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vendredi 9 septembre 2022

GABRIELA GARCIA - DE FEMMES ET DE SEL - Rentrée Littéraire 2022- Premier roman


RESUME:

De 1866 à nos jours, le destin de deux lignées de femmes, l’une cubaine, l’autre salvadorienne, et leur combat pour devenir maîtresses de leur vie.

En 1866, à Cuba, María Isabel s’ouvre au monde grâce au lecteur de la manufacture de tabac qui l’emploie. Bouleversée par une lettre de Victor Hugo adressée aux femmes de son île, elle griffonne ses mots sur une page des Misérables : « Nous sommes la force. » Elle y puisera le courage d’affronter les épreuves qui l’attendent, sans imagi­ner que cette phrase trouvera un écho chez l’une de ses descendantes.

En 2015, Jeanette, toxicomane américaine à la dérive, se rend à Cuba en quête de réponses. Elle rencontre une famille qu’elle n’a jamais connue et met la main sur l’exemplaire des Misérables de son aïeule. Suffira-t-il à la sauver de ses démons ?

Ana, une adolescente salvadorienne expulsée des États-Unis, est déterminée à regagner coûte que coûte le pays dans lequel elle a grandi…

De La Havane à Miami, De femmes et de sel est une histoire de faux pas, de regrets, de pardon et de rédemption, qui dénonce les violences intimes et sociales faites aux femmes, génération après génération.

MON AVIS :

Avec une magnifique couverture, ce roman, vous entraîne dans le sillage de femmes latino, qui toute leur vie, ont affronté les difficultés, les contraintes, les écueils, les soucis, les pertes.
Cet un entremêlement des destinées de : Dolores, Carmen, Jeannette, Ana, que nous suivons et avec qui nous sommes emportés, nous ressentons leurs émotions, leurs choix, leurs douleurs, et les grandes difficultés à vaincre.
On y suit l'évolution des moeurs, de l'émancipation de la femme, de la vie sociétale et de l'impact de la force de caractère, permettant la survie et l'espoir d'une vie meilleure.
C'est un roman envoutant, que j'ai adoré, servi par une écriture fluide, permettant de s'immerger dans les vies de nos héros de Cuba à la Floride, de 1866 à nos jours.

MA NOTE : 4/5

vendredi 1 juillet 2022

J.COURTNEY SULLIVAN - LES AFFINITES SELECTIVES

 RESUME : 

Elisabeth, brillante journaliste et jeune mère, s’adapte difficilement à sa nouvelle vie dans une petite ville après avoir vécu vingt ans à New York. 

Elle passe ses journées dans sa maison, seule avec son enfant, et commence à déprimer. Elle néglige son travail et perd son temps entre le groupe Facebook des mères de Brooklyn, le compte Instagram de sa sœur influenceuse et des textos avec sa meilleure amie restée à la grande ville.

Arrive Sam, l’étudiante qu’Elisabeth a engagée pour garder son bébé. La jeune femme est en plein bouleversement, préoccupée par les choix de sa vie affective et son avenir, grevé par des prêts étudiants.

Les deux femmes se lient d’amitié, chacune voyant en l’autre la possibilité d’une vie différente. Mais quand Sam se rapproche du beau-père d’Elisabeth, les divergences entre leurs vies se font plus saillantes. Sam fait-elle vraiment partie de la famille, comme Elisabeth s’évertue à le lui répéter ?

MON AVIS : 

Dans ce roman, l'auteur continue à dépeindre la société américaine et ses moeurs.
Ainsi, à travers une année pour Elisabeth et Sam, deux femmes qui vont en partie vivre ensemble, car Sam travaille pour Elisabeth, on va suivre les soucis et contraintes de vie de chacune.
Entre une mère au foyer et une étudiante, les problèmes financiers, l'objectif de vie, les réseaux sociaux et leur cohorde d'influenceurs, vont peser sur le moral et la façon de penser de nos deux héroïnes.
C'est un roman intéressant par la description de la société américaine de nos jours, ainsi que l'écriture fluide et vivante.

MA NOTE : 3,5/5

lundi 6 décembre 2021

ANNA WIENER - L' ETRANGE VALLEE

RESUME : 

2013, l’an 37 après Steve Jobs. Facebook vient d’entrer en Bourse avec une valorisation de cent milliards de dollars, Apple va le faire bientôt pour dix fois plus. Les jeunes, brillants et fougueux, patrons de la Silicon Valley promettent au monde entier, pour son bien, rien de moins que l’ultime révolution, non sanglante. Une nouvelle façon de vivre, de commercer et de communiquer : plus vite, tout le temps, avec tous.

Dans le vieux monde et dans ses vieux métiers, on s’ennuie ferme et surtout, on gagne petit. Alors, comme tant d’autres, Anna Wiener, vingt-cinq ans, quitte un emploi frustrant dans l’édition new-yorkaise et s’envole pour San Francisco et ses start-up spécialisées dans le Big Data.

Elle plonge dans le monde merveilleux de l’hyper-productivité souriante, de l’efficacité extravagante et de l’immédiateté surréaliste, aux mains de jeunes gens qui jonglent avec les millions et le verbe disrupter. 

On aurait dû se méfier. En anglais, il veut dire détruire. Que faire ? Invoquer le mantra « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » ? Mais qui a lu Rabelais ? Et, de toute façon, dans la Vallée, personne ne vous entend crier.

Alors, Anna raconte, incisive, tantôt sardonique, tantôt candide, ses découvertes. Elle retrace le passage insensible de l’industrie de la Tech du statut de sauveur du monde autoproclamé à la tragique réalité de menace pour la démocratie doublée d’un rival de Wall Street. 

Son livre est un rare témoignage à la première personne qui pourrait s’intituler Les Illusions perdues 2016 – année de l’élection de Donald Trump, catastrophe dans laquelle les révolutionnaires susnommés ne sont pas innocents.

MON AVIS : 

La silicon Valley et ses starts-ups, vues de l'intérieur par une de leurs anciennes employées.
C'est lé récit du travail dans le Big Data, la valeur qu'une donnée et sont traitement apporte à une entreprise, l'argent généré, les salaires qui s'envolent vite, les heures de travail qui ne s'arrêtent pas.

C'est tout un univers particulier, où on a tout dans l'entreprise pour être à l'aise: code vestimentaire allégé, cafétéria offerte, petits open-space, mais où tout est codifié différemment, et où notre propre valeur et maintien de l'emploi dans l'entreprise est lié à notre capacité très rapide à augmenter le chiffre d'affaires de l'entreprise.

L'autrice s'étant rendue compte, qu'elle perdait certaines de ses valeurs personnelles, vivait le sentiment de solitude et dépressif; a quitté la vallée, ses codes, et ses starts-ups et autres licornes, pour revenir à des valeurs liées à sa personnalité propre.
Un récit intéressant, qui montre ces entreprises du futur de l'intérieur

MA NOTE : 4/5

lundi 8 novembre 2021

EMMA CLINE - HARVEY

RESUME : 
Harvey a mal partout. Le bracelet électronique n’arrange rien, il a les chevilles fragiles et craint de chuter dans l’escalier tapissé de la villa qu’on lui a prêtée. 
Demain c’en sera fini, il sera disculpé de tout ce qu’on lui a mis sur le dos dans le seul but de lui nuire. 
Dès demain il pourra se lancer dans de nouveaux projets. 
Entre deux coups de fil à ses avocats, avec lesquels il s’efforce d’être patient, il aperçoit Don DeLillo dans le jardin voisin. Adapter son chef-d’œuvre, Bruit de fond, au cinéma. Voilà.

C’est LE moment de faire ce film, braille-t-il au téléphone en attendant l’arrivée d’un médecin qui lui fera une perfusion, une nouvelle thérapie, à la pointe. 

Devant le miroir, Harvey songe qu’il doit se faire blanchir les dents. Il demandera à son assistante de lui prendre rendez-vous, et de lui trouver un restau où emmener DeLillo. 

Ah, et sa fille Kristin vient dîner ce soir avec Ruby, sa petite-fille. Tout le monde semble penser qu’il joue sa vie, demain. Il ne voit pourtant pas de raison de s’inquiéter, surtout quand il lit les commentaires de soutien sur internet – il y en a –, surtout après la perfusion qui le fait dériver dans l’espace. Il a tout le temps devant lui. 

MON AVIS : 

Un roman court et rapide à lire, qui nous montre la vie fictive d'Harvey Weinstein, avant son procès. C'est fictif, et donc l'autrice a imaginé ces heures, sa vie quotidienne, le fait qu'il ne craint pas le procès, ne voit pas ce qu'il a engendré de souffrance par ses actes. 

On le suit dans ses préparatifs pour un nouveau scénario, qu'il souhaiterait produire, du comportement de ses proches envers lui, de ses avocats et de ses médecins.

C'est intéressant cette fiction, et facile à lire.

MA NOTE : 3/5

samedi 6 novembre 2021

ROSE MCGOWAN - DEBOUT

RESUME :
« Au cours de ma vie, j’ai fui une secte toxique pour mieux tomber dans une autre, la plus puissante de toutes : Hollywood. »

Rose McGowan est une survivante.
Repérée dans la rue après des années d’errance puis propulsée au rang de star, elle est rattrapée par le rouleau compresseur d’un système intrinsèquement sexiste et violent. À chaque rôle, chaque apparition publique, chaque couverture de magazine, elle est marketée comme un produit destiné à faire vendre. 

Devenue le rouage d’une machine qui engrange des milliards de dollars chaque année, elle a le sentiment qu’on lui pirate son identité.
Hollywood attendait de Rose qu’elle soit docile. Au lieu de cela, elle s’est rebellée. Et elle a parlé.

DEBOUT est une autobiographie qui se lit comme un manifeste. Le récit cru, sincère et poignant d’une activiste déterminée à dévoiler la vérité sur l’industrie de l’entertainment.

MON AVIS : 

Ce récit est une autobiographie d'une actrice qui a osé.

Osé révélé la vérité sur l'envers du décor de la profession cinématographique, sur les Monstres qui y règnent, qui se croient ceux qui dirigent et commandent tout: du travail à la vie intime.
C'est un récit dur, touchant, écoeurant, par ces personnes monstrueuses, qui se sont crues intouchables, et qui grâce à Metoo, et aux témoignages, comme celui de Rose, sont tombées de leur piédiestal.

Cela montre également, l'envers du décor des films et séries, où l'acteur(actrice), est un objet de marketing, dont tout est prévu pour générer plus de business.

C'est un récit intéressant, à lire, et qui montre la force de l'autrice, pour révéler cette partie de sa vie.

MA NOTE : 4/5

dimanche 24 octobre 2021

ALEXANDRA ANDREWS - L ENIGMATIQUE MADAME DIXON

RESUME :

Jusqu'où seriez-vous prêt à aller pour vivre la vie dont vous avez toujours rêvé ? C'est la question que pose ce thriller psychologique élégant et vicieusement divertissant.

Florence Darrow veut être écrivaine. Ou plutôt : Florence Darrow sera écrivaine, elle en est persuadée. Chose plus simple à dire qu'à faire, et Florence peine à trouver sa place dans le monde de l'édition new-yorkaise. Quand on lui propose de devenir la nouvelle assistante de madame Dixon, l'autrice de Mississipi Foxtrot, le best-seller de l'année, elle saute sur l'occasion.
Seul petit détail, Madame Dixon refuse toute publicité, Dixon est un pseudonyme et elle garde jalousement sa vraie identité. En acceptant ce poste, Florence devra se plier à toutes ses exigences, comme vivre isolée dans sa maison à la campagne et ne révéler à personne pour qui elle travaille.

La collaboration se passe bien, Florence est avide d'apprendre les ficelles du métier. Elle va même accompagner la romancière en voyage au Maroc pour travailler sur son futur roman. Là-bas tout semble parfait : balades sur la plage, couchers de soleil magnifiques, soirées entières passées à discuter en buvant du whisky... Mais le rêve tourne au cauchemar quand Florence se réveille un matin dans un lit d'hôpital. Elle a apparemment survécu de peu à un accident de voiture dont elle n'a que très peu de souvenirs.

Qu'a-t-il pu lui arriver ? Où est donc passée madame Dixon, qui était dans la voiture avec elle ? Très vite, elle prend conscience qu'au lieu de rester dans l'ombre de la célèbre écrivaine, elle pourrait profiter de cette disparition pour se glisser dans la peau de l'énigmatique madame Dixon. Et pourquoi pas lui emprunter son fameux pseudonyme...

MON AVIS :

Un roman passionnant avec un final, qui peut être différent selon la perception du lecteur.

On suit le destin de Florence, aspirante écrivaine, travaillant dans le milieu de l'édition,  qui se voit embaucher par la très célèbre Maud Dixon, comme assistante.

Un rêve pour Florence, qui suit l'écrivaine dans son voyage au Maroc, où des aventures complexes leur arrivent, qui dévoilent le réel visage de Maud Dixon.

Mais Florence, qui se retrouve face à la disparition de Maud Dixon, va devoir choisir entre deux possibilités de vie. Laquelle choisira-t-elle ? Avec quelles contraintes et conséquences ? 

C'est tout le suspens du roman, le retournement des situations, et les réactions des personnages, qui font de l'histoire, une lecture passionnante.

MA NOTE :5/5


mardi 27 avril 2021

ELISABETH WETMORE - GLORY

 RESUME :

14 février 1976, jour de la Saint-Valentin. Dans la ville pétrolière d’Odessa, à l’ouest du Texas, Gloria Ramirez, quatorze ans, apparaît sur le pas de la porte de Mary Rose Whitehead.

L’adolescente vient d’échapper de justesse à un crime brutal. Dans la petite ville, c’est dans les bars et dans les églises que l’on juge d’un crime avant qu’il ne soit porté devant un tribunal. Et quand la justice se dérobe, une des habitantes va prendre les choses en main, peu importe les conséquences.

Elizabeth Wetmore n’hésite pas à sonder les tréfonds de l’âme humaine et livre un roman dur et âpre à la beauté mordante
.

MON AVIS :
Dans un univers de champs de pétrole, de désert, de femmes à la maison, une jeune fille mexicaine se fait violer.

Suite à ce grave évènement, c'est toute la ville d'Odessa, qui lors du procès du violeur, va prendre son parti.

L'intérêt du roman réside dans la parole donnée à chaque femme de la ville, son vécu au moment de l'évènement, les impacts sur sa vie quotidienne, personnelle, les conséquences sur la ville, sur la société, que cela entraîne.

C'est captivant de découvrir les vies de chacune : intérieure, quotidienne, souhaitée, et ce qui se passe réellement.
Un beau premier roman.

MA NOTE : 4/5

jeudi 4 mars 2021

JEANINE CUMMINS - AMERICAN DIRT

RESUME:
Libraire à Acapulco, au Mexique, Lydia mène une vie calme avec son mari journaliste Sebastián et leur famille, malgré les tensions causées dans la ville par les puissants cartels de la drogue. 
Jusqu’au jour où Sebastián, s’apprêtant à révéler dans la presse l’identité du chef du principal cartel, apprend à Lydia que celui-ci n’est autre que Javier, un client érudit avec qui elle s’est liée dans sa librairie...
La parution de son article, quelques jours plus tard, bouleverse leur destin à tous.
Contrainte de prendre la fuite avec son fils de huit ans, Luca, Lydia se sait suivie par les hommes de Javier. 
Ils vont alors rejoindre le flot de migrants en provenance du sud du continent, en route vers les États-Unis, devront voyager clandestinement à bord de la redoutable Bestia, le train qui fonce vers le nord, seront dépouillés par des policiers corrompus, et menacés par les tueurs du cartel...

MON AVIS :
Gros coup de coeur pour ce roman.
Il est passionnant, vivant, incroyable, émouvant et triste.
On y suit Lydia et son fils Luca, anéantis par l'assassinat de leur famille (16 personnes) sous leurs yeux, par les cartel de la drogue, devenir des fuyards du Mexique, puis des migrants vers les Etats-Unis, dans le but de rester en vie.
C'est tout un parcours compliqué, difficile, contraignant, dur, où on peut absolument pas du tout faire confiance, à qui que ce soit, car les indics des cartel sont partout, et la vie ne vaut pas rien face à ce pouvoir de la drogue et de l'argent qu'elle génère.
On vit avec Lydia et Luca, puis Soledad et Rebeca, la montée sur La Bestia, train de marchandises remontant vers le Nord, à la frontière, les concessions qu'il faut faire pour rester en vie et continuer, la peur, les coups, tout est incroyablement dur et compliqué.
Les personnages sont très vivants, avec des personnalités complexes, issues de leurs parcours différents, et permettant un récit très vivant, passionnant, sur les multiples difficultés que peut rencontrer un migrant vers un autre pays, dans l'espoir d'une vie et d'un avenir meilleur, que dans son pays d'origine.
J'aime beaucoup la couverture représentant une colombe a l'intérieur d'un fil barbelé, en lien avec l'histoire.

MA NOTE : 5/5


lundi 1 mars 2021

JOY HARJO - CRAZY BRAVE

RESUME :

Crazy. Folle. Oui, elle doit être folle, cette enfant qui croit que les songes guérissent les maladies et les blessures, et qu'un esprit la guide. 
Folle, cette jeune fille de l'Oklahoma qui se lance à corps perdu dans le théâtre, la peinture, la poésie et la musique pour sortir de ses crises de panique. Folle à lier, cette Indienne qui ne se contente pas de ce qu'elle peut espérer de mieux : une vie de femme battue et de mère au foyer.
Brave. Courageux. Oui, c'est courageux de ne tenir rigueur à aucun de ceux qui se sont escrimés à vous casser, à vous empêcher, à vous dénaturer. De répondre aux coups et aux brimades par un long chant inspiré. 
D'appliquer l'enseignement des Ancêtres selon lequel sagesse et compassion valent mieux que colère, honte et amertume. Crazy Brave. Oui, le parcours existentiel de Joy Harjo est d'une bravoure folle.
Comme si les guerres indiennes n'étaient pas finies, elle a dû mener la sienne. 
Une guerre de beauté contre la violence. Une guerre d'amitié pour les ennemis. 
Et elle en sort victorieuse, debout, fière comme l'étaient ses ancêtres, pétrie de compassion pour le monde. 
Les terres volées aux Indiens existent dans un autre univers, un autre temps. Elle y danse, et chacun de ses pas les restaure.

MON AVIS : 
Une autobiographie intéressante, car elle montre que Joy, malgré un parcours de vie difficile a conservé et fait ressortir la combativité de ses ancêtres indiens. 
Ainsi, c'est lorsqu'elle accepte cet héritage et le comprend, qu'elle fait ressortir sa combativité, son courage, et sa détermination face à l'adversité, aux contraintes de la vie et aux mauvaises personnes telles son beau-père, de mauvaises rencontres.
Elle poursuit ses rêves, réussit et c'est un plaisir de lire cette réalisation.
Une lecture agréable, vivante et facile à lire.

MA NOTE : 3.5/5

jeudi 3 décembre 2020

KIESE LAYMON - BALEZE

RESUME :

Partant de son enfance dans le Mississippi, passée aux côtés d'une mère brillante mais compliquée, Kiese Laymon retrace les événements et les relations qui l'ont façonné. 

De ses premières expériences de violence et de racisme jusqu'à son arrivée à New York en tant que jeune universitaire, il évoque avec une sincérité poignante et désarmante son rapport au poids, au sexe et au jeu, mais aussi à l'écriture.

En explorant son histoire personnelle, Kiese Laymon questionne en écho la société américaine ; les conséquences d'une enfance passée dans un pays obsédé par le progrès mais incapable de se remettre en question.

MON AVIS : 

Un récit puissant, qui montre la violence de la douleur, de l'autodestruction, du dégoût de soi, des problèmes familiaux, des efforts à fournir pour trouver sa place dans une dure société, encore sous le joug des préjugés, mais en évolution.

Le style est incisif, brut, sans répit. Il décrit la violence familiale et externe et l'autodestruction quand on ne s'aime pas. Mais également, les moyens de s'en sortir, grâce aux études, au sport et au travail intérieur, sur soi.

Un récit intéressant qui crie la soif de vivre dans une société tolérante et bienveillante, juste et équitable.

La couverture rouge et noire, fait bien ressentir cet effet de force physique, devenue une puissante force intérieure.

Citations : "Et c'est grâce à tous ses livres, ..., et grâce à toi qui m'as rabaché de lire, relire, écrire et réviser plus que jamais les mots, la ponctuation, les phrases, les paragraphes, les chapitres et les espaces blancs qui m'intimideraient."

MA NOTE : 3.5/5

samedi 15 août 2020

DAVID GRANN - LA NOTE AMERICAINE

RESUME :

1921, Les guerres indiennes sont loin. Leurs survivants ont, pour la plupart, été parqués dans des réserves où ils végètent, misérables, abandonnés à leur sort.

Une exception à cette règle : le peuple Osage. Il s'est vu attribuer un territoire minéral aux confins de l'Oklahoma. Or ces rochers recouvrent le plus grand gisement de pétrole des États-Unis. 

Les Osages sont millionnaires, roulent en voitures de luxe, envoient leurs enfants dans les plus prestigieuses universités et se font servir par des domestiques blancs. Le monde à l'envers.

Un jour, deux membres de la tribu disparaissent. Un corps est retrouvé, une balle dans la tête. Puis une femme meurt empoisonnée. Et une autre. Plus tard, une maison explose. Trois morts. 

Qui commet ces assassinats ? Qui a intérêt à terroriser les riches Osages ? Les premières enquêtes, locales, sont bâclées, elles piétinent. 

C'est pourquoi, après une nouvelle série noire, ce dossier brûlant est confié au BOI (Bureau of Investigation, qui deviendra le FBI en 1935). 

À sa tête, un très jeune homme. Son nom est Hoover, Edgar J. Hoover. Il veut deux choses. La première : faire toute la lumière sur cette sombre affaire, et il s'en donne les moyens, enquêteurs hors pair, méthodes rigoureuses de police scientifique, mise en fiche de la moindre information. La seconde : le pouvoir. Surtout le pouvoir. Et ce premier coup d'éclat va le lui offrir sur un plateau.

MON AVIS :

Un roman-documentaire très intéressant et passionnant.On y découvre une histoire incroyable mais malheureusement vraie : les assassinats des Indiens Osage, pour les spolier de leur héritage et richesse du sous-sol de leurs terres, riches en pétrole.

C'est une enquête policière réelle que nous effectuons en lisant le roman, dont l'auteur a effectué des années de recherches et de lectures, afin de pouvoir reconstituer cette grande spoliation et traumatisme des Osages.

On y découvre aussi la mise en place et les débuts du FBI, et les nouvelles méthodes d'investigation, mises en place par EJ Hoover.

Effectivement, les enquêtes suite aux décès sont souvent abandonnées, par manque de méthodes, d'analyse, de recoupements, de véritables enquêtes, et surtout de la corruption. Mais également, c'est écoeurant de voir que les Osages, avaient des curateurs, qui géraient leur fortune et leurs dépenses, et étaient très intéressés par leur richesse et leur héritage.

C'est passionnant, facile à lire, et fait découvrir une fracture difficile à surmonter par les descendants Osage.

MA NOTE : 5/5 




mardi 28 juillet 2020

RENEE ROSEN - PARK AVENUE SUMMER

RESUME :
Quand Mad Men rencontre Le Diable s'habille en Prada. 
Ode à la féminité et à l'affirmation de soi, un roman d'apprentissage inspirant et savoureux qui rend hommage à l'une des icônes féministes les plus fantasques et les plus glamour du XXe siècle.
En acceptant le poste de secrétaire de la toute nouvelle rédac' chef de Cosmopolitan, Alice n'imaginait pas qu'elle allait faire la rencontre de sa vie. 
Petite provinciale de vingt et un ans tout juste débarquée de son Ohio natal, elle se retrouve ainsi face à une figure du New York des sixties : Helen Gurley Brown, auteure du sulfureux best-seller Sex and the Single Girl.
Mais cette grande visionnaire n'a pas que des amis dans la presse et elle se trouve en réalité sur un siège éjectable. 
Alice ne va pas tarder à découvrir que sa rebelle patronne fait l'objet d'une cabale acharnée, menée par ses collègues masculins bien décidés à démontrer que la place d'une femme est davantage dans la cuisine qu'à la tête d'un magazine.
Parler à une nouvelle génération de femmes, débarrasser la presse de ses vieilles figures patriarcales est un défi de taille. 
Fascinée par Helen, Alice est prête à tout pour l'aider à inventer une " Cosmo Girl " fière, sûre d'elle, libérée de tout carcan puritain. Qu'importent les coups bas. Et les coups au cœur...

MON AVIS : 
Un coup de coeur pour ce roman et l'histoire du renouveau du magazine Cosmopolitan grâce à Helen Gurley Brown dans les années 60.
J'ai apprécié la belle couverture, toute de rose et représentant bien pour moi Helen et sa personnalité.
Ensuite, l'histoire est vivante, passionnée, intéressante.
On voit à travers le récit d'Alice son assistante, comment Helen,  a bravé les obstacles et les rumeurs, pour redonner du souffle au magazine, mais également,  donner aux femmes des informations, des aides sur leur corps, leur vie personnelle, sans tabous et tout en respectant ces messieurs.
C'est facile à lire, passionnant, et j'e verrai bien une adaptation cinématographique de ce roman.

MA NOTE : 5/5 

dimanche 29 septembre 2019

JESSICA BRUDER - NOMADLAND

RESUME:
Les mensonges et la folle cupidité des banquiers (autrement nommée « crise des subprimes ») les ont jetés à la rue. En 2008, ils ont perdu leur travail, leur maison, tout l’argent patiemment mis de côté pour leur retraite.Ils auraient pu rester sur place, à tourner en rond, en attendant des jours meilleurs.Ils ont préféré investir leurs derniers dollars et toute leur énergie dans l’aménagement d’un van, et les voilà partis. Ils sont devenus des migrants en étrange pays, dans leur pays lui-même, l’Amérique dont le rêve a tourné au cauchemar.Parfois, ils se reposent dans un paysage sublime ou se rassemblent pour un vide-greniers géant ou une nuit de fête dans le désert. Mais le plus souvent, ­ils foncent là où l’on embauche les seniors compétents et dociles : entrepôts Amazon, parcs d’attractions, campings… Parfois, ils s’y épuisent et s’y brisent.


MON AVIS : 
Un documentaire qui se lit comme un roman.
C'est le résultat d'une enquête de plusieurs années de l'auteur sur l'impact de la crise des subprimes et de la chute de l'immobilier américain, sur la classe moyenne. 
Beaucoup de personnes, ayant un travail, une maison à payer, des factures, de l'argent économisé sur des actions subprimes, pour leur retraite, se sont retrouvées sans revenus, sans maison, sans économies, suite à cet effondrement.
Mais ne voulant pas s'apitoyer sur leur sort, ces personnes ont pris le défi, comme leurs ancêtres durant les années qui ont suivi la Grande Dépression, des années 30, de s'affranchir des diktats et de la société consumériste et de vivre avec ce qui leur restait.
C'est un geste courageux et fort de leur part, car passer d'un confort et d'espace de vie, à un confort rudimentaire et un espace limité, à un van, un camping-car, ou un pick-up, le tout, aménagés à moindre frais, pour économiser et partir chercher du travail saisonnier.
Travail saisonnier, qui oblige à changer régulièrement de lieu de destination, de s'adapter rapidement, que ce soit à plus de 60 ans, ou à moins de 50, il faut s'adapter climatiquement, physiquement et psychologiquement.
De tout cette nouvelle façon de vivre, les "travailleurs nomades"ont trouvé l'idée de se regrouper, via des blogs, des forums, qui regorgent de conseils, pour aménager son habitat mobile, ou trouver du travail.
C'est intéressant, triste à la fois, de voir que ces personnes sont obligées de sacrifier leur espoir de vie suite à la perte de leurs économies, travail, mais joyeux aussi, par ces tranches de vie, ce courage, cette force, cette solidarité qui les anime.


MA NOTE : 5/5

dimanche 25 août 2019

SIGRID NUNEZ - L'AMI


Rentrée Littéraire 2019

RESUME :
« - Je vais te dire pourquoi j’ai tenu à te parler.
À ces mots, pour une raison mystérieuse, mon coeur se met à battre dans ma poitrine.
- C’est au sujet du chien.
- Du chien ?
- Oui, je voulais savoir si tu serais d’accord pour le prendre. »
Quand l’Épouse Numéro Trois de son meilleur ami récemment décédé lui fait cette demande, la narratrice a toutes les raisons de refuser.

Elle préfère les chats, son appartement new-yorkais est minuscule et surtout, son bail le lui interdit.
Pourtant, elle accepte. 
La cohabitation avec Apollon, grand danois vieillissant de la taille d’un poney, et cette écrivaine, professeure à l’université, s’annonce riche en surprises.

MON AVIS :

Un roman écrit comme un journal. Au décès de son meilleur ami, la narratrice se voit léguer un grand danois nommé Apollon, chien du défunt ami.
Entre la découverte de l'animal, de son caractère, de ses habitudes de vie; la réflexion sur la vie et le décès de son ami, c'est une vie quotidienne qui nous est racontée.
C'est drôle, vivant, et le lien entre la narratrice et le chien, est bien raconté, finement, avec douceur et temps. Ce qui en fait une lecture agréable.
J'aime beaucoup la couverture, joyeuse, tendre et drôle, tout comme l'histoire !

MA NOTE : 3.5/5

#Lami #NetGalleyFrance


 50 chroniques de livre

dimanche 4 mars 2018

JILLIAN CANTOR - LA VIE SECRETE D'ELENA FABER


RESUME :
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Autriche, 1938. Kristoff, jeune orphelin viennois, est apprenti chez Frederick Faber, un maître graveur, créateur de timbres, lorsqu'éclate la nuit de cristal. Après la disparition de son professeur, Kristoff commence à travailler pour la résistance autrichienne avec la belle et intransigeante Elena, la fille de Frederick dont il est tombé amoureux.
Mais tous deux sont bientôt pris dans le chaos de la guerre.
Parviendront-ils à échapper au pire ?
Los Angeles, 1989. Katie Nelson découvre dans la maison familiale une riche collection de timbre appartenant à son père.
Parmi ceux-ci, une mystérieuse lettre scellée datant de la Seconde Guerre mondiale et ornée d'un élégant timbre attire son attention.
Troublée, Katie décide de mener l'enquête, aidée de Benjamin, un expert un peu rêveur..
Entre passion et tragédie, à travers les décennies et les continents, ce roman poignant, profondément émouvant et déjà traduit dans neuf langues, lie une des périodes les plus sombres de l'Histoire à un présent plein d'espoir. D

MON AVIS : 
Une histoire agréable et intéressante.
On y suit par alternance, aux Etats-Unis,  l'histoire d'Elena, de Kristoff, de Katie, de 1945 à 1989.
Katie, en plein divorce, son père en maison de soins pour la maladie d'Alzheimer, consulte un philatéliste pour l'estimation de la collection de timbres de son père.
Cette collection  va l'amener à remonter le passé de son père, le retrouver en Allemagne, apprenti chez un graveur de timbres, avec Elena.
Quel est le lien entre Elena et son père ? Comment ont-ils été membres de la Résistance, pourquoi se sont-ils perdus de vue? 
Cette belle histoire vous livrera ses secrets, au fur et à mesure des recherches de Katie, en Angleterre, Allemagne, Etats-Unis.
C'est bien écrit, l'alternance des périodes, à chaque chapitre, nous permet de suivre l'histoire passionnante de nos héros: Elena et Kristoff.
Une belle découverte passionnante, émouvante, de respect, d'amour et de résistance.

MA NOTE : 5/5
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dimanche 21 janvier 2018

SARAH McCOY - UN PARFUM D'ENCRE ET DE LIBERTE

RESUME :
1859. Deux ans avant le début de la guerre de Sécession. Sarah Brown, fille d'un célèbre abolitionniste, se résigne à ne pas avoir d'enfant. 
" Qui voudrait l'épouser ? " se désole sa mère... 
Sarah retrouve pourtant goût à la vie en s'engageant avec sa famille dans un groupe de résistants, qui aide les esclaves à fuir leur terrible sort vers le nord de l'Amérique.
Grâce à ses talents artistiques, elle retrace et dissimule dans ses dessins les cartes secrètes qui mènent à la liberté.
2014. Eden et son mari, un couple en manque d'enfant, emménagent dans une ancienne demeure de la petite ville de Charleston en Virginie.Alors qu'Eden vagabonde dans sa maison en compagnie de sa voisine, une fillette énigmatique, elle découvre une tête de poupée soigneusement cachée ans le cellier. 
Malgré les ravages du temps, elle entrevoit de curieuses lignes sur le visage de porcelaine, dans lequel se trouve une mystérieuse clé... 
Plus d'un siècle sépare Eden et Sarah mais leurs routes vont s'entrecroiser. Car sur la grande carte du monde et de l'Histoire, le passé et le présent se rejoignent dans le destin de ces deux femmes qui dépassent la douleur de ne pas être mères et se révèlent à elles-mêmes. 

MON AVIS :
une passionnante histoire que celle d'Eden et Sarah, à des siècles d'intervalle, mais dans la même maison, et avec le point commun de ne pas avoir d'enfant.
Le récit alterne entre l'histoire de Sarah et celle d'Eden.
Les héroïnes ont une personnalité forte, d'action et de prise en main de leur destin.
Sarah, de son côté oeuvre pour Le chemin de la liberté des esclaves, en faisant don de ses talents d'artiste peintre, pour donner des cartes, des indications de lieux sûrs aux esclaves en fuite.
Eden, découvre une tête de poupée avec d'étranges dessins, dans sa nouvelle maison, se prend d'affection pour Cléo et toute la ville de sa nouvelle résidence. Elle oeuvre pour le bien des enfants et pour la confiance en eux.
Le lecteur suit les aventures et le quotidien de Sarah et d'Eden, en vivant avec elles leur histoire et ce qui leur arrive.
C'est bien écrit, intéressant sur la période de l'abolition de l'esclavage et l'aide apporté aux esclaves avec le Chemin de la liberté. Ainsi que la résonance dans la vie d'Eden, de ses recherches sur l'histoire de sa maison, de la tête de la poupée, qui montre des liens avec le passé.
Sans oublier la réflexion sur la vie sans enfant, ce que cela entraîne comme conséquence et l'orientation que prend la vie d'une femme, est bien développée et intéressante.
Grâce à l'ensemble de ces éléments, l'auteur, grâce à une plume habile, de sérieuses recherches et l'art de conter, nous fait passer un bon moment de lecture.
La couverture du livre est jolie et reprend bien l'atmosphère et la détermination de Sarah dans son action en faveur du Chemin de la liberté.

MA NOTE : 4/5 
Sarah Brown

mardi 24 octobre 2017

NEIL GAIMAN - LA MYTHOLOGIE VIKING

RESUME :
L’univers de Neil Gaiman est nourri par les légendes nordiques. 
Il revient à ses sources et nous raconte enfin la grande saga des dieux scandinaves qui l’ont inspiré pour son chef d’oeuvre "American Gods".
De la genèse des neuf mondes au crépuscule des dieux et l’ère des hommes, ils reprennent vie : Odin, le plus puissant des dieux, sage, courageux et rusé ; Thor, son fils, incroyablement fort mais tumultueux ; Loki fils d’un géant et frère d’Odin, escroc et manipulateur inégalable… 
Fières, impulsives et passionnées, ces divinités mythiques nous livrent enfin ici leur passionnante – et très humaine – histoire.

MON AVIS :
Toutes les histoires de la mythologie viking dévoilée en petites histoires, faciles à lire, intéressantes, et qui nous font voyager.
On y suit les aventures de Thor, Odin, Thyr, Loki, les géants, la vie quotidienne des Dieux, leurs coutumes. 
Mais également, comment ils font pour conserver et protéger leurs territoires, leurs amours, leurs enfants.
Des anecdotes sur leur alimentation: ils peuvent ingurgiter 3 énormes boeufs entiers et ce n'est que le début de leur repas.
C'est un livre intéressant à lire, envoûtant comme un conte de fées, drôle, et qui complète bien la série TV Viking.

MA NOTE : 4/5

mardi 5 septembre 2017

SARAH MCCOY- LE SOUFFLE DES FEUILLES ET DES PROMESSES

RESUME :
Hallie Erminie, issue d’une famille de planteurs du Kentucky, est une jeune femme de caractère.
À New York, où elle s’est mis en tête de trouver un éditeur qui publierait son premier roman, elle fait la connaissance de Post Wheeler, un journaliste célibataire et fier de l’être.
Sous des abords arrogants et rustres, il est en fait d’une compagnie agréable.
Tous deux discutent à bâtons rompus de la vie culturelle new-yorkaise, bouillonnante en cette fin de xixe siècle, et s’attachent l’un à l’autre sans oser se l’avouer. 

Malheureusement, quand Post part pour l’Alaska du jour au lendemain, la possibilité d’une histoire d’amour s’évanouit.
Commence alors un chassé-croisé, des États-Unis à l’Italie en passant par l’Angleterre et la France. 

À chacune de leurs rencontres, les sentiments des deux jeunes gens ne font que croître. Le destin les réunira-t-il enfin ?

MON AVIS :
Un roman savoureux, une belle saga, sur fonds d'Amérique des années 1900, de New-York, des plantations du Sud, de l'Europe.
C'est l'histoire d'une rencontre et de la lente découverte d'un amour durable et fidèle, entre Hallie Rives et Post Wheeler.
Deux personnages émpris de liberté, n'ayant pas envie de s'engoncer dans les codes de leur statut social et novateurs à leur époque.
Leur rencontre s'effectuera grâce au premier roman écrit par Hallie. C'est ce fil conducteur des romans qu'elle écrit, qui leur permettra de se revoir, et de comprendre peu leur attachement mutuel.
On les suit dans leurs aventures, Post en chercheur d'or dans le Yukon, Hallie en visite chez la Reine d'Angleterre, tout en se retrouvant à maintes occasions.
Le lecteur est entraîné à la suite de leurs destinées et on vit avec eux les évènements de ces années 1900.
C'est intéressant, vivant, bien écrit, et cela en fait un beau moment de lecture.
La très jolie couverture représente bien Hallie et son fameux chapeau vert porte-bonheur, ainsi que le contexte historique.
Je le conseille à ceux qui veulent s'évader, qui recherche un chaleureux et romantique moment de lecture.


MA NOTE : 5/5

Hallie et son mari Post
Anecdote: L'idée de cette histoire est venue à l'auteur en trouvant chez un libraire "Coeurs vaillants" d'Hallie Erminie Rives ainsi que les archives familiales et leurs mémoires "Dome of many coloured gloss"
Coeurs vaillant d'Hallie Erminie Rives

Badge Lecteur professionnel

 RESUME : « Ici, soigner c’est prescrire. La confiance n’est pas un enjeu fondamental. La confiance est entre les mains des murs, des portes...