samedi 28 octobre 2017

EVELEEN VALADON - MES PENSEES SONT DES PAPILLONS

RESUME :
« Cette maladie est quelque chose d’impalpable. Une pensée qu’on oublie, ça ne se raconte pas, ça ne se rattrape pas, comme les papillons ! 
Il n’y a pas de symptômes physiques.
Cela ne se voit pas. 
C’est comme un déraillement, mais on en est conscient. 
On se voit flotter. On est soi et on est une autre. Cela ressemble à un dédoublement de personnalité.
Et cet autre, il faut le rencontrer, l’apprivoiser. C’est un enfant adopté. Tantôt, on l’accepte, tantôt on ne l’accepte pas. 

J’essaie de bien le recevoir, de ne pas me mettre trop en colère. Mais c’est un grand bouleversement. »
Eveleen Valadon a été diagnostiquée malade d’Alzheimer voici quatre ans. Ce livre raconte son combat contre une pathologie qu’elle se refuse à nommer. Elle a voulu nous dire, en son nom et en celui de tous les autres, qu’elle n’est ni démente ni agressive, et tordre le cou aux stéréotypes dont cette maladie est porteuse. Eveleen lutte pour retrouver la femme qu’elle n’a pas cessé d’être, et pour montrer à cet ennemi de l’intérieur qu’elle ne va pas se laisser effacer


MON AVIS :
Un récit émouvant et touchant sur la maladie d'Alzheimer.
Eveleen atteinte par cette maladie, nous explique avec l'aide de Jacqueline, journaliste, les difficultés au quotidien, de cette maladie, et combien il est difficile de l'accepter.
Ayant été une femme active, cultivée, professeur, apprend qu'elle est atteinte de la maladie d'Aloïs, pour ne pas nommer Alzheimer.
C'est un combat au quotidien qui se met en place, où la mémoire directe, de l'instant présent, fuit, où l'on se retrouve comme étranger à notre corps, à la vie, où chaque geste, activité deviennent des calvaires.
On ne sait plus se repérer dans le temps, donc difficile de retenir les rendez-vous médicaux nécessaires pour la maladie.
On ne se repère plus dans les lieux, on perd l'usage des objets quotidiens, tout devient très difficile et exténuant.
Mais de l'extérieur, les signes ne sont pas forcément visibles au début et pendant l'âge d'or de la maladie. Ce qui est encore plus difficile pour le malade, qui a besoin d'une constante patience et bienveillance.
Eveleen a eu du courage de nous raconter son histoire, pour la faire mieux connaître de l'intérieur, car quoi de plus difficile de vivre dans sa tête, dans une maison bancale, que de vivre dans une maison en dur.


MA NOTE : 3.5/5

Interview de l'auteur 

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