dimanche 21 octobre 2018

FLORENCE NOIVILLE - CONFESSIONS D'UNE CLEPTOMANE


RESUME:
Cleptomane, le mot même la ravit... 
Florence Noiville poursuit ici son exploration du psychisme humain à travers ses troubles et ses désordres. 


Pour Valentine de Lestrange, voler c’est jouer. 
Mais c’est surtout une manie incurable, peut-être héréditaire, qui lui procure des frissons autrement plus excitants que la vie bourgeoise ordinaire dans l’ombre de son mari ministre.
Jusqu’au jour où, presque sans le vouloir, elle subtilise l’objet de trop.
Celui qu’elle n’aurait jamais dû voir et qui va changer le cours de sa vie.
Après la psychose maniaco-dépressive dans La Donation, l’obsession amoureuse dans L’Attachement et l’érotomanie dans L’Illusion délirante d’ être aimé, elle éclaire la plus romanesque des addictions. 
Et livre un portrait d’héroïne hitchcockienne, diabolique et poignante.

MON AVIS : 
Un roman intéressant, sur le sujet de l'addiction, et particulièrement la cleptomanie.
On y suit Violaine de Lestrange,cleptomane de mère en fille, et fière de l'être, croyant que son mari, ministre de finances, ne soupçonne rien.
Pour elle, c'est une compulsion, une envie irrépressible de voler, qu'elle ne contrôle pas et ne veut pas contrôler, cela lui donne du plaisir, jusqu'au prochain vol.
Le jour, où trouvant dans les effets de son mari, la preuve qu'il connaît ses méfaits, elle prend la décision de se faire soigner de son addiction.
C'est alors, qu'elle va prendre conscience de sa propre vie, de vouloir la contrôler, et se soigner en contrôlant ses pulsions.
Une histoire simple, facile à lire et comprendre, sur les mécanismes de l'addiction, et combien le chemin à parcourir est difficile, et nécessite d'apprendre à se maîtriser et à accepter sa vie.

MA NOTE : 5/5


Citations: 
"Toxicomanie: rapport pathologique avec un objet, une substance.
Pour ce qui est d'une composante héréditaire, de rares travaux suggèrent, une vulnérabilité génétique, puisqu'on retrouve au premier degré, plus de troubles psychiatriques et addictifs.
Question d'estime de soi.

La toxicomanie se soigne, pour peut que le sujet qui en souffre demande de l'aide. Or, c'est un trouble qui entraîne de la honte et qui contrevient à la loi.

Cliniquement, on pourra observer, que le comportement addictif permet soit d'apporter du plaisir( excitation, montée d'adrénaline, etc), soit de soulager un inconfort interne (émotions négatives telles que tristesse, anxiété, culpabilité, etc).

L'individu le répète pour ces raisons, perdant progressivement le contrôle sur son comportement, avec la persistance des passages à l'acte, malgré la survenue des conséquences négatives.

Il s'agit là des caractéristiques communes à toutes les addictions.
Causes présumées des problèmes de toxicomanie: faible estime de soi, frustrations non exprimées, antécédents psycho-traumatiques.
Cela touche 1% de la population et en particulier les personnalités: dépressives, bipolaires, hyperémotives.

La maladie se manifestant par des crises plus ou moins récurrentes, le patient étant en proie à des obsessions, des angoisses, qui suscitent chez lui, un état de tension et d'excitation de plus en plus fort, le passage à l'acte apportant plaisir et soulagement.(craving)

L'addiction n'est pas un problème de volonté. C'est une maladie, le cerveau est complètement modifié, c'est une maladie qu'il faut soigner, comme le diabète.

Il est difficile de lutter contre l'addiction, à double titre: d'abord le mécanisme est si puissant qu'en général, les malades ne veulent pas se soigner.
Demandez à un fumeur d'arrêter le tabac. Souvent, même malade, il s'y opposera. Pareil pour l'alcool et la drogue.

Les victimes elles-mêmes ne se voient pas comme telles. Malade, moi ? Les gens pensent qu'ils vont très bien.

L'addiction est une maladie qui touche le système de récompense, le noyau acubens et modifie les récepteurs neuronaux.





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