samedi 23 juillet 2011

LIONEL SHRIVER - IL FAUT QU'ON PARLE DE KEVIN

LIONEL SHRIVER - IL FAUT QU'ON PARLE DE KEVIN


RESUME :
À la veille de ses seize ans, Kevin Khatchadourian exécute neuf personnes dans son lycée. A travers des lettres au père dont elle est séparée, sa mère retrace l’itinéraire meurtrier de leur fils. Un roman coup-de-poing, violent, complexe, qui s’attaque aux pires des tabous.


SYNOPSIS DU FILM QUI SORT EN SEPTEMBRE 2011 : Eva a mis sa vie professionnelle et ses ambitions personnelles entre parenthèses pour donner naissance à Kevin. La communication entre mère et fils s’avère d’emblée très compliquée. A l’aube de ses 16 ans, il commet l’irréparable. Eva s’interroge alors sur sa responsabilité. En se remémorant les étapes de sa vie avant et avec Kevin, elle tente de comprendre ce qu’elle aurait pu ou peut-être dû faire.


MON AVIS :
Un roman fort, dur, remuant, qui ne laisse pas indifférent, sans plaire forcément.
En effet, on assiste à la longue descente aux enfers d'une femme, de son couple, de ses enfants, alors que le souhait du couple était d'avoir une vie "comme tout le monde". Seulement, le sentiment maternel n'est pas forcément inné, et l'image du nouveau-né et de l'enfant idéalisé, n'est pas forcément la réalité.
Là, il s'avère que l'enfant, premier de deux, est un monstre en puissance, dès la tendre enfance, et avec des problèmes psychologiques non décelés et non-traités.
Le récit est épistolaire, ce sont des lettres qu'écrit Eva, la mère de ce tueur, à son mari, où elle lui explique tout son ressenti en tant que femme et mère, vis-à-vis de son fils, de sa fille, de son mari, de son métier et de ses relations sociales.
La découverte de difficultés relationnelles mère-enfant avec Kévin, la déception ressentie quant à ses attentes de mère, ayant idéalisé l'enfant. 
La découverte au fil des années de graves problèmes psychologiques dont est atteint son fils, le manque de courage pour en parler franchement à son mari, le père, qui idéalise également l'adolescent.
Le malaise et les problèmes de cette famille aisée, monte progressivement pour aboutir au JEUDI meurtrier, qui fait qu'il y a un avant et un après ce JEUDI.
L'ambiance du récit est triste, malaisé, les relations faussées et superficielles.
La fin est déroutante et en même temps compréhensible, par le côté maternel instinctif.
C'est un récit très triste, que j'ai eu du mal à lire, à cause du luxe de détails (qui sont utiles pour faire comprendre la progression), mais utile, par la réflexion qu'il suscite.


Une interview de l'auteur sur le roman:
 interview de l'auteur

MA NOTE :3.5/5

3 commentaires:

  1. Cela fait très longtemps que je possède ce livre dans ma PAL, mais je ne l'ai toujours pas lu ... Amitiés, MIC.

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  2. @Mic: Remonte le de ta PAL quand tu seras prêt à le lire, le sujet est intéressant mais difficile en même temps.

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  3. J'ai beaucoup apprécié ce livre. Les questions qui en ressortent sont vraiment dérangeantes...

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