux qui ressurgissent, au parfum des pommes du verger.
On plonge dans ces souvenirs de famille, dans cette maison familiale et l'on vit leur histoire.Tout cela raconté dans un style fluide et riche en détails.
J'ai aimé cette maison et ces odeurs de vieux bois, parfums, fruits et fleurs, et toute cette ambiance reconstituée.
Un roman sur les souvenirs familiaux, le rôle de la maison de famille, le sentiment de l'oubli, de la perte, du temps qui passe.


MA NOTE :3/5

 RESUME : « Ici, soigner c’est prescrire. La confiance n’est pas un enjeu fondamental. La confiance est entre les mains des murs, des portes...